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Bristol Rovers - Portsmouth

£23 (environ 27€) North Stand
7.9

Le stade

8.5/10

Le football

5.5/10

L'atmosphère

7.5/10

La ville

9.0/10

L'expérience groundhopping

9.0/10

Pros

  • L'aspect atypique du stade
  • Les fans debout
  • L'atmosphere humaine
  • Le bar avec vue sur le terrain
  • La ville

Cons

  • Stade éloigné du centre
  • Le prix du ticket

Depuis le Community Shield entre Liverpool et Manchester City à Wembley, je n’avais pas prévu de retourner en UK pour cette année. C’était sans compter sur cette incroyable opportunité de découvrir les 2 stades de Bristol le temps d’un seul et même week-end (merci Maxime pour l’info d’ailleurs). Chose assez rare pour des mesures de sécurité.

En ce week-end de passage à l’heure d’hiver, il était surtout l’heure pour moi de découvrir dans un premier temps le stade de l’équipe du nord de la ville : Bristol Rovers.

La ville et l’avant-match

It’s a football day. Après avoir traversé le tunnel sous la manche de nuit jusqu’à Londres et pris un bus pour me diriger vers l’Ouest, me voilà enfin arrivé à Bristol. Il est 11h, soit 4h avant le 1er match. J’ai assez de temps pour rejoindre mon auberge et faire un petit tour de la ville. Le tout sous une pluie nous rapprochant encore plus des clichés météorologiques Outre-manche.

Je découvre alors le centre avec ses parcs (St James’ Park, Castle Park Landing), ses centres commerciaux, ses statues et ses monuments religieux. Bristol dégage un côté multiculturel à travers ses différentes architectures. J’ai l’impression de me trouver à Stockholm avec ces maisons colorées, Bilbao avec ces quais près de Castle Park ou même encore dans mon village d’enfance avec ces maisons en pans de bois. Malgré cette pluie constante j’arrive à trouver la ville sympa, c’est dire. Parfois en visitant des villes en UK j’ai eu le sentiment qu’il n’y avait que le football. Ici ce n’est visiblement pas le cas. Je termine par un petit tour dans la vieille ville mais le temps presse si je veux profiter de l’avant-match aux abords du stade. Je décide donc de prendre un bus qui m’emmène directement là-bas. D’ailleurs, pour faire autant de matches dans une saison, toutes les économies sont bonnes à prendre. Si vous voulez prendre le bus gratuitement, ramenez-vous avec un billet de 20 pounds et dîtes, avec votre bel accent français, que vous venez d’arriver en UK. Le chauffeur ayant la flemme de faire la monnaie, il vous laissera passer à tous les coups.

Le Stade

Me voilà donc dans un quartier très résidentiel, au Nord de Bristol. Après avoir emprunté quelques rues et admiré les maisons, je découvre le parking et la tribune principale du Memorial Stadium. On distingue à peine les autres tribunes, comme la North Stand. Le tour du stade est quand même clôturé et un peu plus dégagé vis-à-vis des habitations. Il se fait rapidement. Je me dirige alors dans le Pub situé proche de la North Stand. Il est déjà bondé, la bière coule à flot. Il offre même une vue sur le terrain, ce qui me permet de découvrir l’intérieur du stade avant même d’y être entré. Ca respire déjà le foot, le vrai. Comme par hasard, je rencontre des français. Ils sont venus à une quinzaine pour voir les 2 matchs ce week-end. Je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée visiblement. Je m’en suis aussi aperçu en ajoutant la rencontre sur l’application Groundhopper. Pour un match de League One, nous étions nombreux à ne pas être fan des Rovers ou de Pompey.

Je vois la North Stand se remplir de plus en plus. Étant en placement libre, car sans siège, je décide de rentrer dans le stade. Quel kiffe cette tribune debout. Quel kiffe toutes ces tribunes toutes aussi différentes les unes que les autres et dégageant chacune une personnalité. La proximité du but, le toit de la tribune relativement bas avec les poteaux qui cachent partiellement le terrain, les tags, sans oublier le fait d’être debout, je ne regrette vraiment pas mon choix ! Maintenant, alors que le stade est plein, soit 12 000 personnes environ, j’espère une grosse ambiance !

L’atmosphère

L’atmosphère justement. Je suis proche des fans les plus chauds. On y trouve, hommes, femmes et même enfants. Les chants sont principalement à la gloire des Rovers, dont un où ils semblent fiers d’appartenir au monde rural, histoire de s’opposer aux voisins de City. On sent que du côté des Rovers, la rivalité est bien ancrée. Il y a aussi des chants contre Pompey et les habituels chambrages entre fans que l’on aime tant.

Durant tout le match, les fans sont debout dans les deux virages et les deux tribunes basses en latérales. Et ça se ressent dans l’atmosphère. Un match qui se vit debout permet aux fans de s’investir davantage…ou de jouer à la balle comme ici :

Côté Portsmouth, les fans sont venus en nombre également. La particularité est qu’ils occupent une partie du virage côté Sud et une partie de la latérale côté Est. On ne les entends pas beaucoup d’où je suis. J’ai même remarqué leur présence côté Est qu’à partir du 1er but. Il faut dire que les deux équipes ayant le bleu comme couleur principale, cela n’aide pas.

A la sortie de la rencontre, j’ai même eu le droit à une petite échauffourée entre les fans des deux camps, rapidement stoppée par l’intervention des policiers à cheval. Chacun est reparti de son côté en s’invectivant.

Le football

Niveau football, les joueurs de Portsmouth ont rapidement ouvert le score sur pénalty, pour doubler la mise à la 70ème minute. Autant le dire, ce n’était pas du beau jeu. Les locaux ont vraiment peiné à se créer des occasions dans le jeu, mais parviennent à réduire la marque à la 78ème. Ils obtiennent un dernier corner à la 93ème minute…

Les fans, une fois n’est pas coutume, sont restés jusqu’au bout et ont été récompensé.

L’expérience groundhopping

Expérience largement validée. Une ville très agréable, que j’ai encore un peu plus parcourue après la rencontre. Je suis retourné à pied vers le centre-ville (environ 1h de trajet). Je suis passé par des endroits cool. Bien que proches de la voie ferrée, il y avait un chemin avec de la verdure. J’y ai même découvert les quartiers de Montpellier et Stokes Croft, qui offrent du Streetarts assez sympa. En plus de ça le scénario était l’idéal pour avoir des émotions. J’ai également aimé la ferveur des fans des Rovers ainsi que leur fierté de supporter la Blue Army de Bristol.

Stade de Reims pour le cœur,
Liverpool FC pour la grandeur,
le reste comme Groundhopper !

Je comptabilise plus de 100 stades à mon actif à travers 8 pays différents. Une passion qui se vit au Stade !

1 Comment

  1. Ping :Bristol City - Wigan Athletic - Au stade

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