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Chelsea – Liverpool (5e Tour FA Cup) en Away

Chelsea - Liverpool (5e Tour FA Cup)

40€ Shed End Lower (Away)
8

Le stade

8.0/10

Le football

8.0/10

L'atmosphère

9.0/10

La ville

7.0/10

L'expérience groundhopping

8.0/10

Pros

  • Une vue imprenable, très proche du terrain et des joueurs.
  • L'ambiance en tribune de notre côté.
  • Le match très plaisant à vivre.
  • Un stade à l'anglaise, atypique.

Cons

  • Les fans en plastique de Chelsea (réveil en fin de match)
  • Le climat londonien alternant pluie et soleil.

Chelsea et son stade Stamford Bridge est un endroit où j’ai toujours souhaité aller un jour. Tout d’abord dû à sa proximité par rapport au terrain, et ensuite pour sa rivalité avec Liverpool.

En effet, on adore les détester depuis l’époque Abramovitch/Mourinho et cela n’a fait que s’amplifier au fil des années. Tout nous oppose, deux idéologies du football complètement différentes s’affrontent. D’un côté, Chelsea et sa richesse prématurée d’un club sans grande histoire, à l’ambition démesurée et l’arrogance insolente. Tandis que de l’autre côté, Liverpool, le plus grand club d’Angleterre au palmarès bien fourni, malgré des absences ces dernières années.

J’avais déjà essayé de participer à cette rencontre l’an dernier en Premier League mais en vain. C’est après que l’on ait eu à rejouer un replay de coupe et que le tirage a été dévoilé, que l’idée de tenter à nouveau ma chance d’y aller, à commencer à émerger.

Cette fois-ci fut la bonne, je vais enfin voir à quoi ressemble ce fameux Stamford Bridge! Mon premier away dans un stade anglais.

Direction, le Bridge avec 3 autres membres de la French Branch (dont 2 de la section Toulousaine) pour ce périple à Londres. A noter qu’en partant à l’aéroport, un agent de sécurité, fans des Blues, commence à nous chambrer. Nous n’avons pas encore mis un pied en Angleterre que cela promet d’être déjà riche, la température commence à grimper.

La billetterie

Je suis membre de la French Branch et l’association a réussi à avoir quelques billets avec les supporters de Liverpool. Tribune visiteur.

Le billet est à récupérer sur place le jour du match, avec le représentant de l’association. En l’occurrence, cette fois ci, vu le faible nombre de billets et de partants, les tickets m’ont été envoyé 1 semaine avant la rencontre afin que je les redistribue le jour du match aux 3 autres membres de la Branch.

La ville

Les arrondissements de Chelsea sont réputés pour être des quartier très aisés. La richesse se voit dès notre sortie du métro. Nous croiserons différentes voitures très luxueuses, et des magasins tels que Lamborghini ou Ferrari, cela donne déjà le ton. Les bâtiments éclatants sont très grands et se succèdent à perte de vue. L’architecture et le style montrent que c’est vraiment l’élite de Londres qui habite ici. Les rues sont propres, pas comme chez nous : aucun papier. On est loin du nord de Londres et des classes populaires. On peut apercevoir sur certaines maisons que leurs numéros sont inscrits sur les bâtiments mêmes. Une sorte de lotissement géant. Nous sommes bien dans une zone très huppée de Londres, il n’y a pas de doute.

Au final, ce quartier reflète bien son club en terme d’image et de signe extérieur de richesse, le Chelsea FC.

 

Le stade

En le contemplant de l’extérieur, dur de se dire où se situe l’entrée principale de ce stade, tellement il est ancré au cœur des bâtiments Londoniens. Des hôtels et maisons sont dans l’enceinte même. Un vrai stade à l’anglaise, c’est exactement l’idée que je me faisais de cet endroit.

Une statue à l’effigie de la légende Peter Osgood est fièrement affichée, avec en arrière-plan le palmarès de Chelsea. En contournant les abords du stade, on peut apercevoir des affiches d’anciens joueurs, cela concerne les plus mythiques, ceux qui ont marqués le club. C’est très britannique de ne pas oublier et de commémorer les personnes qui ont inscrit l’histoire et Chelsea ne déroge pas à la règle.

Chelsea Liverpool

En ressortant et en longeant la route, nous repérons l’entrée où nous devrons nous rendre le soir du match pour rentrer dans le stade. C’est à Bovril Gate que l’entrée des fans away s’effectuera, on y voit un grillage vétuste encore dans son jus.

Chelsea Liverpool

L’heure de rentrer et découvrir ce stade de l’intérieur a enfin sonné.

Il est absolument cosy, on est extrêmement proche du terrain quasiment tous devant, situés entre les cages et le poteau de corner. On va être aux premières loges pour voir tous les détails sur chaque action, c’était absolument génial. Ça pue le bon stade anglais comme j’ai toujours voulu goûter. Le seul bémol vient plutôt côté domicile. Le haut de la tribune East Stand doit sûrement gêné pas mal de supporters au niveau de la vue, entre le toit et les poteaux. La tribune qui nous fait face, Matthew Harding Lower, est réputé pour être horrible lorsque les fans sont debout. Ce sont des restricted view, voir peut-être des severely restricted view. Côté parcage extérieur nous avons de la chance dans ce stade comparé à d’autre que j’ai pu faire, où nous étions moins bien lotis. Là ce n’est pas le cas, même ceux à l’étage sont proches du terrain n’ont pas la vue obstruée. Ils peuvent vivre le match correctement.

L’atmosphère

Que dire, franchement je suis sans voix, autant au sens propre que figuré. Au bar avant le match comme d’habitude, l’ambiance s’est faite entendre mais une fois à l’intérieur du stade ce fût d’un autre décibel. Lorsque le stade fût plongé dans le noir avec des flammes pour accueillir l’entrée des joueurs, tout le travelling kop s’est mit à entonner des chants montrant aux supporters adverses que nous allons être présents tout le match.

Chelsea Liverpool

Le match commence, enfin on va pouvoir vivre cette expérience unique dont je rêvais tant. Chaque action est saluée, applaudie et des chants sont repris par toute la tribune. Vingt minutes de pure folie où nos cordes en ont pris un sacré coup, mais que c’était bon. Le refrain le plus jouissif et répandu, était bien sûr le «F*ck off Chelsea FC». Nous ne nous contentons pas que de chanter non non, nous vivons littéralement cet instant jusqu’à chaque pulsation de nos cœurs. Toute la tribune ne formant qu’un, se tournant en direction des fans adverses et en les pointant du doigt tout en entonnant à tue-tête cette douce mélodie que nous aimons tant leur rappeler. Dans ma tête c’était ça, un away au Bridge. Un Kop affrontant tout un stade en leur signalant que malgré l’argent, vous ne pouvez pas acheter certaines choses et nous en sommes la preuve.

Chelsea Liverpool

C’est nous qui mettons l’ambiance. Nous sommes tellement déchaînés que lorsque les remplaçants arrivent s’échauffer, nous chantons à leur gloire oubliant un temps le match. Pendant quelques minutes, Firmino et Salah étaient les stars… de l’échauffement. Surréaliste, mais cela veut en dire beaucoup sur la mentalité démesuré des fans des Reds. Ils vivent le match au plus profond d’eux même. A la fin de la rencontre, comprenant que le score est scellé, nous apercevons quelques plastic fan de Chelsea se lever et nous chambrer alors que nous entamons l’hymne You”ll Never Walk Alone. Il n’en fallait pas plus pour que nous redoublons de volume. Nous leur rappelons que nous sommes champions d’Europe, champions du monde et que nous allons gagner le championnat avec le fameux «We’re gonna win the league» Nous sortons du parcage et dans les couloirs du stade, l’ambiance ne s’estompe pas. Ça tape sur des portes, le plafond, des poubelles, tout ce qui est à proximité, et qui fait du bruit pour se faire entendre et mettre de l’ambiance afin d’accompagner nos chants. C’est ça la mentalité de ce club, nous sommes fiers de notre identité, de nos couleurs, et nous chanterons quoiqu’il arrive. Nous serons toujours derrière.

Le football

Nous voilà placés au cœur de l’action, on va pouvoir vivre ce match dans d’excellentes conditions. Liverpool commence très bien le match, nous dominons Chelsea mais Kepa fait des miracles et repousse les assauts des Reds. Ça ne veut pas rentrer et après une relance raté, les Blues ouvrent le score. Ce n’est franchement pas vraiment mérité mais Chelsea à su faire le dos rond et a réussi à concrétiser la moindre occasion. Le match se rééquilibre ensuite un peu en cette fin de mi-temps. Nous gâchons beaucoup trop d’actions qui nous aurait permis de revenir au score.

Chelsea Liverpool

Le second acte commence tambour battant, en plus Liverpool attaque de notre côté. On va espérer voir un but afin de vibrer et de faire chavirer cette tribune. On accumule les phases de possessions en passant par les côtés mais décidément cela ne veut pas nous sourire. A l’heure de jeu, Chelsea reprend le match en main et sur une contre-attaque, Barkley envoie un missile qui scelle le match. Le reste de la rencontre sera pauvre coté Liverpool. On tente par-dessus tout d’inscrire ce but mais nous jouons mal et les londoniens déroulent leur football. Nous sommes plusieurs fois proches du 3-0. Adrian fait une parade sur Pedro, parti tout seul du rond central, puis dévie quelques minutes plus tard, la frappe de Giroud sur la barre. Mount enverra un coup-franc également sur le montant. Nous avons manqué le coche en première mi-temps, tandis que Chelsea a joué un football de qualité, box to box, qui leur a offert la victoire. La note aurait pu être beaucoup plus salée en seconde mi-temps.

Quelques regrets sur les trente dernières minutes fantomatiques de Liverpool, et surtout une énorme déception de ne pas avoir pu fêter un but dans cette tribune bondée de scousers, qui n’attendait que ça..

 L’expérience groundhopping

Faire un away en Angleterre me tenait à cœur car ce sont les vrais supporters, les purs, ceux qui n’hésitent pas à se mettre en danger financièrement afin de suivre partout leur équipe de cœur. Le fait de pouvoir partager cette tribune avec ces scousers et de les côtoyer comme si on en faisait partie pendant un instant, était tout simplement magique. Ce déplacement au Bridge est exactement comme je l’avais rêvé. C’était énorme à vivre tant l’ambiance était au rendez-vous.

Chelsea Liverpool

Une proximité au niveau du terrain qui est très appréciable, on a vraiment cette impression d’être au cœur du jeu et de pouvoir participer au match. On respire chaque action et on vit le match autant sur le terrain qu’avec les supporters adverses. Nous sommes acteurs de la rencontre, on a un devoir à tenir, celui de défendre les couleurs de notre club. Des provocations en chanson entre supporters font le charme que seul le football anglais peut apprécier.

Malgré la défaite, c’était un match très appréciable à vivre, ça allait d’un but à l’autre en mode «box to box» comme cela se faisait plus généralement, il y a quelque années. On veut avant tout se procurer des émotions et c’est exactement ce qui s’est passé ce soir à Stamford Bridge. Même si au niveau du score, et du but qui n’arrivera finalement jamais, elles sont négatives. Le package match/ambiance était très au-dessus de ce que j’aurais pu espérer. J’ai savouré chaque instant à en perdre un peu la tête et la voix. Un stade à l’anglaise, un match à l’anglaise, une rivalité à l’anglaise, et une ambiance à l’anglaise.

Un away qui restera dans les mémoires.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

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