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Brentford - Luton Town

25£ Block B305
8.4

La ville

8.0/10

Le football

8.0/10

L'atmosphère

8.0/10

Le stade

9.0/10

L'expérience groundhopping

9.0/10

Pros

  • Le stade, 115 ans d'Histoire.
  • Tout y est unique et inimitable.
  • Une identité forte (et j'adore l'emblème).
  • Beaucoup de buts et du plaisir.

Cons

  • 15£ pour venir depuis Gatwick.
  • Un 4-3 vaut mieux qu'un 7-0.
  • Griffin Park, c'est bientôt la fin...

Brentford fait ses adieux à Griffin Park après 115 ans passés dans ce stade. Les “Bees” iront ensuite se partager le Brentford Community Stadium avec le London Irish rugby football club. Le stade pourra accueillir 17 000 places dont 3 000 places Premium, le nerf de la guerre des nouveaux stades.

Ce samedi 30 novembre il reste encore 15 matchs à vivre dans le stade historique. J’ai donc saisi l’occasion d’un concert londonien (le projet solo d’Elena Tonra et membre de Daughter : Ex-Re) pour me rendre pour la première fois dans ce stade et ne me laisser aucun regret. Le week-end tombait bien puisqu’ils affrontaient Luton Town. Ce sont loin d’être les derniers à venir encourager leur équipe à l’extérieur alors pour seulement 34 miles à parcourir, c’est tout bon. L’affiche est donc intéressante pour de la Championship. Le club a même limité les ventes aux membres et fans avec un historique d’achat sur la billetterie du club. Je suis passé par un anglais que je remercie pour avoir mes deux places.

J’arrive à Gatwick Airport quelques heures avant le match. Cela ne vaut pas la peine de repasser par Londres donc j’ai pris des trains directs pour 15£ (!) et une heure de trajet. C’est pas donné mais un passage par London Victoria ne m’aurait fait économiser que 5£ pour un trajet moins direct. Pour info, pour un trajet London Victoria – Luton (mon retour), il faut passer par easybus. C’est un site easyJet qui propose notamment les trajets National Express pour moins cher qu’en allant sur le site de la compagnie de bus. J’ai payé 6€ au lieu du double.

On se rejoint à côté du stade avec Shakapero et on profite de notre temps libre pour aller jeter un premier coup d’œil de ce qui attend le club de Brentford dès la saison prochaine. Leur prochain stade se trouve à une dizaine de minutes de l’actuel. Sur cette image de synthèse, on s’aperçoit que plus qu’un stade, c’est le projet d’un quartier avec d’autres nouveaux bâtiments.

Le stade est encore en plein chantier mais on semble s’approcher concrètement de son ouverture l’été prochain :

Griffin Park

Dans la plus fascinante des traditions de stades anglais, Griffin Park est en plein milieu d’un quartier résidentiel. C’est tellement le cas que sur les 4 tribunes du stade, il n’y a réellement qu’une seule devanture visible.

Toutes les autres tribunes sont cachées par le voisinage avec quelques petits chemins ici ou là qui permettent quand même d’accéder à sa tribune.

En montant les escaliers pour aller en tribune, on a directement vue sur le “jardin” des voisins. Dans mes souvenirs,  c’est le premier stade que je fais avec ce type d’entrée en tribune. L’adversaire du soir, Luton, a également le droit des entrées en tribune très originales dans son stade qu’il s’apprête également à quitter à la fin de la saison. Portsmouth me vient également en tête parmi les stades avec des entrées pittoresques.

De l’intérieur, le stade est tout autant unique si ce n’est plus. Chaque tribune ou même partie d’une tribune a ses différentes particularités qu’on n’a pas du tout l’habitude de voir pour du football professionnel. Il y’a la tribune des supporters de Brentford, avec une “terrace” (gradins debout) à l’ancienne. Dans le même coin de cette tribune, un espace non couvert. On croirait voir un parcage visiteur alors qu’il s’agit bien toujours d’un espace supporters de Brentford !

Les visiteurs se trouvent eux de l’autre côté, sur une tribune unique avec ses deux étages d’une toute petite largeur. Dans l’angle de leur tribune se trouve le fameux panneau avec le compte à rebours des matchs restants à Griffin Park.

En face de moi, on retrouve une tribune latérale un peu plus ordinaire en Angleterre avec des fameux poteaux qui donnent de nombreuses vues restrictives aux fans. On a là peut-être le seul point critiquable de ce fameux stade. Et enfin ma tribune, la meilleure pour profiter du spectacle puisque les poteaux sont bien plus reculées. La proximité avec la pelouse, toujours très à l’anglaise, est super agréable.

Je ne peux m’empêcher de partager les photos des deux mignonnes mascottes. D’un point de vue identitaire, ce club ne rate rien. Peut-être peut-on seulement critiquer la présence du sponsor sur le toit ?

Brentford – Luton

Le classement des deux équipes (Brentford autour des PO et Luton au dessus de la zone de relégation) ne laissait pas présager ce que nous allions avoir aujourd’hui. Brentford a littéralement explosé Luton en étant tout d’abord bien aidé par les erreurs grossières de Luton. Le premier but vient d’une énorme mésentente entre le défenseur et le gardien. Dès la mi-temps, nous étions déjà à 5-0 avec des buts de l’autre côté de notre tribune malheureusement. La seconde mi-temps sera un peu plus douce mais les joueurs ont quand même joué le jeu (2 pénaltys pour finir à 7-0) même si quelques blessures auront hachées le jeu. L’arbitre n’aura fait cadeau d’aucune minute aux victimes du jour (+7 minutes de temps additionnels) et c’est très bien ainsi. Si Luton a été pitoyable il faut quand même féliciter Brentford qui a livré un grand match avec de beaux mouvements. A noter un triplé pour Josh Da Silva. Benrahama (1 but) était également bien chaud dans ce match.

L’atmosphère

J’avais choisi ma place par rapport aux fans de Luton. Bon, ça ne s’est pas passé comme prévu avec ce résultat. On a été loin de les entendre tout le match même si c’était mieux que côté Brentford. Avant de se faire désosser sur le terrain, les supporters ont eu le temps de chambrer ceux de Brentford en comparant leur stade à une “Library“. On ne peut pas leur donner tort. Dans la minute qui suivait, Brentford marquait son premier but sur une grosse boulette de Luton. Les Bees répondent immédiatement en chanson aux Hatters  : “This is why you go down.

Les anglais ne manquent jamais d’inventivité pour lancer un chant empreint de second degré. A 5-0, les supporters de Luton chantent : “We’re gonna win 6-5“. Derrière cette ironie, j’en ai quand même senti quelques-uns agacés à la mi-temps même si en Angleterre ils ne sont pratiquement jamais véhément envers les joueurs. Se prendre un 7-0 ne passerait pas aussi bien dans d’autres pays.

Globalement, bien que l’ambiance ne soit pas dingue (à l’anglaise) l’atmosphère n’en reste pas moins très bonne. C’est toujours un plaisir de voir les fans anglais, des fans qui iront voir leur équipe jouer jusque dans leurs derniers jours, les vieux avec les casques audios pour écouter les commentaires du match, etc. Et puis ce stade est d’une telle beauté extérieure comme intérieure et proximité avec le terrain qu’on trouve un grand plaisir à observer un match même sans des chants réguliers.

La ville

J’ai fini le week-end sur Londres, une ville que j’apprends de plus en plus à apprécier. C’est plutôt agréable d’y circuler contrairement à Paris (plus propre, plus espacé et reposant, etc). Le concert du samedi soir pour Ex-Re (Elena Tonra, membre de Daughter) avec un orchestre m’a fait frissonner. Elle sait également tellement être amusante, un peu malgré elle (timidité). Et en plus c’était enregistré donc j’ai hâte de réentendre ça. Le lendemain j’ai fait le Royal Albert Hall pour du tennis (tournoi entre Légendes dont Haas, Ferrero, Ivanisevic). Le lieu est iconique mais inadapté au tennis (trop de vues restrictives). C’était quand même bien fun avec des joueurs qui en ont encore dans la raquette.

J’ai même trouvé une adresse abordable pour manger un Full English Breakfast dans une zone et un lieu agréable : 6£ au Mimos Café Bar. C’est toujours pas mon fameux Shiraz Café de Liverpool mais c’est déjà plutôt bien pour Londres. Je vous mets la photo puisque c’est du contenu qui semble vous plaire ?!? (cf. mon tweet)

Winter Wonderland à Hyde Park

Puisque c’est Noël on a été à Hyde Park pour le Winter Wonderland (patinoire, fête foraine, spectacles, marché de Noël), cela permet de voir quelque chose que l’on ne voit pas sur une autre période de l’année. On venait de manger donc aucun ravitaillement aux stands et c’était un peu la seule bonne chose à faire. Le lieu est joli mais pour les attractions on retrouve des prix londoniens… 2 à 3£ n’importe quel jeu de fête foraine avec la quasi certitude de perdre sans avoir le temps de s’amuser. Escalader une “échelle” en suspension ? Pas vu une seule personne franchir ne serait-ce que la première marche… Lancer un ballon de basket dans un “panier” ? Allez, boom 3£ les 5 secondes d’amusement. Des escroqueries légalisées.

L’expérience groundhopping

Il ne reste plus que 14 matchs pour profiter de Griffin Park ! Si vous en avez l’opportunité, je vous le recommande vraiment. Pour le stade, c’est tout ce qu’aime un groundhopper. Quelques matchs sont par contre en vente restreinte mais il y’aura toujours un moyen de se faire aider. Le stade n’était pas complétement plein. Si vous aimez le tennis, l’événement Champions Tennis qui se déroule sur une semaine fin novembre à début décembre est une idée pour compléter son week-end : il y’a des séances en semaine, en journée et en soirée pour moins de 20£.

Co-fondateur et rédacteur | Website

Ex-abonné du FC Nantes depuis mes 10 ans, j'ai traversé la France pour les soutenir. Ma passion pour le groundhopping s'est développé en 2016 suite à un stage sur Liverpool.

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