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F91 Dudelange – Olympiacos

Jeudi il est 14h et un message Facebook sur la page du F91 Dudelange indique qu’il reste des places pour le match du soir face à l’Olympiacos.

Ni une ni deux un mail est envoyé et dans les 10 minutes qui suivent j’ai un billet de réservé pour la rencontre à 19h au stade Josy-Berthel. Nouveau frontalier je n’ai qu’une heure et demie qui me relie à Dudelange, un poil plus pour Luxembourg Ville où se joue le match. Le choix est fait je quitte mon cours de fac (ne le faites pas chez vous) pour aller à Dudelange prendre le bus avec les supporters.

Je me rends seul dans un pays qui normalement parle bien le français (on va garder ça en tête).

L’arrivée sur le parking du supermarché s’annonce bien. Je me gare aléatoirement (pour 3€ les 12 heures en ville) devant…Le bus des joueurs, en partance pour le stade.

Les ultras locaux sont là, à boire quelques bières écharpes au cou et tambour pas loin. Le temps de trouver un tabac pour faire le plein (c’est-à-dire que sur environ 20m il y en a bien 3) et je vois les quatre bus pris en charges par un sponsor arriver. Bus 52 places en superbe état tout est prêt pour faire la fête.

17h15 les bus s’apprêtent à partir, je rentre dans ces bus, au milieu de gens parlant luxembourgeois bien fort. La moyenne d’âge est difficile à estimer, on sent que c’est la fête dans la ville et que malgré l’horaire dommageable toutes les générations sont regroupées. 17h45 les bus arrivent aux abords du stade. Les portes sont déjà ouvertes, les stands de merchandising tenus par des bénévoles qui ne désemplissent pas. Les forces policières sont présentes, bien discrètement et en faible nombre malgré le flux de personne ; choix est fait de rentrer dans le stade.

Le stade est à l’ancienne, 7500 places des barrières classiques, une saleté de piste d’athlétisme à 7 couloirs. Un tiers du stade est réservé aux visiteurs et le stade est annoncé complet même pour le parcage. De quoi présager une belle ambiance. J’entre dans le stade parmi les premiers, pour une place dégotée à l’arrache elle est pas mal placée, sur la tribune principale latérale second rang. J’ai le temps de voir la TV grecque se mettre en place devant moi, assistant a un beau défilé d’invités, point d’honneur à Christian Karembeu ancien joueur grec qui est resté pas mal de temps pour faire des photos.

Les visiteurs arrivent par centaine, dans et hors du parcage et la « Gate 7 » se met en ébullition lorsque les deux équipes arrivent pour la reconnaissance terrain. C’est donc le moment pour la sono criante des années 90 de se mettre en marche. Dommage.

La bière a 4€ et le sandwich a 5€ n’auront pas eu ma peau, ni même le très beau maillot local. J’ai pu discuter un bon moment avec les potes du 3e gardien luxembourgeois. Mais moi celui pour qui je suis venu c’est Aniss El Heriti. L’ancien tourangeau a joué une saison dans ma ville à Epinal et j’avais envie de revoir ses performances.

Le match en lui-même est assez équilibré, la tactique de Dudelange est offensive avec des arrières latéraux qui débordent en vitesse sur les ailiers soit pour centrer soit pour tenter un long ballon transversal. Les grecs sont plus posés, un jeu de passe précis qui arrive à vite trouver les espaces dans la défense surtout a cause des courses répétées des défenseurs. Bonnefoi (gardien passé par Strasbourg notamment) est mis à mal avec 18 tirs en première période mais ne rompt pas.

Il faut attendre la 66eme minute pour plier les espoirs locaux de marquer ce premier point. Torosidis d’une frappe limpide va tromper le gardien et tuer le moral. Les grecs exultent et les luxembourgeois sont à bout de forme. En cette fin de match ils ne touchent plus un ballon et subissent dans leur camp et quand Turpel manque de marquer le but en fin de match beaucoup de supporters ont déjà quitté le stade.

Ce retour est festif pour une défaite, oui ces supporters d’un jour pour le plupart sont assez heureux d’avoir vécu un match d’Europa League dans leur pays et d’avoir vu ses joueurs jouer face à des grands d’Europe dans une ambiance dictée par des visiteurs chauds bouillants.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

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