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Fiorentina – Juventus, toujours rivaux ?

Curva Ferrovia 50€
7.1

Le stade

6.0/10

Le football

6.5/10

L'atmosphère

6.0/10

La ville

9.0/10

L'expérience groundhopping

8.0/10

Pros

  • Florence, historique et superbement entretenue
  • Un stade et look atypique
  • Bonne ambiance avant le coup d'envoi
  • Mangez chez Panini Toscani putain !

Cons

  • Et l'ambiance pendant le match ?
  • Stade mal pensé, inutilisation de l'espace...
  • ... donc loin du terrain, loin du kop
  • Achat à distance seulement par mail!

Aucune meilleure date pour se rendre à Florence que pour une vieille rivalité des 90s entre Fiorentina – Juventus à priori. C’est donc le week-end que j’ai choisi pour découvrir le stade Artemio Franchi. Jusqu’à 3 jours du match, je pensais pourtant me diriger vers un cuisant premier échec : avoir réservé mon voyage sans réussir à obtenir un billet de match. En effet, à ma grande surprise le club ne mettait en vente générale que dans des points de ventes physiques.

Heureusement, @culturefootball m’est venu en aide en me donnant l’adresse mail de la Fiorentina (que je ne trouvais pas jusque-là) pour acheter mon billet par mail. On doit renvoyer un document avec toutes nos infos y compris confidentielles comme le code de notre carte bancaire… Quelques heures plus tard dans la journée de mercredi, le club me confirmait donc l’achat de 2 places en virage pour 50€ l’unité.

La ville

Je peux partir sereinement vendredi après-midi en bus pour Florence dans un périple d’une douzaine d’heures. On passera notre samedi à visiter la ville jusqu’à 15 heures. Sans en avoir la profondeur de la ville romaine, Florence en garde néanmoins les mêmes qualités. L’architecture de la ville est superbe, elle est merveilleusement bien entretenue par ses habitants : on ne trouve aucun déchet au sol, et pratiquement jamais de tags sur les murs. Outre les monuments du centre-ville dont l’impressionnante Piazza Del Duomo, on a visité le sympathique jardin de Boboli (visite payante de 6€, on avait pas le temps pour le musée à 10€). On peut éventuellement se dire un peu déçu par la Piazzale Michelangelo. On a une excellente vue sur la ville mais la place n’a que ça à vous offrir (pas de commerce et/ou restaurant). C’est le contraire du reste de la ville qui tous les 10 mètres vous font vous arrêter devant chaque vitrine tant les produits donnent envies. Pour notre part, on retiendra l’expérience gustative de « Panini Toscani » à côté de la Coupole de Santa Maria del Fiore. C’est l’un des restaurants les plus réputés de Florence, à juste titre. Le service (on goûte la charcuterie et le fromage avant de commander) comme la qualité du panini sont époustouflants pour 6€, et tellement bien situé géographiquement. Ce goût dans le bouche, mmm. Je devais vous parler de quoi déjà ? Ah oui, Fiorentina – Juventus. On y va.

Le stade

3 heures avant le match, nous voilà au stade. On trouve quelques rares commerces autour et pas de réelle agitation. D’ailleurs, à noter qu’au cours de notre journée on a très rarement vu de fans et de stickers sur les poteaux et murs de la ville. Le club se fait vraiment très discret dans le quotidien des florentins. Ni de bonne ni de mauvaise surprise pour le stade : il est très ancien et pas spécialement mémorable. Les tribunes hautes des virages, là où nous nous trouvons, sont très éloignés du terrain puisqu’on a un large parterre séparant la partie basse de la partie hausse. On comprend pourquoi on a déjà réussi à faire une affluence de 58 271 spectateurs (en 1984) dans ce stade d’aujourd’hui environ 40 000 places. On perd également en capacité avec les premiers rangs qui n’offrent aucune visibilité et qui à priori ne sont donc pas vendus par le club.

L’atmosphère

A 2 heures du coup d’envoi, on est une bonne minorité déjà installée dans le stade. Les quelques fois où cela se met à chanter laissent présager du meilleur pour le match. Les fans participent majoritairement aux chants. Le parcage turinois est forcément lui aussi très actif. On a même un groupe de fans bianconeri qui ont acheté des places dans notre virage, à côté du parcage de la Juventus. Étrangement, aucune mauvaise réaction des supporters de la Viola. De l’autre côté, le parcage turinois aura même scandé le nom de Davide Astori pendant le match sous nos applaudissements. La rivalité ne m’a pas semblé si grande que les souvenirs laissés par les années 90. C’est incomparable avec ce que j’ai pu voir l’an dernier dans un Torino – Juventus. Il faut dire aussi que notre virage ne contient qu’un petit groupe d’ultras qui n’est pas suivi, et donc peu bruyant. Tandis que la Curva principale en face s’entend mais n’est pas aidée par la distance qui nous sépare ainsi que par l’absence de toit. Je suis donc déçu de voir les tribunes relativement calmes alors que deux heures avant le match ça se chauffait plutôt bien la voix en petit nombre. Pour l’illustrer, l’entrée des joueurs s’est faite dans un silence étrange. On aurait jamais pu deviner l’entrée des joueurs au bruit. Les ultras, peut-être trop occupés à l’animation de leur tifo (sans rien de notable), a débuté les chants en décalage.

Le match

La partie qui m’intéresse le moins mais on va quand même en parler. La Fiorentina s’est plutôt bien défendu dans un premier temps, elle aurait pu espérer marquer un but. Néanmoins, la Juventus est d’une force inébranlable qui ne commet aucune erreur et profitent de chacune des adversaires. Sans être épatant, cela va donc en planter un premier. La Fiorentina est condamné à prendre plus de risques, cela en est finit de ses chances lorsqu’elle encaisse le second but. Puis un troisième.

L’expérience Groundhopping

La ville de Florence mérite à elle seule de s’y rendre. Je pense même qu’on a une situation géographique plus agréable que Rome (Pise et Bologne à proximité) pour éventuellement agrémenter son séjour de la visite d’une autre ville. Car il y’a sans doute moins de jours à passer à Florence qu’à Rome. A noter que la ville offre chaque année un évènement unique à vivre : le Calcio Storico. Malheureusement, les places sont difficiles à obtenir. Mais ne serait-ce que pour l’ambiance que l’événement doit apporter dans la ville, c’est ma date privilégiée pour y retourner. Une unique expérience au stade Artemio-Franchi étant sinon suffisante pour ma part.

Stade
Ville
Ambiance
Summary
Co-fondateur et rédacteur | Website

Familiarisé aux parcages pour suivre le FC Nantes, un stage sur Liverpool, mon autre club de coeur, a développé ma passion pour le groundhopping en 2016. Cofondateur au-stade.fr.

1 Comment

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