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Aston Villa – Birmingham City, Second City derby

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Le Second City Derby. Telle est dénommée la rivalité entre Aston Villa et Birmingham City. C’est l’une des rivalités et l’un des matchs les plus chauds d’Angleterre. Les deux plus grand clubs de Birmingham. Qui, outre le fait de se disputer le derby de la seconde ville anglaise, sont aussi en seconde division. Le Championship.

Je pars de l’hôtel tôt ce matin, c’est le dernier jour d’un Weekend exceptionnel. Mais quel programme! 

  • Le Second City Derby: Aston Villa-Birmingham City, en Championship
  • Wolverhampton-Huddersfield, en Premier League

Direction Villa Park. Le stade d’Aston Villa, le club au nord de la capitale des West Midlands. Le match est à 12h00. Mais je vais ressentir tout de suite l’importance de ce match. A cette heure matinale -il est 7h30- déjà des centaines de personnes sont présentes devant les pubs environnants du stade et attendent pour entrer. Incroyable! C’est d’ailleurs ce que je ressentirai sur tout l’avant match, il y a une passion ici. Autour du stade, il y du monde à quelques heures du match. On sent déjà qu’il va se passer quelque chose de grand aujourd’hui.

Le stade est vraiment imposant. Inauguré à la fin du 19ème siècle, il a connu plusieurs rénovations et sa capacité est désormais de 42788 places. Les abords sont superbes et notamment l’entrée de la tribune Holte End avec ses briques rouges et ses immenses escaliers. De l’autre côté, on trouve un autre parvis avec la boutique, la billetterie. Sur le côté des tribunes latérales, deux routes qui sont coupées à la circulation les jours de match.

Si l’on a le temps, on peut faire un petit tour à Aston Hall, qui est un parc où se trouve un joli manoir. Il est juste à côté du stade.

Les forces de police sont présentes en nombre aux alentours.

Billy Walker, légende d’Aston Villa, avait sa définition de Villa Park: 

« Au-dessus de Villa Park est accrochée une aura qui semble presque visible. De façon certaine, sa présence se fait sentir et je ne connais aucune autre pelouse qui a le même effet. Il semble presque être peuplé de fantômes ; des fantômes aimables dont le travail consiste à transmettre le grand esprit Villa génération après génération de jeunes ambitieux qui passent par la grande porte pour atteindre l’ambition d’une vie : porter le célèbre maillot bourgogne et bleu du grand club. ».

Je passe l’avant match dans le pub le plus proche du stade, c’est le Holte Pub. Il est situé sur le parvis face au North Stand. L’ambiance y est plutôt familiale, et réservée aux fans de Villa. Pour les autres pubs, il faut payer un droit d’entrée de deux ou trois livres. J’ai l’occasion de faire connaissance avec un ancien joueur de Villa présent pour l’occasion: Tony Daley. On discutera quelques minutes, aussi avec d’autres fans. Autour du stade l’ambiance est bon enfant et les food trucks ont embaumé le quartier très tôt le matin.

Pour obtenir ma place, j’ai dû obtenir un membership d’une valeur de 30 livres pour accéder à la vente. Sinon, il fallait avoir un historique d’achat. Pas de vente au grand public. On me fait d’ailleurs la remarque dès mon arrivée, par les voisins de tribune: « Qui es tu? Comment as tu fait pour avoir des places pour ce match, c’est impossible ».

Je dois me rendre en North Stand, dans la partie basse derrière les buts, seul endroit du stade où l’on prend un accès proche des fans de Birmingham. Un cordon de véhicules de police sépare les deux clans, et le long de la route, des jets de canettes et des bousculades tendent les esprits. Cependant rien de grave, la police maitrise tout. Je peux rejoindre les coursives, où les supporters de Villa chantent déjà. 

Fait rare en Angleterre, les tribunes sont presque pleines vingt minutes avant le coup d’envoi. Les chants retentissent.

Les deux équipes, régulièrement dans la même division, se sont rencontrées de nombreuses fois (plus de 120 derbys) et l’avantage est pour Aston Villa.

L’ouverture du score de Birmingham City jette un froid dans le stade. Et la tension monte. Aston Villa est au bord du KO. Puis deux minutes vont changer le match. Deux minutes, deux buts des locaux. C’est la folie dans le stade. Mes voisins me prennent dans leurs bras, m’embrassent. Des fumigènes sont allumés, fait rare dans la culture anglo saxonne. L’amour du football, la passion.

Durant la mi temps, dans les coursives, c’est encore fou. Ça chante, ça danse. Première fois que je le vis à ce point Outre Manche. La deuxième mi temps débute par un penalty pour Villa. 3-1. On pense le match plié. Mais City ne lâche pas et revient. Puis à quinze minutes de la fin du match, sur une magnifique course de plus de cinquante mètres ballon au pied de Hutton , Villa s’empare du Derby. Birmingham City ne reviendra pas. Villa Park respire. Villa l’emporte. 

« The City is Ours ». Les chants, les chambrages. Aston Villa, roi de Birmingham.

Je dois vite quitter le stade pour Wolverhampton, afin de découvrir Molineux, le match est dans deux heures! Mais je garde un super souvenir de ce match (4-2) et ce stade où l’ambiance était belle et chaude.

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