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FC Flora & sélection d’Estonie au stade A. Le Coq Arena à Tallin

FC Flora & sélection d'Estonie au stade A. Le Coq Arena à Tallin

14-19€
6

La ville

9.0/10

Le football

5.0/10

L'atmosphère

4.0/10

Le stade

7.0/10

L'expérience groundhopping

5.0/10

Pros

  • Atmosphère familiale.
  • Petit stade proche du terrain.
  • Ville attractive sur le plan touristique.
  • Prix des places.
  • Facilité d'accès.

Cons

  • Niveau de jeu.
  • Ambiance un peu faible.
  • Pas de culture "ultras".

Je m’appelle Tony, j’ai 23 ans et je viens de Marseille. Je suis abonné au Vélodrome depuis 13 ans. Dans le cadre de mes études, j’ai passé un semestre en échange Erasmus à Tallinn, la capitale de l’Estonie.

L’Estonie n’est pas vraiment connue pour son football, que ça soit ses clubs ou son équipe nationale, qui est 103ème au classement FIFA. Le championnat national, la Meistriliiga, contient 10 équipes, dont 3 qui sont des clubs de Tallinn, avec notamment le FC Flora et le FC Levadia, les clubs principaux du pays. La saison commence en Mars et se termine en Novembre et le champion 2018, Kalju, a accédé au troisième tour de qualification de l’Europa League.

Pour se donner une idée, le championnat Estonien est 48ème au classement UEFA, derrière le championnat de Malte…

Pendant mes quelques mois à Tallinn, je suis allé au stade à trois reprises : Une fois pour voir le FC Flora, en championnat, contre Kalju, et deux fois pour voir l’équipe nationale au cours des éliminatoires de l’Euro : contre la Biélorussie, et l’Allemagne.

Comment j’ai eu mon billet

Il est assez facile d’obtenir des places pour les matchs ici. Le plus courant est d’aller sur le site internet www.piletilevi.ee. C’est ce que j’ai fait pour le match du FC Flora, et la place m’a coûtée 5 euros. Cela dit, un peu à la manière des matchs amateurs, il y avait un stand (une table et une chaise) à l’entrée du stade, où l’on peut aussi acheter des places. Pour ces rencontres, le placement dans le stade est libre.

Pour les matchs de l’équipe nationale, j’ai également voulu acheter les places en ligne, mais le site demandait une carte bancaire basée dans une banque estonienne. J’ai donc dû me rendre dans un point de vente Piletilevi, mais il y en a un peu partout dans la ville (personnellement, je suis allée dans la galerie du centre commercial Solaris). On peut choisir l’emplacement que l’on veut en fonction des différents tarifs. Pour ma part, j’ai été les deux fois du côté du « kop » estonien. En virage contre la Biélorussie (secteur B8), où j’ai payé 13,90€, et en quart de virage contre l’Allemagne (secteur C9) pour 18,90€.

La ville (Tallin)

Tallinn est la capitale de l’Estonie et comporte un peu plus de 400 000 habitants. Pour y avoir vécu plusieurs mois, la vie ici est très paisible et agréable. Le point le plus négatif, c’est qu’à partir du mois de Novembre, les jours sont très courts et il fait quasiment nuit noire à 15h30. Plusieurs étudiants estoniens m’ont parlé de la « dépression de novembre », à cause de cela. Ils en rigolaient, mais les rues sont beaucoup plus désertes dès la tombée de la nuit. Déjà que les estoniens ne sont pas réputés pour leur sourire…

Côté tourisme, le centre-ville est vraiment magnifique. C’est un héritage de la ville médiévale de l’époque, et ça se ressent. Les bâtiments sont bien conservés, les rues piétonnes sont pavées, il y a beaucoup d’églises, et le parlement Estonien est installé dans l’ancien château de Toompea. Bien qu’assez petit, j’ai vraiment adoré en faire le tour, surtout à partir du 15 Novembre et de l’installation du marché de Noël sur la place principale.

Le stade

Le stade de Tallinn, où joue notamment le FC Flora, est le plus grand stade du pays. D’une capacité de 15 000 places, il accueille aussi l’équipe nationale. C’est le A. LE COQ ARENA (A. Le Coq étant une marque de bière estonienne). Il est assez bien desservi, que ce soit en bus ou en train. Pour ma part, je m’y suis à chaque fois rendu à pied. Depuis le centre-ville, il faut compter une petite demi-heure de marche.

Le stade en lui-même est assez sympa, il n’a rien à envier aux petits stades de Ligue 1.

Le plus surprenant pour moi était de voir, dans la boutique officielle du stade, la possibilité d’acheter les maillots de tous les clubs qui composent le championnat local, mais aussi des clubs étrangers (Barça, Paris, ManU, Liverpool). Ça ressemble plus à un petit Inter Sport qu’à une boutique de club telle qu’on les connaît chez nous. Et, d’ailleurs, le maillot officiel de l’équipe national à 50€, je trouve que c’est plutôt cool par rapport aux prix que l’on a en France.

A l’intérieur, j’ai bien aimé la configuration, avec les tribunes couvertes et proches du terrain. Dans les couloirs, on trouve buvettes et stands de bière.

L’atmosphère

L’atmosphère était relativement différente en fonction des matchs, mais toujours très familiale. Lors du match de championnat estonien, le stade était loin d’être plein, et malgré les supporters des deux équipes qui se séparent dans chaque virage avec quelques étendards, l’ambiance ressemblait plus à un match amateur en France qu’à un match de championnat professionnel. C’était d’ailleurs assez amusant de voir que les supporters des deux équipes rentrent en même temps par les mêmes entrées et se séparent ensuite à l’intérieur du stade, sans aucune sécurité. L’ambiance était un peu plus intéressante lors des matchs de l’équipe nationale. Les gens viennent avec leurs enfants ou entre amis en sortant de travail, et le public est spectateur plus qu’acteur, le plus souvent. Bien qu’ils essaient de s’organiser avec tambours et mégaphones, le nombre de participants est assez modéré et il faut du temps avant que les chants ne se propagent depuis le « kop » jusqu’à l’ensemble des tribunes. Ils consomment beaucoup, notamment le « Garlic bread », du pain frit à l’ail, qui devient très vite écœurant.

Contre la Biélorussie, le public estonien n’a d’ailleurs pas apprécié les fumigènes sortis par les biélorusses au moment de leur but victorieux à la 92ème minute. Le stade entier les a sifflés, chose unique pendant le match. Ils ne sont pas du tout habitués à ce type d’animation.

Contre les allemands, les estoniens avaient prévu une animation avec drapeaux sur le terrain et dans le virage. Les paroles de l’hymne étaient inscrites sur l’écran géant, et un flyer avec les chants principaux lancés par le kop était posé sur chaque siège. Les plus courants sont « Eesti, Eesti » et « Võitle, Eesti, võitle! » qui veut dire « Bats-toi, Estonie, bats-toi ».

Le football

Niveau football, lors du match de championnat, je ne m’attendais pas à un chef-d’œuvre technique. Je m’imaginais un jeu qui ressemblait à un jeu nordique « typique », et ce fût le cas. Le niveau est globalement assez faible, la construction consiste à beaucoup de longs ballons, et le jeu est très physique. Il y a beaucoup de contacts, mais l’avantage c’est que l’arbitre laisse beaucoup jouer et que les joueurs ne réclament quasiment jamais une faute.

Lors des matchs internationaux, l’Estonie avait une chance face à la Biélorussie, qui est un adversaire plus abordable, mais a craqué dans le temps additionnel et a perdu 2-1.

Face à l’Allemagne, l’équipe n’a pas fait le poids bien qu’ils aient joué en supériorité numérique pendant plus d’une heure et ont perdu 3-0. Ce qui est un progrès, étant donné qu’ils avaient perdu 8-0 en Allemagne.

L’équipe nationale est composée en grande partie de joueurs du championnat local, mis à part le capitaine Ragnar Klavan, ancien défenseur de Liverpool et aujourd’hui à Cagliari. L’autre star est Konstantin Vasiljev, milieu offensif du FC Flora. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé Erik Sorga, attaquant du FC Flora, que j’ai vu jouer en championnat et qui a également marqué contre la Biélorussie. Il n’a que 20 ans et vient de faire sa première saison complète en pro (31 buts en 34 matchs) et je pense qu’il va rapidement se faire repérer par un club des championnats majeurs.

L’expérience groundhopping

J’étais venu à Tallinn pour les études et pour visiter l’Europe du Nord. Je ne pensais pas spécialement aller au stade ici, mais une fois sur place c’était une belle occasion. Ça n’a évidemment rien à voir avec ce que l’on connaît en Europe, en particulier à Marseille, mais c’était quand même assez sympa de pouvoir assister à ces matchs et découvrir ces équipes ; surtout dans le cadre des éliminatoires de l’Euro, parce que les matchs internationaux ont toujours une atmosphère plus particulière. Comme je l’ai dit, l’Estonie n’est pas spécialement réputée pour son football. Faire un voyage à Tallinn seulement pour le foot n’a pas grand intérêt. Par contre, venir au stade ici si la possibilité se présente, lors d’un voyage en Europe du Nord (qui est une superbe région d’ailleurs, que ce soit Tallinn, Riga, Stockholm, Helsinki ou Saint-Pétersbourg) peut être l’occasion de passer un bon moment.

Stade
Ville
Ambiance
Summary
Tony Combelles
Tony

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