FC Bâle – FC Saint-Gall

Après un premier RDV manqué l’an dernier mais néanmoins épique, j’ai enfin pu voir un match du FC Bâle se jouer. Le contexte ne semblait pourtant pas moins particulier ce soir…

M’étant déjà calé un match suisse ce week-end avec le derby de Berne, j’ai profité de différentes promos pour me rendre à FC Bâle contre Saint-Gall.

La première : 12,50 francs suisse le match quelque soit la tribune ! Ma place sélectionnée en latérale m’en aurait coûté 70 en temps normal.

La seconde : 12 chf pour faire Bâle – Bern en train.

Le bonus ? 10 chf l’écharpe au lieu de 30.

Je suis arrivé sur Bâle directement pour me rendre au stade. Je ne reviendrais pas en détail sur le stade mais à le revoir je peux dire que le stade est quand même assez laid de l’extérieur, on reconnait à peine les entrées du stade parmi le centre commercial qui a au moins le mérite d’être bien utile. Ce défaut est extrêmement bien compensé par la conception intérieure (proximité des tribunes sur le terrain, couleurs) et tout ce qu’il s’y passe grâce aux fans. Je me suis d’autant plus rendu compte du confort visuel puisque j’étais extrêmement bien placé grâce à la promo.

Les supporters de Saint-Gall venus par quelques centaines sont chauds bien avant le coup d’envoi et sortiront des fumigènes à des intervalles réguliers. Du côté de Bâle, je m’attendais à de grandes animations. Parce que FC Bâle tout simplement, parce que match de reprise sur une saison qui fête les 125 ans du club (d’où le tarif), parce qu’au moins 26 000 spectateurs dans le stade. Mais je vais encore me faire surprendre puisque les ultras déploient des premières banderoles que je suis incapable de comprendre sur le moment même si je devine des revendications liées au fait de voir la Direction du FCB devenir actionnaire minoritaire du Chennai FC (Champion et actuel leader en Inde) dans la semaine. Au coup d’envoi, toute la tribune se vide ! Les banderoles sont fréquemment remplacées par de nouvelles au cours de la première mi-temps. Ce qu’elles disent ? Pou résumer imprécisément : un nouveau pas dans la mauvaise direction (se tourner vers un club indien, et avant ça l’e-sport plutôt que vers l’intérêt sportif du FCB), qu’il est grand temps d’instaurer un débat sur l’avenir du FC Bâle. Ci-dessous l’un des messages, on pouvait aussi en lire d’autres tels que : « Wo sin d gränze? Was kuunt als näggschts? », « rai frog vo dr rendite-efrog vom standpunggt », « s isch höggscht zit für e debatte zur zuekunft vom fcb », « unseri gsäng für elf uff em rase – nid für d chffetage » (possible que j’ai saisi une ou deux fautes en voulant déchiffrer).

Pour la reprise du match, les bâlois reviennent en tribune pour chanter tandis que le parcage adverse nous offre un petit feu d’artifice. Pas de quoi bouleverser la tenue du match ici, c’est simplement normal (même si les autorités aimeraient sans doute mieux contrôler ça). Ce sont les ambiances qu’on adore. Le déroulement et l’organisation d’un match suisse est imprévisible.

Je pense à peine avoir regardé la moitié du match. Mes yeux suivaient les mêmes mouvements qu’à un match de tennis :

– fumigène à gauche !

– banderole à droite !

– fumigène à gauche !

– départ des ultras à droite !

– nouvelle banderole à droite !

– « feu d’artifice » à gauche !

– retour des ultras à droite !

– fumigènes partout !

Et alors quand ça chante, le même effet que la première fois : c’est bruyant et ça rentre dans la tête jusqu’au lendemain. Les chants bâlois ont une magnifique musicalité. Ils vont vraiment me forcer à prendre des cours de langue. L’atmosphère dans les autres tribunes est également pas mal sous cette belle affluence de 27 000 spectateurs, même lorsque les ultras n’étaient pas en tribune. On sent un public passionné et qui réagit vivement aux événements de match.

Le match va prendre une tournure intéressante sur le dernier quart d’heure avec un but des visiteurs mais une égalisation à 5 minutes du temps réglementaire par un coup-franc direct devant mes yeux. Ça saute en virage et comme pour quelques chants ça suit également un peu dans les autres tribunes, vraiment sympa encore une fois pour une simple égalisation. Ce nul n’en est pas moins important car une défaite aurait remis Saint-Gall à 3 points. Néanmoins ça démontre sans doute les progrès de ces derniers (et à l’inverse les difficultés du FCB?) qui n’ont pas perdu un seul des 3 matchs contre Bâle cette saison, un fait rarissime.

Ce n’est plus surprenant mais l’une de mes meilleures expériences au stade est encore une fois une expérience suisse. Et je devrais sérieusement réfléchir pour davantage recommander un autre stade que celui-ci sur mes 76 désormais faits. C’est une valeur sûre en prenant Saint-Gall, le FC Zurich ou Berne en adversaire.

Je rentre à l’auberge conquis, à défaut d’avoir revisité Bâle je peux conseiller Basel Backpack (ma seconde expérience) qui pour 25€ environ est une excellente auberge. Ce ne sont pas toutes les villes suisses non plus qui permettent de dormir pour ce prix.

FC Bâle - FC Saint-Gall

Tribune A2 11€
8.1

Le stade

7.5/10

Le football

7.0/10

L'atmosphère

9.0/10

La ville

8.0/10

L'expérience groundhopping

9.0/10

Pros

  • Imprévisibilité des kops
  • Chants qui rentrent dans la tête
  • Bon apport des autres tribunes
  • Saint-Gall en parcage c'est sérieux
  • Belle affluence

Cons

  • Grêve en première mi-temps ?
  • Marre de ne pas comprendre les chants ni banderoles

Après un premier RDV manqué l’an dernier mais néanmoins épique, j’ai enfin pu voir un match du FC Bâle se jouer. Le contexte ne semblait pourtant pas moins particulier ce soir…

M’étant déjà calé un match suisse ce week-end avec le derby de Berne, j’ai profité de différentes promos pour me rendre à FC Bâle contre Saint-Gall.

La première : 12,50 francs suisse le match quelque soit la tribune ! Ma place sélectionnée en latérale m’en aurait coûté 70 en temps normal.

La seconde : 12 chf pour faire Bâle – Bern en train.

Le bonus ? 10 chf l’écharpe au lieu de 30.

Je suis arrivé sur Bâle directement pour me rendre au stade. Je ne reviendrais pas en détail sur le stade mais à le revoir je peux dire que le stade est quand même assez laid de l’extérieur. C’est extrêmement bien compensé par la conception intérieure (proximité des tribunes sur le terrain) et tout ce qu’il s’y passe.

Les supporters de Saint-Gall venus par quelques centaines sont chauds bien avant le coup d’envoi et sortiront des fumigènes à des intervalles réguliers. Du côté de Bâle, je m’attendais à de grandes animations. Parce que FC Bâle tout simplement, parce que match de reprise sur une saison qui fête les 125 ans du club (d’où le tarif), parce qu’au moins 26 000 spectateurs dans le stade. Mais je vais encore me faire surprendre puisque les ultras déploient des premières banderoles que je suis incapable de comprendre sur le moment même si je devine des revendications liées au fait de voir la Direction du FCB devenir actionnaire minoritaire du Chennai FC (Champion et actuel leader en Inde) dans la semaine. Au coup d’envoi, toute la tribune se vide ! Les banderoles sont fréquemment remplacées par de nouvelles au cours de la première mi-temps. Ce qu’elles disent ?

Pour la reprise du match, les bâlois reviennent en tribune pour chanter tandis que le parcage adverse nous offre un petit feu d’artifice. Pas de quoi bouleverser la tenue du match ici, c’est simplement normal (même si les autorités aimeraient sans doute mieux contrôler ça). Ce sont les ambiances qu’on adore. Le déroulement et l’organisation d’un match suisse est imprévisible.

Je pense à peine avoir regardé la moitié du match. Mes yeux suivaient les mêmes mouvements qu’à un match de tennis :

– fumigène à gauche !

– banderole à droite !

– fumigène à gauche !

– départ des ultras à droite !

– nouvelle banderole à droite !

– « feu d’artifice » à gauche !

– retour des ultras à droite !

– fumigènes partout !

Et alors quand ça chante, le même effet que la première fois : c’est bruyant et ça rentre dans la tête jusqu’au lendemain. Les chants bâlois ont une magnifique musicalité. Ils vont vraiment me forcer à prendre des cours de langue. L’atmosphère dans les autres tribunes est également pas mal sous cette belle affluence de 27 000 spectateurs, même lorsque les ultras n’étaient pas en tribune. On sent un public passionné et qui réagit bruyamment aux événements de match.

Le match va prendre une tournure intéressante sur le dernier quart d’heure avec un but des visiteurs mais une égalisation à 5 minutes du temps réglementaire par un coup-franc direct devant mes yeux. Ça saute en virage et comme pour quelques chants ça suit également un peu dans les autres tribunes, vraiment sympa encore une fois pour une simple égalisation. Ce nul n’en est pas moins important car une défaite aurait remis Saint-Gall à 3 points. Néanmoins ça démontre sans doute les progrès de ces derniers (et à l’inverse les difficultés du FCB?) qui n’ont pas perdu un seul des 3 matchs contre Bâle cette saison, un fait rarissime.

Ce n’est plus surprenant mais l’une de mes meilleures expériences au stade est encore une fois une expérience suisse. Et je devrais sérieusement réfléchir pour davantage recommander un autre stade que celui-ci sur mes 76 désormais faits. C’est une valeur sûre en prenant Saint-Gall, le FC Zurich ou Berne en adversaire.

Je rentre à l’auberge conquis, à défaut d’avoir revisité Bâle je peux conseiller Basel Backpack (ma seconde expérience) qui pour 25€ environ est une excellente auberge. Ce ne sont pas toutes les villes suisses non plus qui permettent de dormir pour ce prix.







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