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Galatasaray – Besiktas (Istanbul Mai 2019 2/2)

9

La ville

10.0/10

Le football

8.0/10

L'atmosphère

9.0/10

Le stade

9.0/10

L'expérience groundhopping

9.0/10

Lire la Partie 1 : Kasimpasa vs Fenerbahçe

Je m’arrête manger un truc rapide et direction l’hôtel : demain gros programme avec checkout de la chambre, taxi pour le stade de Galatasaray (pour récupérer les billets) puis re-taxi pour me rendre à Kadikoy, sur la côte asiatique d’Istanbul, où je passerai ma dernière nuit.

Le système de billetterie, dont je faisais déjà l’éloge en 2018, est incroyable en Turquie : que ce soit pour l’achat directement sur la plateforme officielle, le transfert électronique des billets, le système de récupération au stade, tout est vraiment parfait.

Tour du stade, visite de la boutique, je suis impressionné par l’infrastructure ! La voie d’accès au stade pour rejoindre l’autre côté de l’autoroute me rappelle l’Emirates, ou le Monumental de Buenos Aires. Tout a été vraiment bien pensé.

Petite détente au Dila Hotel avant d’aller manger et de retourner au stade pour le choc ! Et comment ça, ça fait 2 jours que je suis là et je n’ai toujours pas mangé d’iskender ? On va y remédier immédiatement dans un restaurant où j’ai mes petites habitudes pour y avoir mangé l’an dernier avant le derby Fener/Gala (Kadiköy, c’est le quartier de Fener, le stade est à 15mn à pieds).

Mon collègue, qui a acheté le maillot et l’écharpe de Galatasaray, se chie dessus de le mettre avant de partir, quelle lopette ! Il se changera devant le stade.

Dans le métro, les couleurs rouge et jaune sont PARTOUT, l’ambiance commence à monter, les supporters sont déjà très chauds. En arrivant au stade, des fumigènes partout, l’ambiance est incroyable. On arrive au stade et je veux faire ma traditionnelle photo pour les frérots de Rosario, avec mon fameux Bob : c’est alors que je me fais embrouiller par un mec, qui me crie dessus en turc, puis en anglais. J’ai beau lui montrer que c’est une équipe argentine, il en a absolument rien à faire : je ne porterai pas les couleurs de Fenerbahce ici !

En faisant le tour du stade pour rejoindre mon bloc 102, je passe en dessous du parcage de Besiktas qui fait un giga boucan, que l’on peut entendre très distinctement de l’extérieur du stade.

Je prends place en tribune, super bien placé, le spectacle peut commencer ! Les joueurs ne sont pas encore à l’échauffement mais le stade donne de la voix.

Alors que le stade fait 65000, je retrouve les 2 français de la veille, qui sont à 2m de moi ! Ils ont payé 150€/place à la revente, c’est cher pour le championnat turc mais vu les prix « officiels » ce n’est pas si fou que ça. Yaya, le cousin de mon frérot Raph, est également à une dizaine de mètres, juste devant l’immense Kostas Mitroglou (qui sera acclamé lors de son arrivée en tribune).

Pour ce match, encore pas mal de têtes connues : Karius, Vida, Ljajic, Quaresma (sur le banc) pour Besiktas et Muslera, Mariano, Nagatomo, Belhanda et Feghouli pour les Cimbombom.

Alors que je m’attendais à un stade embrasé pour ce choc, je suis déçu de ne pas voir de pyro en avant-match. Malgré cela, superbe moment au moment de l’hymne avec une émotion intense chez les supporters.

Le match est lancé et les locaux chantent fort, TRÈS FORT. Sur les phases de possession adverses, j’ai dû à plusieurs reprises me boucher une oreille (voire les 2). La pression était palpable, c’était terrifiant. Autant nous les surpassons largement d’un point de vue football, autant je serais curieux de voir l’attitude des joueurs du PSG dans une ambiance aussi hostile, dans un match qui compte (on a eu un aperçu à Belgrade, c’est vrai, mais c’était beaucoup plus puissant ici).

Galatasaray ouvre le score sur un but complètement valable à l’ultime minute de la première MT, mais les visiteurs se ruent sur l’arbitre pour réclamer je ne sais pas trop quoi, le poussant à questionner la VAR (longue attente, mais rien à redire au final). L’ambiance est dingue, le stade a pété comme j’aime. Mon gars sûr Belhanda rate certaines choses, mais il aime trop ce genre de matchs, on l’a vu avec Montpellier ou Nice, il est souvent excellent et n’hésite pas à mettre le bleu de travail. Énorme semelle juste devant nous, petite poussette quand le mec se relève, il sourit en regardant vers nous et prenant son jaune : on se sait Younes.

Chaque contact est âpre, mais l’arbitre tient bien son match, il laisse jouer mais sait se faire respecter.
L’imperator Fatif Terim, l’idole de toute un peuple, donne l’impulsion à ses joueurs depuis son banc avec une gestuelle trop marrante.


Rapidement en 2è mi-temps, Galatasaray enfonce le clou : après un face à face bien sorti par Karius, Fernando poursuit son action et pousse la balle dans le but vide. La fête aurait pu être encore plus grande si Diagne ne s’était pas tapé des yeps en gribouillant son duel et en ratant son croche dans la surface. L’arbitre a bien donné un pénalty avant d’être corrigé par la VAR.

J’ai kiffé leur truc avec les flashs de portable, à l’instar de ce qui se fait au Celtic Park à la 67è minute pour célébrer leur Ligue des Champions.

En fin de match, Besiktas a une longue phase de possession que n’arrive pas à contrer les nouveaux leaders de Superlig. Finalement, ils ne seront jamais trop inquiétés, l’arbitre siffle la fin du match et le stade exulte. Je profite du stade un long moment après la fin du match, avant de retrouver mon pote à la boutique. Devant le stade, des vendeurs à la sauvette propose des écharpes, des bouteilles d’eau, mais aussi des torches mdr.

On est lundi et je suis dans l’avion. J’ai encore dans la tête le vacarme de la veille au stade.

Et je vous dis à très vite pour la suite 😉

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