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Angers SCO – Montpellier HSC

Stade
Ville
Ambiance
Summary

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En marge d’un week-end famille et ami·e·s dans la ville de mon enfance, retour au stade de mon équipe, l’Angers Sporting Club de l’Ouest – Angers SCO, l’ordre est important. Nous sommes en tribune Courbertin, entre les abonnés exilés de la tribune latérale Saint-Léonard en travaux (et laisse place à une banderole retraçant les cent ans d’histoire du club) et les ultras en bas de la tribune.

 

La ville

Il m’est difficile de donner une opinion sur la ville de mon enfance. Je l’aime et je la déteste. J’ai longtemps considéré son château comme le moins beau des châteaux de la Loire parce qu’il a l’apparence d’un château-fort, alors que l’intérieur est un bijou de la renaissance et abrite l’impressionnante Tapisserie de l’Apocalypse.

Il faut peut être y voir un rapport avec le jeu du SCO, décrit comme défensif et rugueux mais qui a permis de révéler de nombreux talents – de Sofiane Boufal à Jeff Reine-Adélaïde, en passant par Nicolas Pépé.

Le centre-ville se fait très bien à pied, par beau temps une balade en bord de Maine ou à l’Île Saint-Aubin sera rafraîchissante. A la belle saison, prenez un verre dans une guinguette sur les rives.

Le stade

Raymond-Kopa est un jeune stade si l’on considère sa date de baptême, puisque qu’il a pris le nom du premier Ballon d’Or français – dont le SCO fut le premier club – à sa mort en 2017. On y accède en bus ou à pied après une bonne marche du centre ville, où en voiture – le parking est le point noir, venez tôt ou garez-vous à l’écart.

Le stade est en configuration à l’anglaise, donc sans piste d’athlétisme et c’est tout de suite un point point. La latérale Saint-Léonard a été démolie à l’été 2019, et les travaux ont pris du retard – un problème de ruisseau qui passait par là. La Coubertin est une tribune métallique, peu gracieuse. La nouvelle Colombier à l’air plus attirante, mais était évidemment plus chère.

 

L’atmosphère

Le stade paye l’absence de troisième tribune, mais les ultras et la diffusion de l’hymne créé pour le centenaire du club permettent de faire monter l’ambiance. Les Montpelliérains sont également présents, sur la même tribune que les ultras, et seront couverts dès le début des chants. Spécialité locale, la structure tubulaire est utilisée pour faire un bruit d’orage en tapant les pieds au sol. Très simple mais efficace – et cela réveille celles et ceux qui prêtent le moins attention.

Le tout donne une atmosphère à la fois agréable et enivrante : la douceur et la dalle angevine. Les affluences sont pourtant faibles (moins de 10.000 personnes cette saison). L’arbitre du match a été cordialement conspué, sans injures – et c’est à noter car c’est encore trop rare dans un match de football – et avec raison. L’explosion de joie sur le but de Bahoken était un plaisir pur.

 

Le football

Angers ayant perdu ses cinq derniers matchs et alignant autant de défenseurs, je m’attends à une purge. Disputé sans tourner au combat d’hommes, le match a été plaisant quand les actions n’étaient pas arrêtées par une faute tactique. Au final, ce seront deux barres pour le SCO et plusieurs parades des deux gardiens – dont une de l’angevin Butelle sur une volée à bout portant de Delors – pour un seul but de la tête par Bahoken. Réjouissant sur le moment et encourageant pour la suite.

 

L’expérience groundhopping

C’est toujours un plaisir de revenir chez soi. Le stade sera plus beau une fois les travaux de la latérale terminés, mais faites attention au moment de votre voyage car la Coubertin devrait subir le même sort.

 

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