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Fenerbahçe vs Galatasaray (Turkish delights 2/3)

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Après quelques mois de retard, je vous livre la deuxième partie de notre trip à Istanbul avec le derby Fenerbahce-Galatasaray en SuperLig turque en avril 2019. A la base, ce CR devait être la troisième partie de notre trip composé de 3 matchs (Bursaspor-Trabzonspor, Besiktas-Istanbul BB et Fenerbahce-Galatasaray) mais un des lecteurs a déjà proposé son CR pour Besiktas-Istanbul avec des retours quasiment similaires de ma part.

La ville

Toujours aussi incroyable, Istanbul reste pour moi la ville européenne n°1 sans contestation. Mixité, diversité des paysages, culture, cuisine, vie, etc. font d’Istanbul une ville magnifique où il fait bon vivre.

Les alentours du stade

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Plus de 3h avant le match et on sent déjà toute la ferveur autour de ce derby. Nous arrivons sur la rive asiatique en ferry pour rallier le Şükrü Saracoğlu stadium où sont déjà installés des stands aux couleurs du Fener. Vu le trafic, aucune raison de prendre un taxi ou transports en commun. Nous prenons la route à pied. Première pose à hauteur du “taureau” quinze minutes plus tard. Une centaine de personnes, de tout profil, y sont déjà pour faire la fête : drapeaux, fumigènes, chants pour lancer le derby. L’ambiance y est bonne enfant et l’atmosphère monte à 3h du coup d’envoi. Nous reprenons ensuite la direction du stade où nous arrivons à hauteur de « Yoğurtçu Parkı » où se trouve la statue de Alex de Souza, ancienne gloire brésilienne qui fit les beaux joueurs du club stambouliote. Point incontournable avant les matchs, ce lieux est le dernier point avant les contrôles de sécurité. Les rues sont pleines de monde et certains font la queue pour immortaliser leur passage à côté de la statue. Fumigènes et chants donnent le tempo pour cet avant-match. De nombreux vendeurs vous proposent des articles de pyrotechnie pour quelques piécettes. La police reste présente en nombre aux abords du stade avec des filtrages d’envergure pour éviter tout débordement mais l’ambiance reste bon enfant.

Pour savoir comment avoir un ticket de match en Turquie, le guide est ici

 

Le stade

Fenerbahce

Après avoir passé le filtrage, direction les tourniquets du stade. Surprise (sauf pour ceux qui ont déjà lu les CR de Au-Stade ou qui ont oublié comme nous), les pièces de monnaie ne rentrent pas dans le stade. Celles ci sont confisquées à la fouille mais les regrets sont atténués quand on apprend que cet argent est reversé à des causes caritatives avec des urnes à proximité où déposer ses pièces. C’est d’ailleurs assez marrant de voir que dans le stade il est possible de payer les vendeurs ambulants…en monnaie et se faire rendre la différence…en monnaie. Nous prenons place dans la tribune qui bouge le plus, « Okul Açik », celle à droite des bancs de touche une fois assis sur le banc. Les fans de Galatasaray se trouvent en face de nous et garnissent copieusement le quart de virage qui leur est dédié alors que nous sommes installés en tribunes 2h avant le coup d’envoi. De notre côté ça se remplit au fur et à mesure que le coup d’envoi s’approche. Les tribunes restent assez proches du terrain avec une forme assez banale pour un stade de ce genre. 47 000 sièges sont disposés dans cet enceinte construite en 1908 et rénovée à trois reprises durant le siècle passé. Le stade reste dans la ville ce qui donne un vrai charme à cette enceinte.

 

L’atmosphère

Fenerbahce

Qui dit derby dit engouement populaire et ambiance électrique ! L’ambiance sera bonne tout le long du match avec de nombreux chants repris par tout le stade mais le coeur reste notre tribune supérieure. Pas de mégaphone, pas de tambours mais uniquement un perchoir avec plusieurs personnes dessus pour motiver le reste de la tribune. Vous vous imaginez bien la complexité de la chose. Un tifo est déployé sur tout le stade avec une banderole sur toute la tribune latérale : « Bleu marine et jaune, Fenerbahçe Roi de ce monde». Les sifflets surgissent lorsque la possession est pour les visiteurs, et entraine ce match en tribune à une échelle encore au dessus. Juste avant la mi-temps, l’arbitre en prendra plein les oreilles après l’expulsion du joueur du Fenerbahçe, Ali Kaldirim, qui semblait très sévère. L’ouverture du score de Galatasaray donnera lieu à une explosion de joie du secteur visiteur à la 66ème minute et laissait supposer le pire pour les locaux. Elmas (maintenant au SSC Napoli), parviendra à égaliser 5 minutes plus tard dans un gros chaos tant le scénario ne tournait pas en faveur des “jaune & bleu » réduits à 10. Des chants pour narguer les visiteurs « Fener’in olüsü Cimbom’u siker », mieux vaut ne pas traduire. Nous aurions pu assister à une hystérie d’anthologie si Potuk n’avait pas raté une occasion en or dans les arrêts de jeu pour le Fener.

 

Le football

Nous avons été déçus à ce niveau là même si on ne s’attendait pas à des merveilles non plus. Fenerbahce était mal en point au classement, pas très loin de la zone de relégation. Galatasaray figurait dans les équipes de tête, en course pour le titre, aux coudes à coudes avec Istanbul BB. La rencontre fut assez hachée avec pas moins de 9 cartons jaunes et 1 rouge. Sur le papier il y avait quand même quelques noms sympas : Skrtel, Valbuena, Soldado, Moses, Ayew (Fenerbahçe); Belhanda, Feghouli, Muslera, Fernando (Galatasaray). Un score nul de 1-1 qui laissera quand même plus de regrets aux joueurs de Galatasaray au vue des occasions franches obtenues.

 

L’aventure groundhopping

Un pur régal. Le contexte Istanbul plaide clairement en la faveur de cette aventure car la ville est fabuleuse mais le supportérisme vaut le détour. Les amateurs de pyrotechnie ne trouveront pas leur bonheur mais si vous voulez assister à des matchs captivant en tribunes avec une bonne puissance vocale, direction Istanbul. Côté football on repassera mais comme au-stade se plait à dire “le foot se vit au stade” et c’est là que nous voulons et devons être.

 

Comment j’ai obtenu le billet

Il est impossible d’acheter des tickets thermiques en Turquie, du moins pour les lambdas. Carte passolig obligatoire. Il fallait donc nécessairement que quelqu’un nous transfère son ticket. Grace à un contact sur place, on a pu trouver des gars qui vendaient leurs places. On les a rencontré sur place. On les a payé et eux nous on transféré leur place via l’application Passolig. Une fois le billet transféré tu es sur de l’avoir, il n’y a pas de possibilités pour eux de te l’annuler

Il faut savoir qu’on avait aussi pris la carte de membre du club pour avoir une priorité. Mais c’est quasi impossible (impossible) de choper des billets pour les derbies.

 

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