Groupama Aréna

Visité

Ferencváros – Újpest : Ferencváros Champion!

Ferencváros – Újpest : Ferencváros Champion!

FTC - Újpest FC

sector Telekom (VIP) 53€
7.3

Le stade

7.5/10

Le football

6.5/10

L'atmosphère

7.0/10

La ville

8.0/10

L'expérience groundhopping

7.5/10

Pros

  • De quoi faire à Budapest.
  • L'expérience VIP, ça change.
  • Le scénario de fin de match avec ce but annulé.
  • Une bonne ambiance, un stade plein, un titre.

Cons

  • Et pourtant pas d'ambiance survoltée.
  • Parcage visiteur vite oublié.

Grâce au résultat de la veille sur le match MOL Fehérvár FC – Puskás Akadémia FC, ce derby de Budapest sera également un match pour le titre de Champion. Il suffit maintenant d’une victoire pour Ferencvaros dans ce match pour être titré. Contexte parfait ?

La ville

On ne vient pas à Budapest seulement pour du football, la ville ayant tant à nous faire profiter. On a fait les incontournables de Budapest et qui effectivement sont tous agréables à faire, avec de belles architectures : Parlement, Bastion des pêcheurs, Budai Vár, Chaussures sur le Danube, l’Ile Marguerite (Sziget), etc (activités citées dans l’ordre des recommandations de Tripadvisor) mais également des Ruins Bar, les streets arts.

La visite du Parlement se fait pour moins de 10€ avec un guide français. Pour le prix et le service, c’est convenable même si la visite ne dure qu’à peine 45 minutes. Mais honnêtement, dans mon cas je préfère une visite un peu expéditive qu’une visite longue qui finirait par m’ennuyer. Il faut de préférence réserver quelques jours à l’avance car seuls quelques créneaux d’une journée sont en français, ou sinon de très bonne heure le matin des tickets sont remis à disposition sur le site officiel pour une visite le jour même.

Dans nos regrets (ou pas, compte tenu des prix pratiqués) on n’a pas pu faire les thermes Széchenyi ou Gellért sur notre dernier jour à cause de notre mauvaise organisation. Certains diront activité incontournable, d’autres diront surcotés. On voulait faire ça le mardi à l’ouverture (07h), pour éviter les fréquentations élevées et s’assurer un environnement propre. Mais on était pas équipé et les magasins des thermes n’étaient pas ouverts avant 9h, l’hôtel en rupture de pantoufles, etc. Un échec cuisant qui nous épargne quand même de dépenser une vingtaine d’euros (une quarantaine si vous n’êtes pas équipé et acheté sur place) par therme.

J’aurais également voulu voir le spectacle de la Fontaine musicale sur l’ile Sziget mais ça ne débute qu’à partir de mai. Tant pis, de toute manière c’est une ville qui se visite deux fois sans problème. On reviendra.

De manière plus générale sur la ville de Budapest, on a été agréablement surpris de la tranquillité de la ville. Je voyais ça comme une ville qui serait si touristique et rythmée qu’elle en perdrait à certains moments son charme, mais pas du tout. On est jamais confronté à ce sentiment désagréable et caricatural qu’on rencontre parfois dans d’autres villes (j’ai Amsterdam en tête). C’était relax. Et même en soirée, lors de notre tour dans l’un des Ruins Pub de la ville, c’était agréable. Circulation et consommation OK, musique pas trop forte (pour le voisinage, sans doute).

Pour les bonnes adresses que je peux donner : on a logé dans une chambre pour 4 au MENINGER Budapest Great Market Hall et on en est très content. Et pour un brunch, j’ai adoré le Pantry Brunch & Coffee. Un brunch qui approche les 20€, c’est pas donné (encore moins pour les hongrois) mais le concept justifie le prix puisque c’est un brunch sur-mesure où vous avez la liberté de choisir jusqu’à 7 éléments différents.

Par contre on ne recommande le Lion’s Locker, un attrape-touriste pourtant excellemment bien noté sur Google. La quantité de nos plats était faible et le propriétaire osait pourtant narguer : “vous n’aurez plus faim après ça, non ? En Hongrie on mange bien !” Les notes viennent probablement aussi de la satisfaction des touristes d’avoir un propriétaire qui s’intéresse aux clients en venant leur dire quelques mots dans leur langue natale, et au service de bagagerie. Bonne astuce commerciale mais on ne me l’a fait pas. Le plus important, c’est l’assiette.

Enfin, pour terminer dans les petits conseils : évitez-vous une amende de 20€ (contrairement à moi) parce que j’ai pas tout capté au service de transport de Budapest et que je suis con. Le mieux c’est de passer directement à la carte 72h par exemple (quitte à payer un peu plus) et s’éviter tout problème (ticket de métro courte distance, validation des tickets, etc). Le nombre de contrôles à Budapest, en sortie de métro comme dans les trams, est hallucinant ! Et aucun cadeau ne sera fait, il ne faut jamais prendre le risque de frauder.

Pour sortir de Budapest, on a visité Szentendre. Même pas 2€ A/R et une trentaine de minutes en train. Cette ville pittoresque de 25 000 habitants a sa petite réputation touristique, pour ses musées et son atmosphère méditerranéenne. Vous pouvez y passer 2-3 petites heures si vous avez fait le tour de Budapest.

Le stade

Le Groupama Arena est le deuxième plus grand stade d’Hongrie. Et pourtant, il ne propose que 23 000 places. Comme bon nombre des stades hongrois, celui-ci a été construit récemment, en 2014, donc sous la politique d’Orban, ministre depuis 2010 (cf. mes compléments d’informations sur l’article de MOL Fehérvár FC – Puskás Akadémia FC). L’entreprise retenue pour les travaux de construction, Építő Zrt, est détenue depuis 2014 majoritairement par l’un des amis d’Orban (István Garancsi, propriétaire également du MOL Fehérvár FC).

En tout cas, le stade est là-aussi réussi, mais forcément plus ambitieux que celui du MOL Fehérvár FC. De l’extérieur avec sa sculpture d’aigle, et si possible de nuit pour voir le stade s’illuminer, comme de l’intérieur, il est sans défaut.

Et personnellement, pour ce match, nous étions en tribune VIP car c’était la seule façon d’acquérir une place. Pour 50€, on a fortement apprécié l’expérience et le buffet. En France, la qualité de ce service se compterait facilement au-dessus de la centaine d’euros. C’est une expérience fun à faire.

L’atmosphère

L’atmosphère autour du match est également convaincante. Les souterrains du métro sont animés. Les alentours du stade sont sécurisés mais on a quand même pas trop envie de se glisser au milieu des fans/ultras/hooligans (en témoigne les t-shirts spécifiant leur appartenance à des groupes hooligans) que l’on croise en allant ou repartant du stade.

Est-ce que ces gens seront néanmoins ceux qui rempliront le stade tout à l’heure ? La répression en Hongrie est forte et notamment auprès des fans locaux du Ferencvaros, pour lutter contre le hooliganisme. Pour acheter une place, le club doit d’abord faire enregistrer la paume de vos mains avant de vous autoriser à obtenir une carte de membre et un billet. C’est pourquoi en tant que groundhopper on se contentera souvent des places VIP à 50€ plutôt que de s’emmerder dans ses démarches au stade. D’autant que pour le match en question, le sold-out était annoncé avant le jour du match.

Dans les tribunes, l’ambiance est moins anarchique qu’on aurait pu le croire. Que ce soit pour un derby décrit comme l’un des plus impressionnants d’Europe, ou comme pour un match du titre. On ne devinerait pas la rivalité ni l’enjeu du match à la seule vue des tribunes. Le virage de Ferencvaros est actif dans sa majorité, si ce n’est son intégralité, et ça chante constamment. Mais ça ne prend jamais des proportions folles, aucun chant de leur répertoire n’est entêtant.

Côté animations visuelles, le tifo rend hommage à l’ancien joueur du club Simon Tibor, décédé 20 ans plus tôt, le 23 avril 2002.

En connaissant le contexte, on l’apprécie davantage (malgré des imperfections) mais sur le coup, on aurait préféré un tifo avec des références “ultras” comme ce derby a parfois pu en offrir.

Ce match se destinait aux hommages, puisque du côté du parcage des visiteurs, on rendait tristement hommage au décès quelques jours plus tôt d’un des leaders de leur groupe. Aucune rivalité mal placée ici puisque tout le stade applaudira respectueusement l’hommage.

Pour la pyrotechnie, celle-ci était présente mais disséminée surtout dans les premiers rangs et à priori sans règle véritablement établie. Donc visuellement, ce n’était pas non plus l’effet maximal. C’est à la reprise de la seconde mi-temps que ça va néanmoins craquer de manière conséquente et retarder la reprise du match.

 

Et à l’issue du match, au moment de fêter le 33ème titre de Champion de l’Histoire du club, les tribunes ne se sont pas non plus embrasées dans une ambiance survoltée. Parce que l’avance en championnat était trop importante ? Parce qu’on est sur un quatrième titre consécutif?

Pourtant, la fête aurait pu être gâchée juste avant ça. Ujpest venait d’égaliser 2-2 dans les arrêts de jeu, jetant un froid dans tout le stade. Non, le titre ne serait pas fêté aujourd’hui. Personne ne semblait contester ce but. Finalement, un coup de VAR plus tard, le but est annulé pour une main et laisse le stade exploser de joie.

L’expérience groundhopping

En conclusion, c’était une bonne ambiance. On ne va pas dire de conneries non plus. Ça ne pourrait pas l’être autrement pour un tel match. Mais à force de voir des stades et ambiances en Europe, on commence à pouvoir comparer et élever nos attentes. Ainsi, alors que je faisais de ce derby l’un des plus gros d’Europe, je ne l’ai pas autant ressenti sur place. Le derby de Belgrade, le Rapid Vienne, les bons clubs polonais ou stambouliotes auront marqué davantage mon esprit. Même en Europe de l’Ouest, les affiches Suisse (FCB, FCZ, YB), les derbys de Milan ou de Gênes se placent au-dessus dans ma hiérarchie.

Ce n’est la vérité que d’un match et parce que Budapest est une ville divertissante, que l’expérience VIP est confortable, je pourrais revenir avec plaisir en tenter un second dans ce stade ou dans celui d’Ujpest, qui présenterait l’avantage d’offrir toute une tribune aux visiteurs.

Familiarisé aux parcages pour suivre le FC Nantes, un stage sur Liverpool, mon autre club de coeur, a développé ma passion pour le groundhopping en 2016. Cofondateur au-stade.fr.
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