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Bali United 2019

Bali United - Persebaya

3€
8.1

La ville

9.0/10

Le football

5.0/10

L'atmosphère

9.0/10

Le stade

7.5/10

L'expérience groundhopping

10.0/10

Je vous avais quitté à l’aéroport, je partais d’Istanbul après avoir vécu 2 beaux derbys stambouliotes, pour 3 semaines de vacances au bout du monde, sans foot, mais également loin de ma 👸🏻 qui va quand même me manquer (coin coin) !


Pour revivre les deux derby stambouliotes c’est ici : Galatasaray – Besiktas et Kasimpasa – Fenerbahce


 

Histoire de complètement me vider la tête et couper de ce sport qui n’a que trop d’emprise sur ma vie, mon humeur.
Direction donc Bali, son calme, son ambiance si paisible, ses spots de plongées et son fameux Nasi Goreng!
Tout avait si bien débuté, j’avais réussi à prendre un peu de recul, à ne pas sauter sur la moindre info, à ne pas suivre les purges du PSG contre Nice ou Angers. Ma thérapie se passait plutôt pas mal jusqu’à ce que mon frère d’un autre père, celui qui n’a pas le même maillot mais qui a la même passion (vous vous souvenez de cette pub avant Telefoot? ), le bon vieux   @Toooto_13 , insiste pour que j’aille voir un match ici.
Mais frérot vas y je te jure j’ai vu un reportage sur Planete, leurs Ultras c’est le feu là bas ils sont trop chauds tu vas te régaler”.

Bon très bien, le championnat recommence le 16/05 par un choc contre Persebaya, le finaliste de la dernière coupe du président d’Indonésie (tournoi de pré-saison, je n’ai pas tout compris, mais il faut juste retenir que c’est un bon club).
Je rencontre un chauffeur de taxi, on discute un peu ballon et je lui parle de mon intention d’aller voir un match. Le type est un des leaders d’un petit groupe ici, et est trop saucé par le fait qu’un Français veuille aller voir son équipe jouer (tout comme je suis trop fier de faire découvrir le Parc à des étrangers).
Il s’occupe de mon billet, et me propose de venir me chercher (sauf que je serai pas du tout dans ce coin là au moment du match, je ne sais même pas où je serai d’ailleurs).
Alors que j’avais prévu d’aller sur Lombok, je chamboule mon programme pour assister à l’ouverture de ce championnat 2019 !
Je rentre donc exprès sur Bali, à Padang Bay, histoire d’aller au Kapten I Wayan Dipta Stadium (2h de scooter aller/retour quand même!).


Arrivée au stade, je suis surpris de l’infrastructure, c’est un GROS stade, de 17 000 places, en plein milieu de Bali (j’étais passé pas loin quelques jours avant pour me balader, je n’aurais jamais imaginé un stade ici). L’enceinte est vieillotte, mais le “Megastore” est gigantesque, très moderne. J’ai beau le fuir, le PSG me poursuivra éternellement : le club de la capitale est en effet partenaire de l’académie de football de Bali, et est donc représenté dans la boutique officielle du club.
Aux abords du stade, je suis surpris de voir autant de vert, la couleur des visiteurs du soir. Ils se regroupent et chantent, mettant une vraie belle ambiance! Pour info, Persebaya est un club situé sur l’île de Java, à environ 300km de Bali.

A peine le temps de faire un tour qu’Agunk arrive et me file mon ticket pour le match, un bracelet avec QR code intégré. C’est plutôt bien fait, et ça m’a coûté une véritable fortune : 3€!


Je suis donc prêt pour le match avec l’accoutrement habituel : Bob de Central et maillot Hechter du PSG 🔥.

En attendant les autres membres du groupe, je constate qu’un paquet de supporters, habillés tout en noir (OK les Parias), avec pas mal de matos t-shirts, (tambours, grands drapeaux…) se dirige vers la tribune Nord du stade : il s’agit du plus grand groupe de supporters du Bali United : les Northsides Boys 12.


Le groupe au complet, on pénètre enfin dans le stade une grosse demi heure avant le coup d’envoi.

Pendant l’échauffement, les NSB sur ma droite, en virage, sont calmes. Par contre les visiteurs, dans le ¼ de virage en face, sont ENERVES!


Leurs chants sont puissants, avec de belles gestuelles, repris par tout le parcage (je pense qu’ils étaient bien 1000).
Les joueurs rentrent au vestiaire, le speaker annonce les compos, ça va bientôt démarrer.

A l’entrée des joueurs, un sublime You’ll Never Walk Alone revisité (voir vidéo, le rythme est accéléré avec le “ALONE”) retentit partout dans le stade.

 

J’ai la chair de poule, les NSB sont rentrés dedans à pieds joints, l’ambiance est fabuleuse, les drapeaux s’agitent partout en virage, je suis scotché. Jalbo, la mascotte, s’enjaille à mort et vit le truc à fond avec le KOP.

Leur répertoire de chants est très varié, ils ont par exemple leur version du “Vengo del Barrio de Boedo” de San Lorenzo (plus connue avec l’Albiceleste et son “Brasil decime que se siente”), ils reprennent également le “Un giorno all’improvviso” du Napoli (coucou @Psykadav ) et beaucoup d’autres.


Au coup d’envoi, un énorme lancé de papiers toilettes depuis le virage nord avec un magnifique rendu! Je pensais assister à un match dans une cage avec des parieurs partout façon combat de coqs, mais le frérot Toto ne s’était pas foutu de moi, c’est vraiment le feu!

Le 2è plus grand groupe, les Semeton Dewata (en latérale, plein centre du terrain) donne de la voix mais ils sont beaucoup moins impressionnants que les NSB. Ils ont cependant un petit groupe qui bouge bien, avec un leader dans la nacelle déguisée en Dieu Indonésien.

A la 6è minute, les locaux ont une énorme occasion avec une reprise de volée de 30m superbement sortie par le gardien javanais.
D’ailleurs, pendant quelques minutes, il sort toutes les occasions qui s’abattent sur lui, rendant complètement fou le stade!

Il finira par céder quelques minutes plus tard sur un joli débordement/centre conclu dans l’axe par “Spasogoal”, l’avance centre monténégrin.

Les visiteurs égaliseront à la demi heure de jeu, réveillant ainsi le parcage qui n’arrivait plus du tout à se faire entendre.
40è : giga occasion pour les locaux qui rebooste les tribunes. Grosse frappe sur le poteau, le ballon revient, carré+R2 qui prend la direction de la lucarne mais superbe parade du gardien.
Aux alentours de la 42è minute, un milieu de Bali United fait une passe en retrait que le goal prend sans pression à la main : incroyable ! Heureusement, le coup franc indirect ne donnera rien.

A la mi-temps, j’aurais dû m’abstenir d’aller pisser. Chiottes communes, l’hygiène est le cadet de leur soucis. On refait le match avec les potos en se disant qu’il y a de la place, que les plus grosses occasions sont pour nous, mais qu’il faudra être bon pour battre le gardien adverse qui est bouillant !

Le match reprend, et les locaux attaqueront cette 2è période du côté du virage le plus chaud.
Rien de fou à se mettre sous la dent jusqu’à ce but victorieux pas l’une des stars de l’équipe, le Portugais Paulo Sergio après un cafouillage dans la surface. Le buteur finira le match en étant surexcité, que ce soit après le public, l’arbitre ou ses adversaire (LA BAGARRE !!).

En fin de match, alors que nous sommes dans les arrêts de jeu, un défenseur de Bali United est remplacé pour casser le rythme. Tu vois pas toi qu’il s’assoit au milieu du terrain et refuse de se lever, invoquant des crampes et des douleurs partout. Trop marrant !

Coup de sifflet final, ouf de soulagement général ! La saison débute sur une victoire et la communion avec le public mais également le parcage visiteurs fait plaisir (chants partagés, respect mutuel…).

Rituel des flashs de téléphone comme à Galatasaray ou au Celtic Park.


Il est presque minuit, je prends la route pour retourner sur Padang Bay mais si Dieu veut je serais de retour au stade 5j plus tard pour la réception de Bhayangkara.

Bon au final, Dieu n’a pas voulu, je me suis mangé en scooter l’après midi du match… Hôpital, radios, soins ont animé mes derniers jours de séjour.

Pour ceux que ça intéresse, je vais profiter de cet article pour vous parler un peu de mon voyage qui fut incroyable ! Le combo foot+tourisme à Bali est PARFAIT !

A mon arrivée à Bali, je me suis directement rendu à Ubud dans le centre de l’île, où j’avais ciblé pas mal de choses à faire. C’est sur le trajet aéroport/hôtel que j’ai fait la rencontre d’Agunk, le supporter de Bali United.
Après une nuit agitée (décalage horaire, chaleur, humidité…) je prends un scooter pour visiter les principales cascades autour d’Ubud, ainsi que les rizières de Tegalalang. J’en prends plein la vue toute la journée et mon teint au bout d’une journée est déjà très bronzé !



Je me suis ensuite attaqué à l’ascension du Mont Batur, un des volcans de Bali. C’était difficile mais la vue, malgré un ciel très brumeux, en valait la peine.



Direction Amed, dans l’est de l’île, pour plonger. Une des plus belles épaves du monde se trouve ici, l’USS Liberty (navire de transport torpillé pendant la seconde guerre mondiale par la flotte japonaise). Il y’a également de superbes spots tels que Pyramids ou Jemeluk.


Je profite également d’être sur cette partie de Bali pour me rendre en scooter sur des lieux incontournables comme le temple Lempuyang et sa splendide « porte du paradis » et les Water Palaces de Tirta Gangga et Ujung.



Petit saut sur les îles Gili, histoire de voir : rien d’extraordinaire, si ce n’est l’ambiance paisible (mais beaucoup trop touristique) et ses beaux couchers de soleil sur la plage.

C’est à ce moment là que je devais logiquement partir sur Lombok, mais l’appel du Stade fut plus forte. De retour donc sur Bali, à Padang Bay, en escale pour pouvoir assister à la première journée de championnat avant de me diriger vers Nusa Penida.
Petite détente proche de port de Padang Bay où se trouve une plage « secrète » appelée White Sand Beach : magnifique!

Après le match, je prends donc le bateau pour Nusa Penida où j’ai prévu des plongées ainsi que la visite de l’île.
Après avoir géré les formalités administratives liées à la plongée, je rentre me reposer avant la grosse journée du lendemain : Crystal Bay et surtout Manta Point où nous attendent une tonne de raies Manta!
La plongée avec les Manta fut EXCEPTIONNELLE, il y’en avait absolument partout (je dirais entre 30 et 40). Même si l’eau était très froide, c’était géant!


L’après-midi, je prends un scooter pour aller visiter l’est de l’île, jusqu’à Atuh Beach. La route est dégueulasse, archi bourbier. Mais je fais attention et j’arrive à tant pour apprécier la vue, avant que le soleil ne se couche.

Sur le retour, je m’arrête au temple Goa Giri Putri, qui se situe dans une grotte. L’accès est technique, l’atmosphère vraiment particulière. De retour sur Topayakeh pour le coucher de soleil et reprendre des forces!

Ma deuxième journée sur Nusa Penida me conduira sur les côtes ouest et sud de l’île : Crystal Bay, Angel’s Billabong, Broken Beach et l’extraordinaire Kelingking Beach (dont la falaise ressemble à un tyrannosaure). De cette dernière, j’ai eu la chance de voir une raie manta depuis la falaise à plus de 150m de hauteur! Sublime!
Le point négatif : la route, de toute ma vie, je n’ai jamais vu ça. La route n’est pas abîmée, c’est bien pire que ça : on dirait qu’il y’a des cratères carrément! Flippant mais du coup, la prudence est de rigueur.





Troisième journée, 2 plongées au matin avant de rentrer sur Bali, port de Kusamba, afin de retourner sur Ubud où je compte assister à la 2è journée de championnat 🙁

Sur Ubud, j’ai prévu une journée aux rizières de Jatiluwih, avec une cascade sur la route du retour. C’est quand même à presque 3h de scooter aller/retour.


Sur la route, j’ai croisé une hyène genre apprivoisée. Incroyable, alors que je me fous de l’illustre Ahmed Douchard depuis des années, qui nous raconte que lorsqu’il était plus jeune il avait une hyène de compagnie en Algérie, j’en croise une dans la rue.


Sur le retour, je m’arrête au sanctuaire des singes à Ubud : à voir, mais ça me fait un peu flipper quand ils se chamaillent, si je me fais mordre…

Et c’est là, sur le chemin du retour, à moins de 2km de mon hôtel alors que j’ai dû en faire plus de 400 sur l’ensemble de mon séjour, que je me mange. Je disais à Lud, alors qu’on parlait d’Emery, que j’allais rentrer, prendre une douche avant d’aller déguster un giga massage de 2h. Foutaise… A peine sorti de Monkey Forest, je ne vois pas un dos d’âne qui est dans l’ombre d’un arbre. Je perds le contrôle de mon scooter et ban.
Un mec me prend en charge et m’emmène dans un dispensaire juste à côté, je panique en voyant l’état de ma jambe. Ils s’occupent de moi et une amie m’appelle à ce moment là : tu dis pas toi le narvalo décroche le tel alors que je suis sur un lit d’hôpital en train de crier ma race 😭. La pauvre elle a eu peur…

Du coup, pas de match pour moi, repos avant le retour en France, ce qui m’a permis de vous raconter mes aventures!

A mon arrivée sur Kuta, qui était ma dernière étape avant mon retour au bercail, j’ai quand même eu la chance de pouvoir dîner avec Brieuc, mon ami d’enfance, que je n’avais pas vu depuis près de 15 ans. Il vit à la Réunion et est en voyage de noces avec Marion. Je souffrais le martyr mais quel plaisir se fut de le retrouver et de rencontrer sa femme ❤️.

Il est maintenant grand temps de rentrer, suite aux élections une vague de violence a éclaté à Jakarta et pour éviter la propagation de rumeurs, le gouvernement indonésien a pris la décision de censurer les réseaux sociaux (envoi de photos/vidéos sur tous les RS/Whatsapp et fermeture complète de Facebook et Instagram).

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