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Besiktas – Basaksehir

Besiktas - Basaksehir

8.9

Le stade

9.0/10

Le football

8.5/10

L'atmosphère

9.0/10

La ville

9.0/10

L'expérience groundhopping

9.0/10

Pros

  • Ambiance phénomènale.
  • Le stade.
  • L'avant-match.
  • Magnifique emplacement.

Cons

  • La consigne reloue. (notre bâche interdite).

Fan du club des aigles noirs depuis mon enfance et deuxième admin de la page Besiktas France sur Twitter, je me rends avec mon camarade de la page à Istanbul pour assister au match face à Basaksehir.

La ville

Istanbul n’est plus à présenter, seule ville au monde se trouvant sur deux continents à la fois, sa richesse culturelle est infinie. La bonté des gens sur place est également l’un des éléments apportant énormément de charme à la cité.

L’avant-match

En Turquie, le foot ne se résume pas qu’à 90 minutes de football, il est un vrai mode de vie pour les supporters. Pour Besiktas, l’avant-match se déroule dans le quartier du même nom. Première reconnaissance 7h avant le match, le quartier est déjà plein de supporters, c’est encore calme mais les gens sont déjà réunis, prêt à s’embraser.

On revient environ 3h avant le match avec une toute autre ambiance. La rue est cette fois-ci pleine à craquer, les supporters chantent de partout et des torches sont craquées à tout va, on peut d’ailleurs même s’en procurer sur place par des vendeurs ambulants. Les fans dans les restaurants se lèvent tous ensemble pour chanter, ils se répondent parfois entre différents bars, c’est une atmosphère incroyable à laquelle on vit, celle que tout supporter de foot rêve de vivre. On rencontre un supporter japonais du club, établit à Istanbul avec qui on passera l’avant match.

ultra turquie groundhopping

On se dirige vers le stade par le chemin qui relie le quartier au stade, tel un immense cortège, nous croisons des milliers de supporters en route vers le stade, des plus petits au plus grands.

Le stade et l’ambiance

stade turquie groundhopping football

On prend place à l’intérieur assez tôt, le stade est encore vide mais de toute beauté.Inauguré en 2016, le Vodafone Park peut accueillir 41’000 personnes, le stade sera d’ailleurs plein ce soir là. Seul bémol au niveau du stade, on dirait que le toit a été fait avec du matériel de mauvaise qualité, certains endroits ont du être rebouché à cause de trous sur la toile.

Le kop de Basaksehir est déjà là lui, une centaine de supporters au total, pas étonnant pour ce club politisé dont tout le monde se fiche.

Au fil des minutes, les tribunes se remplissent et les premiers chants partent. C’est la tribune derrière les buts, à côté du secteur visiteur qui lance les hostilités. Ensuite, c’est notre tribune (Kapali) qui se met à chanter et qui répond à leurs chants. Il faut savoir qu’en Turquie, une grande partie des chants mobilisent toutes les tribunes. L’une commence les paroles et les autres complètent le chant.

A savoir également que sur l’ensemble du stade, il y a 3 kops différents dans 3 tribunes différentes avec chacun leurs kapos. Généralement, c’est le kop principal, situé dans la plus grande tribune derrière les buts qui lancent les hostilités et les autres suivent.

stade turquie groundhopping football

Bref, ça chante ça chante et voilà le moment tant attendu, le coup d’envoi. On connait tous le chant rituel lors d’un coup d’envoi en Turquie. Je le connais depuis que je suis gamin, j’en frissonne et là c’est parti. Je n’ai jamais vécu un tel moment dans un stade, c’est inexplicable. Pensez à 40’000 personnes chantant et sautant tous ensemble, ça prend aux tripes.

L’ambiance tout au long du match est excellente, on a des places au premier rang, assez coûteux mais tout le monde est debout, pas question d’être assis. Tout le monde participe également aux chants et aux sifflets pour un résultat impressionnant. Les moments les plus désagréables restent les sifflets, on a vite envie que ça se finisse tellement c’est assourdissant.

J’ai beau avoir fait des grands stades tels que San Siro (Inter-Juve) ou le Bernabeu, je n’ai jamais vécu pareille ambiance, avec une telle intensité sonore.

Le match

On a assisté à une très belle rencontre de Football. Besiktas était en train de revenir dans la course au titre et pouvait confirmer ses intentions en battant Basaksehir. Après avoir été mené au score, les aigles noirs reviennent à 1-1 juste avant la pause grâce à Atiba. Le 2-1 sera marqué par Burak Yilmaz d’une somptueuse reprise.

Comme à l’accoutumée en Turquie, le match est très fort en intensité avec beaucoup de fautes et de tensions sur le terrain, ce n’est pas pour nous déplaire.

L’expérience Groundhopping

Je recommande fortement à quiconque un match en Turquie. L’ambiance est toujours au rendez-vous. Ne vous attendez pas à un rendu visuel extraordinaire, l’atmosphère turque se veut surtout vocale, elle est d’ailleurs probablement la meilleure à ce niveau là en Europe.

A noter que le pyro n’est plus présent dans les stades de première division depuis la vague de répression qui a secoué le pays ainsi que l’introduction du système de billet Passolig, ne vous attendez donc à rien de ce côté-là.

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