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FC Utrecht - VVV-Venlo

18€ Bloc L
7.5

La ville

9.0/10

Le stade

7.0/10

L'atmosphère

6.0/10

Le football

7.0/10

L'expérience groundhopping

8.5/10

Pros

  • Ville magnifique l'été, écolo et sans touristes.
  • à seulement 30min et 5€ en train d'Amsterdam.
  • Un bon stade de foot.
  • 18 000 en Août contre Venlo, excellent taux de remplissage.
  • 18€ en virage avec des fans concernés

Cons

  • mais ultras peu nombreux et peu suivis.
  • Peu d'auberges/hôtels sous 40€ la nuit.

On était parti pour un beau week-end avec un match de l’Ajax Amsterdam le samedi puis du Feyenoord Rotterdam le lendemain contre l’AZ Alkmaar. Plutôt logiquement, avec le parcours en LdC de l’Ajax leur match a été annulé. On y était préparé. Mais à peine une dizaine de jours avant celui du Feyenoord, leur match a lui aussi été reporté (puis généreusement remboursé). Nous voilà donc avec un week-end au Pays-Bas sans aucun match, impensable ! C’est donc par défaut qu’on s’est retrouvé à aller sur Utrecht pour FC Utrecht – VVV-Venlo. Parfois, les imprévus créent de superbes opportunités. La ville d’Utrecht en représente une exceptionnelle que j’aurais peut-être longtemps ignorée. Récit :

Amsterdam

On a quand même passé une journée sur Amsterdam puisque notre transport en bus était déjà acheté. Je ne vais pas m’attarder sur cette ville très dynamique (culture, tourisme) puisqu’Utrecht possède un cadre de vie semblable et même encore plus agréable ! La particularité d’Amsterdam c’est sinon ses inévitables coffee shops qui ramènent des « touristes » exclusivement pour ça. On saurait s’en passer. Le street art est également un domaine important de la ville, malheureusement des lieux nous étaient fermés ce week-end à cause d’un festival électro. Pour les fans de foot que sont normalement nos lecteurs : il y’a un superbe magasin COPA à Amsterdam. C’est cher mais tous les produits font très envie (voir quelques photos).

Utrecht

Les trains vers Utrecht ne coûtent que 4€ en plein tarif, on en a toutes les 30 minutes maximum et le trajet prend moins de 30 minutes. Donc si vous avez du temps il ne faut pas s’arrêter à une seule ville. J’ai aussi lu que les petites villes à proximité Naarden (ville en forme d’étoile, seule muraille d’Europe avec murs doublés et des douves) et Lisse (avec l’un des plus grands jardins de l’Europe) étaient à faire.

 

Utrecht est la quatrième ville des Pays-Bas, elle est jeune et dynamique puisque l’université la plus importante du pays s’y trouve. On dénombre près de 60 000 étudiants dans la ville. Du coup, entre les touristes qui oublient de visiter cette « Petite Amsterdam » et les étudiants qui devaient encore se trouver en vacances, on arrive au mois d’août dans une ville extrêmement reposante, épanouissante.

 

Ce calme n’a pas de secret : un nombre extraordinaire de canaux (pas de chiffres mais pour Amsterdam cela s’étend à + de 100km), des promenades sur l’eau en bateau-mouche, sur pédalo ou encore en canoë qui se transforment parfois en pique-nique. Au bord de l’eau, de nombreuses terrasses de petits cafés et restaurants charmants qui sont autant de spots intéressants pour faire une pause. Flâner est irrémédiablement la meilleure activité d’Utrecht. La majorité de la population circule à pied ou en vélo, ils ont d’ailleurs inauguré le plus grand parking de vélos du Monde (12 500 emplacements). On ne croise pratiquement aucune voiture, et pour les remarquer encore faut-elles qu’elles dégagent du bruit et une pollution visible. La population locale semble constamment vivre leur meilleure vie.

 

Un épanouissement que je relie au fait que le temps de travail moyen est de 30 heures par semaine (lemonde.fr, francetvinfo.fr) avec un faible taux de chômage (3,7%), que la population semble de manière générale en excellente santé (merci l’alimentation, le vélo et le temps de travail ?). Je n’ai vu qu’un peuple très grand (ils sont dans les tops des plus grands au Monde), jamais en surpoids (parmi les plus faibles en taux d’obésité au Monde) et que des gens beaux. Un pays peut-il être si parfait ? Sans doute que non donc je partage des articles du Monde malheureusement payants qui abordent de façon plus mesurée le modèle néerlandais et notamment la précarité : lien 1, lien 2.

Revenons-en à Utrecht : si vous voulez faire autre choque que simplement flâner, pour notre part on a visité la Tour de la Cathédrale dit « Domtoren« . Pour 10€ et avec un guide anglais inclue, on peut monter à plus de 100 mètres de hauteur (+ de 400 marches) pour avoir une vue sur la ville. C’est jamais donné comme prix mais le guide rend quand même ça intéressant en nous arrêtant à différentes hauteurs de la Tour pour nous raconter son histoire (comptez 1 heure en tout). Avec plus de temps, je me serais peut-être aussi laissé tenter par le Musée national de l’horloge musicale à l’orgue de Barbarie. Mon discours extrêmement positif est valable pour y passer d’une à 2-3 journées. Ne prenez pas une semaine sur place mais allez plutôt visiter également d’autres villes néerlandaises.

Où dormir ?

Seul point négatif d’Utrecht : le prix moyen des logements est assez élevé et il y’en a très peu sous 40€ la nuit par personne. Pour 3 sous ces prix nous n’avions que 2 solutions (c’est pareil si je tente sur des dates aléatoires dans plusieurs mois) : The Studenthostel B&B Utrecht City Center mais le check-in pour les commandes passées depuis Booking.com sont interdites après 15h ! Comment ça ?!? J’ai donc annulé la réservation car impossible pour nous. On s’est rabattu sur Stone Hotel & Hostel, une auberge mieux notée avec un personnel agréable, des lits propres et confortables mais des limites pouvant être rédhibitoires (absence de papiers-toilette et/ou de savon). On nous a avoué que le propriétaire en avait rien à battre. Par exemple, on nous a facturé 30€ de plus avant qu’on en fasse la remarque pour se faire rembourser.

Bref, bien que je ne sois pas exigeant car on y va juste pour dormir c’est d’un niveau plus médiocre ici par rapport à toutes mes autres expériences en Europe autour de 25€. Ce n’est pas forcément sur cette ville, et encore moins à Amsterdam (c’était encore plus cher), qu’on doit prévoir son séjour au dernier moment si on a un budget limité et un peu d’exigence pour le logement.

FC Utrecht – VVV-Venlo

Passons au football même si pour une fois c’était presque devenu secondaire dans mon esprit ! Le côté appréciable néanmoins de ce match qu’on a prévu au dernier moment, c’est que j’avais quasiment aucune vision du stade et que j’allais le découvrir véritablement sur place.

On peut se rendre à pied en 30 minutes ou à vélo au stade depuis le centre en longeant la rivière, ce qui est plutôt agréable. Cette fois-ci, on sort de la ville et donc les voitures sont quand même de sortis. Vous avez un parking à proximité car le Stadion Galgenwaard abrite aussi un centre commercial. Les transports en commun, absents en centre-ville, sont possibles avec des bus depuis la gare (le n°41) pour aller au stade.

De l’extérieur, le stade est honnête même si on est jamais trop fan des stades avec un centre commercial intégré. On ne s’attendait surtout pas forcément à ce qu’Utrecht ait quelque chose de moderne et grand car ce n’est pas un club dont on a l’habitude de s’intéresser. Mais le stade prouve bien qu’on est dans une place relativement importante du football néerlandais.

On rentre dans le virage où des graffitis prennent toute la largeur de la tribune.

La bonne surprise même si j’avais vérifié avant de venir : l’affluence est très bonne à Utrecht. Sur une saison on est à pratiquement 19 000 pour moins de 24 000 places. Aujourd’hui c’est quasiment la même situation avec 18 000 supporters. Pour un mois d’août avec les vacances, qui plus est dans une ville étudiante, c’est excellent ! Et je n’ai même pas parlé de l’adversaire, ce n’est que le VVV-Venlo récemment promu en face (deuxième pire affluence d’Eredivisie). En sachant qu’une partie du virage face à nous est réservé au parcage visiteur (quasi vide ce jour), notre sentiment sur le taux de remplissage est même un peu plus positif encore. On peut se dire que c’est un stade proche d’être plein quelque soit l’adversaire.

Côté ambiance, on a quelques rangs d’une dizaine d’ultras tout en bas de tribune. C’est loin d’être ouf surtout qu’avec un virage plein on pourrait s’attendre à une meilleure participation. Les 95% des supporters restants dans le virage sont pour autant très concernés par le match. Pour preuve, les gobelets qui volent jusqu’à la pelouse et sans que ça émeuve personne dès qu’un fait de jeu les insatisfait.

Fréquemment dans le match on a pu avoir cette sensation que les faits de jeu étaient contre Utrecht. D’abord, ils ont simplement été maladroits et Venlo très efficace puisqu’à la mi-temps c’est Venlo qui mène 2-0. Mais Utrecht a toujours été meilleur, a marqué un but signalé hors-jeu, eu un penalty annulé après VAR, etc. On a toujours pensé qu’il reviendrait même d’un écart de 2 buts mais ils n’auront finalement su que revenir à 1-2.

Ce n’était pas de la grande qualité, il y’a eu de nombreux espaces mais ça a permit d’avoir au moins un match très ouvert avec un ballon très souvent dans les parties dangereuses du terrain. C’est bien suffisant pour mon bonheur.

Rotterdam

Du fait de l’annulation du match du Feyenoord au dernier moment, on avait notre retour vers la France depuis Rotterdam. On a payé un billet de train 10€ environ qui en 50 minutes nous amenait à Rotterdam. On a passé 2-3 heures dans la ville. C’est suffisant pour remarquer qu’on change totalement d’ambiance puisque Rotterdam est le centre économique des Pays-Bas. On voit beaucoup plus de grands bâtiments, les voitures et les transports en commun sont très présents. Aucun spot pour manger/boire ne semble s’approcher de ceux d’Amsterdam ou Utrecht. La ville semble quand même tirer son épingle du jeu grâce à son architecture.

Co-fondateur et rédacteur | Website

Ex-abonné du FC Nantes depuis mes 10 ans (#KitaCasseToi), j'ai été familiarisé aux parcages visiteurs des stades français. C'est un stage professionnel de 6 mois à Liverpool, mon autre club de coeur, qui a développé ma passion pour le groundhopping en 2016.

Cela m'a ensuite emmené dans le Rhône-Alpes où, plus proche des frontières, je n'hésite plus à partir à l'aventure par avion mais surtout par d'interminables trajets en car. Je peux réciter toutes les lignes Flixbus par cœur au départ de Lyon.

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