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FC Kaiserslautern – SG Sonnenhnof

15€
7.1

Le stade

7.0/10

Le football

7.5/10

L'atmosphère

7.0/10

L'expérience groundhopping

7.0/10

Pros

  • Club, stade et base de fans historiques
  • Atmosphère donnée par les tags
  • Taille et hauteur démesurée du virage
  • 90% des fans en virage et debout...
  • Le hockey sur glace à Mannheim

Cons

  • ...mais 3 tribunes (presque) vides
  • Que faire sinon à Kaiserslautern ?

Parce que le foot allemand vibre à tous les étages, retour en 3. Bundesliga pour moi : le FC Kaiserslautern. Avec Mayence, c’est sans doute l’un des 2 plus grands clubs de Rhénanie-Palatinat. Le club est descendu en 3. Bundesliga en 2018 et n’a plus fréquenté l’élite depuis 2012. Ce qui ne l’empêche pas d’être très fier des 4 titres de Bundesliga acquis dans son Histoire puisqu’on retrouve ces dates au stade et encore sur de nombreuses écharpes.

Le club évolue lui depuis 1626 au Fritz Walter Stadion, un stade d’une capacité de 49 000 places dont le nom est emprunté de l’ancien joueur Fritz Walter qui a passé toute sa carrière dans son club formateur, avec le record du nombre de matchs et de buts : 379 matchs pour 306 buts.

Si le club semble donc bien ancré dans l’Histoire du foot allemand, la ville de 100 000 habitants est sans doute moins touristique avec principalement son héritage industriel fort. C’est pourquoi on a fait le choix de ne pas la visiter, par faute de temps aussi. On a quand même passé notre lendemain à Mannheim, je peux donc en toucher quelques mots. Mannheim (300 000 habitants) est à une distance équivalente de Mayence (200 000 habitants) depuis Kaiserslautern, et ce n’est également pas la joie à visiter. On s’est fait la première attraction touristique recommandée avec le Luisenpark : un parc payant avec des animaux, des constructions chinoises, des animations l’été, etc. Ça commence pour moi à être une habitude de me faire des parcs animaliers en Allemagne et ceux de Karlsruhe comme Fribourg sont mieux. Mannheim vaut surtout la peine parce qu’ils ont le meilleur club de hockey du pays (Adler Mannheim) et aussi l’une des meilleures affluences d’Europe. A quelques sièges vides près on était au complet à la SAP Arena pour le match du week-end avec + de 13 000 spectateurs, des excellentes introductions d’avant-match, du Song2 de Blur sur les buts et une activité raisonnable du Kop (même si la Suisse est d’un niveau supérieur). Bref, on va voir ci-dessous si le club de Kaiserslautern en vaut la peine mais si vous êtes dans le coin, ça peut être bien d’aller voir le hockey à Mannheim. La seule aussi bonne affluence en Allemagne est sinon à Berlin.

Le stade et l’atmosphère

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc samedi, on se dirige directement au Fritz Walter Stadion pour le match contre le SG Sonnenhof (banlieue de Stuttgart). A notre arrivée, les fans, dont certains avec des brassards noirs, se recueillent de la mort de « Toto ». Je n’ai pas trouvé d’informations précises, je suppose que c’était un supporter. De lui-même le stade ne comporte aucune devanture significative, c’est sobre et massif. De l’extérieur comme depuis les coursives, le stade impressionne surtout à travers les tags sur les murs qui ne manquent pas de références tels que « Hools », « Hooligans » ou encore « Riot » (« émeute » en français) si ce n’est pas « ACAB » (y compris sur des sweats). Bref, on peut fortement supposer l’existence d’une branche d’hooligans à Kaiserslautern (les K-Town Reds). Les toilettes du stade sont ce qu’il y’a de plus marquant. Les murs y sont intégralement recouverts de stickers ou tags (pas tous amicaux donc). Taux d’intimidation assez élevé dans ce Fritz Walter Stadion. 

A l’intérieur, le virage des fans dans lequel on se trouve est lui aussi impressionnant. Ce n’est sans doute pas encore le « mur jaune » de Dortmund mais la tribune est extrêmement haute et large. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, je n’étais jamais rentré dans une tribune debout d’un quasi unique bloc de cette dimension. Autre chose remarquable pour appuyer la ferveur sous cette tribune, nous étions 17 000 environ dans le stade : on devait être quasi 14 000 dans cette unique tribune debout ! Le reste du stade était quasi vide.

Pour l’entrée des joueurs, les ultras ont prévu un simple mais énorme tifo « TOTO » sur un fond de feuilles noires.  La minute de silence débute bien avant l’entrée des joueurs et continue sur quelques minutes avant d’entonner un « You’ll never walk alone », certainement plus utilisé ici en hommage qu’en habitude (MaJ : on me dit qu’ils le chantent à chaque match). Ensuite, toujours une bonne ambiance (extrait) mais aucune folie. Si toute la tribune est debout, tout le monde ne participe pas aux chants. L’engouement sous des températures basses n’en reste pas moins réel et démesurée pour un club de milieu de tableau de troisième division.

Du côté des visiteurs, on change de dimension malgré la proximité du club avec seulement une centaine de supporters (MaJ : pour ne pas aider, il y’aurait une histoire de boycott avec cela). Difficile d’y prêter attention en étant à l’opposé. Ils ont cependant témoigné à leur façon leur respect pour ce stade avec une banderole : « Qu’il soit russe ou cheick (le propriétaire), Fritz-Walter Stadion restera (le nom). »

Le match

Sur le terrain, Kaiserslautern est très entreprenant et largement dominateur face au SG Sonnenhof (18ème). Je me suis plutôt régalé avec un jeu très direct qui s’affranchit souvent du milieu de terrain et malgré tout un déchet technique faible. Merci également à la souplesse du marquage défensif. La domination était notamment assez édifiante en cours de match avec 9 corners à 0. C’est donc un moindre mal que de voir le FCK l’emporter 2-0. J’ai sinon trouvé particulièrement bon le n°11 F. Pick.

Une bonne expérience de 3. Bundesliga avec un club et stade historique. Il ne faut pas se priver d’y aller, impérativement dans le virage, avec un match à Mayence ou Francfort dans le même week-end.

2 Comments

  1. Misfnnz

    Super article comme toujours de la part de Romain Glbt mais je souhaite corriger que le 1.FCK est descendu en 3. Liga en 2018 et il me semble que ce ne soit pas le premier match de ce championnat que l’auteur fait (KSC-Preussen Munster). 🙂

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