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Lugano - Young Boys

19€
4.9

La ville

6.5/10

Le stade

6.5/10

L'atmosphère

4.0/10

Le football

2.0/10

L'expérience groundhopping

5.5/10

Pros

  • Lugano, son lac.
  • à 1h30 de Milan seulement.
  • Arrêt Flixbus devant le stade.
  • Un stade typé "foot amateur" propre à lui-même...

Cons

  • ... mais desservi par une ambiance plate,
  • avec la plus petite affluence de Super League.
  • 1er 0-0 sur les 35 derniers matchs de RSL.

Lorsque l’on se rend dans le Nord de l’Italie et notamment sur Milan, destination groundhopping par excellence, on ne pense jamais à Lugano.  Moi-même, bien que fan des tribunes suisses, je n’y avais pas pensé immédiatement. Pourtant, cette ville suisse est à 1 heure et demie de Milan. Comme d’habitude, Flixbus a toutes les solutions avec plusieurs départs par jour pour 10e environ.

Sur mon trajet matinal, une fois passée la ville de Côme plus personne n’était dans le car direction Lugano. Cette ville du canton du Tessin est petite (63 000 habitants) et n’attire sans doute pas vraiment les touristes qui viennent en Italie, il y’a déjà tellement à faire autour de Milan.

Lugano

Ce qui est bien pratique en tout cas en arrivant sur Lugano, c’est que les arrêts de bus se trouvent juste devant le stade. Donc si jamais vous avez un timing serré, vous pouvez vous donner quasiment aucune marge entre l’arrivée théorique du car et le match. Notez-vous aussi que Lugano a une équipe de National League en hockey avec un derby assez chaud contre Ambri-Piotta.

Je me suis dirigé à pied au Parc Ciani, où l’on peut profiter de l’air frais et d’une vue agréable sur le Lac de Lugano. La Suisse et ses paysages, c’est toujours beau à voir. Un peu plus tard j’ai été me balader dans la ville qui tient forcément beaucoup de l’architecture italienne (la langue est l’italien).

Un rapide tour dans les fast-foods pour constater que les prix sont bien suisses et je reprends mes plans habituels quand je vais en Suisse : direction le supermarché pour acheter de la merde.

Comme un con, j’ai aussi perdu mon temps à la gare en voyant les forces de police. Je voulais surveiller si un éventuel cortège était organisé pour les bernois mais rien. Alors, c’est parti au stade !

Le stade

Comme le laisserait deviner la dénomination « comunale » dans « Le Stadio comunale Cornaredo », on est sur un stade type amateur d’une petite ville. Ce n’est pas dans mes habitudes de me faire ce type de stade qui est en soit plutôt agréable avec des beaux paysages en arrière-plan. Cela doit être encore plus sympa sur une meilleure saison. Mais je viens surtout dans l’espoir d’une bonne ambiance grâce aux Young Boys. Sinon, un “muffin” offert à l’entrée en tribune, ça fait toujours plaisir.

L’atmosphère

On va le dire tout de suite : c’était une déception mais en même temps c’était peut-être con de ma part d’en attendre quelque chose. J’avais déjà vu les fans de Lugano à Berne, ils étaient une petite vingtaine en parcage. Les ultras n’étaient pas plus à domicile. Le capo utilise un mégaphone même si le mec le plus loin est à moins de 10 mètres de lui. C’est ambiance champêtre. Le reste des tribunes ne semblait jamais réagir au match. A l’exception du virage, le public semble âgé.

Les Luganais se passionnent logiquement plus pour l’équipe de hockey avec une affluence en hausse à 6 300 fans par chaque match (soit l’équivalent de 10% de la ville et la 38ème meilleure affluence d’Europe).  En foot, on est plutôt autour des 3 000. C’est la pire affluence de Super League de quelques milliers.

Côté Young Boys, quelques centaines de supporters et une bonne activité mais incomparable à ce qu’ils peuvent donner sur des meilleurs matchs (c.-à-d. tous). Pas de pyrotechnie aujourd’hui.

Le match

Sur le terrain, je peux comprendre un peu pourquoi le FC Bâle peut se hisser à la course au titre avec le BSC Young Boys. Le contenu du match est bien pâle et je pense qu’habituellement un tel adversaire n’aurait pas posé un problème. Après le match de merde hier au derby de Gênes, je vais me taper le seul 0-0 des 35 derniers matchs de Super League.

L’expérience groundhopping

Pour rajouter au côté déplaisant du match, les températures n’étaient pas agréables en restant statique. Donc un match pourri, sans ambiance. Flemme. Cependant la ville est quand même cool mais je ne vois pas de raison suffisante pour se taper un match du Lugano alors que la Lombardie proposera toujours d’innombrables opportunités. Perso, je m’en fous car je suis proche de l’Italie donc j’ai tout mon temps pour en faire les stades mais si vous venez de loin, le détour à Lugano risque d’être du temps de perdu (j’y retournerai quand même pour du hockey).

Co-fondateur et rédacteur | Website

Familiarisé aux parcages pour suivre le FC Nantes, un stage sur Liverpool, mon autre club de coeur, a développé ma passion pour le groundhopping en 2016. Cofondateur au-stade.fr.

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