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Lens – Laval

Pour le dernier match de la onzième journée de Ligue 2, on était présent en tribune pour suivre cette rencontre entre le Racing Club de Lens et le Stade Lavallois, deux équipes bloquées en deuxième partie de tableau. Résumé.

Jeunes enfants, habillés avec les maillots du RC Lens et du Stade Lavallois, le 19 octobre 2015.
Jeunes enfants, habillés avec les maillots du RC Lens et du Stade Lavallois, avant le début de la rencontre.

Trois semaines après son dernier match à domicile, le Racing Club de Lens retrouve son Stade Bollaert-Delelis. Un peu moins de 26 000 âmes garnissent les quatre tribunes de l’enceinte, pour une rencontre entre le seizième et le douzième (au moment du match) du championnat. Troisième meilleure affluence du week-end dans l’hexagone. Et un lundi soir de plus. Il est inutile de préciser la fidélité sans faille du public lensois qui s’est déplacé en masse. Désolé pour ce pléonasme.

Malgré ses nombreux aiguilleurs, les Sang et Or sont perdus. Après deux victoires, contre Valenciennes au Hainaut et face à Sochaux sur cette même pelouse, on espérait enfin un réveil de la formation d’Antoine Kombouaré. Cependant, la défaite sur la pelouse d’Evian (2-1) a fait redescendre la température juste avant la trêve internationale.

Quant aux Tangos, ils sortent d’un mois de septembre compliqué avec trois défaites face à Metz (1-0), Bourg-en-Bresse (3-1) et Dijon (2-0) ainsi qu’un match nul à Ajaccio (0-0). La victoire 3-2 contre Créteil a fait beaucoup de bien aux hommes de Denis Zanko qui veulent continuer sur cette série et ne pas retomber dans leurs travers.

Le coup d’envoi est donné. Dès les premières secondes, Lens crée le danger avec Wylan Cyprien qui s’écroule à l’entrée de la surface. Bollaert gronde mais l’arbitre Romain Delpech ne siffle rien. Les lensois tentent de trouver une ouverture mais la passe mal assurée de Guirane N’Daw est interceptée par Rachid Alioui qui file seul au but, remportant son face-à-face avec Joris Delle et ouvrant le score. Comme contre Evian, Lens se retrouve avec un handicap d’un but très tôt dans le match. Les lensois réagissent avec un tir croisé de Cyprien qui frôle le montant de Lionel Cappone. Ils confisquent le ballon mais n’arrivent pas à perforer le bloc défensif mayennais. On tente alors de loin et Pierrick Valdivia oblige l’ancien gardien du FC Lorient à la parade. Anthony Gonçalves impose son physique au milieu de terrain mais les attaques trop approximatives de ses coéquipiers n’inquiètent pas la défense lensoise. Mathias Autret régale le public lensois mais est trop seul dans les derniers mètres. Laval s’en remet aux longs ballons mais ne parvient pas à se créer de réelles opportunités.

Juste avant la pause, Cyprien joue avec Autret qui exécute une talonnade, surprenant la défense de Malik Couturier, et lançant parfaitement l’argentin Pablo Chavarria qui ne cadre pas son tir. A la mi-temps, c’est une bronca qui s’abat sur le onze lensois.

Joie des lensois après l'égalisation de Pierrick Valdivia, face à Laval, le 19 octobre 2015.
Joie des lensois après l’égalisation de Pierrick Valdivia, face à Laval, le 19 octobre 2015.

Au retour des vestiaires, Kombouaré sort N’Daw, auteur d’une épouvantable première mi-temps, remplacé par Christian Bekamenga. Retrouvant son ancien club, le camerounais ne fait pas dans les sentiments. Il sert Mathias Autret sur l’aile gauche qui centre à mi-hauteur pour Pierrick Valdivia, esseulé à l’entrée de la surface. Erwan Quintin se jette sur le numéro 18 mais ce dernier à tout le temps d’ajuster Cappone d’un plat du pied. Une belle récompense pour le milieu de terrain qui récupère le ballon à l’origine de cette attaque. Bekamenga met le feu à la défense lavalloise. Volant un ballon à Couturier, l’attaquant centre pour Autret. La tête du jeune joueur est repoussée par Gonçalves mais le dégagement du capitaine tangos est contré par Autret. Le cuir s’écrase sur le poteau gauche de la cage. Un spectateur pariant en ligne, dans un prématuré geste de joie, lève les bras au ciel mais lâche son téléphone qui attérit dans les frites d’un autre assis trois rangs plus haut.

La surface de réparation bordant la tribune Delacourt est en état de siège. Peu avant l’heure de jeu, Bekamenga voit passer sa tête au-dessus du but. Quelques instants plus tard, Jordan Ikoko tente sa chance mais il ne trouve que les gants du portier lavallois. Les visiteurs réagissent avec Alassane N’Diaye qui fausse compagnie aux sang et or mais Delle gagne son duel. Même si on assiste à quelques occasions, la technique manque cruellement des deux côtés.

La fin de match est insipide avec deux groupes incapables de faire la différence. Monsieur Delpech siffle la fin de la rencontre sur ce score de 1-1. Si on devait choisir un terme pour définir ce match, médiocre serait parfait. Bollaert-Delelis siffle pendant une dizaine de secondes avant d’applaudir les joueurs restés sur le terrain. Comme si les supporters étaient partagés entre le respect et le mécontentement, le soutien et l’abandon de tout espoir, l’amour du club mais également un désaveu envers les choix de l’entraîneur, certaines performances individuelles et une situation toujours explosive en coulisse.

Ce match nul est clairement un mauvais résultat pour les lensois qui font du surplace au classement, prenant la seizième place à trois points de la zone rouge. Le prochain match sera sur le terrain de Clermont, sixième, qui n’a plus perdu depuis plus d’un mois. Quant aux lavallois, ce point est une bonne opération. Onzième, ils affronteront vendredi Tours, juste devant eux au classement mais qui souffre de quelques soucis au niveau offensif.

Un supporter agitant un drapeau du Racing Club de Lens, lors du match Lens / Laval du 19 octobre 2015.
Un supporter agitant un drapeau du Racing Club de Lens, lors du match Lens / Laval du 19 octobre 2015.
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