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Incheon United FC - Seongnam FC

8

La ville

7.5/10

Le football

6.5/10

L'atmosphère

9.0/10

Le stade

8.5/10

L'expérience groundhopping

8.5/10

Pros

  • Billets peu chers et facilement accessibles
  • Apportez votre nourriture, ça rentre comme papa dans maman
  • Supportez Incheon plutôt que le FC Seoul de merde
  • Incheon Casuals are the best of the country

Cons

  • Il faisait froid
  • Exposé au vent
  • Le jetlag putain...

Oyé oyé à tous les petits loup, on se retrouve aujourd’hui pour un excellent match de fond de tableau de K-League 1, la division d’élite sud-coréenne. Bon en vrai, je suis un gros flemmard donc l’article sort plus d’un mois après la rencontre. Qui va me dire quelque chose? Au pire, plaignez-vous auprès de Bastien (qui en plus, a mis pas mal de temps pour le publier). Incheon United-Seongnam, c’est tipar la mif.

Pas beaucoup de monde, on est d’accord, 5012 personnes seulement

Séoul, la banlieue d’Incheon?

Séoul c’est grand, si la ville en elle-même fait 10 millions d’habitants, soit 5 fois Paris, son aire urbaine en fait environ 25 millions, soit deux fois le Grand Paris quoi. Quand même. C’est à peu de chose près la moitié de la population qui vit donc au nord-ouest de la péninsule, à moins de 100km de la Corée du Nord. C’est tout naturellement que cette région compte pléthore de clubs de football et ce jour là, le plus intéressant qui jouait à domicile était le Incheon United Football Club.

Comment y aller?

Alors, ce club est situé à Incheon, ville où est situé l’aéroport international du pays, mais tout le monde ou presque dort usuellement à Séoul. Toutes les activités, guesthouses et autres hôtels y sont et les villes avoisinantes s’apparentent plus à des banlieues dortoirs qu’autre chose. Pour prendre le métro en Corée rien de plus simple, achat d’une carte T-Money à 5000 wons, rechargement aux bornes ou dans les 7-eleven et ensuite on utilise la carte dans tout le pays.

Pourquoi il n’y a pas Google Maps comme dans les autres pays?

Figurez-vous que la Corée du Sud a restreint l’accès à Google Maps par rapport à la Corée du Nord, tout le monde là bas utilise principalement Kakao Maps voire Naver Maps. Sachez qu’il est tout de même possible de faire des simulations de trajets en transports en commun sur GMaps. Cependant il vaut mieux utiliser une des deux applis citées au-dessus: elles vous annoncent quasiment en temps réel l’arrivée des bus, métros ou vous offre la possibilité de commander un taxi, super utile (ce que fait aussi Google Maps, note de Bastien) !

Tu nous as pas dit comment on y allait?

Oui j’ai pas fini deux secondes, à Séoul, se mêlent plusieurs métros, celui de Séoul mais aussi celui d’Incheon et même d’autres, la carte de métro est une vraie galère car les couleurs sont quasiment les mêmes, mieux vaut donc vraiment regarder sur Kakao Maps pour s’y retrouver. Comptez environ 1h-1h30 de trajet depuis Séoul, cela dépend évidemment d’où vous partez tellement la ville est immense. Vous arrivez ensuite directement devant le stade nommé Incheon Football, ils se sont pas fait chier c’est clair.

Pro tips: Retirez avant d’arriver au stade car je n’ai pas trouvé de distributeurs à proximité immédiate.

Et pour les billets?

Il n’y a pas énormément de spectateurs en Corée, il est donc facile d’acheter son ticket directement au stade. Niveau tarif, on a pris en latérale pour 15000W soit un peu moins de 12€. Il faut savoir qu’en Corée, la majorité des places que vous achetez sont en réalité un placement libre dans un ou plusieurs secteurs spécifiques. Sur ce coup, nos places étaient quasiment les plus chères et donc numérotées comme en Europe.

La foire d’empoigne

Seongnam étant également situé pas très loin d’Incheon, ils sont environs 200 à avoir fait le déplacement. Et là première surprise, le parcage extérieur est carrément devant le parvis du stade. Les mecs se baladent dehors comme si de rien n’était. Si cette pratique est courante en Grande-Bretagne, elle n’en reste pas moins surprenante d’un point de vue strictement français. Il faut dire que nos stades sont sur-protégés avec des parcages souvent inatteignables, et ceux même pour les away fans.

Un stade de foot ou un cinéma?

Le fameux tampon

Seconde surprise, on voit des gens qui viennent s’asseoir pas loin de nous avec des pizzas, des chicken wings, des ramens. Alors là je me dis qu’on va bien manger et que le choix à la buvette est majestueux. J’y vais donc, et là, rien de tout ça, seulement des ramens. Je demande donc aux gens dans un anglais primaire où acheter des pizzas, ils me disent qu’ils les ont achetés en dehors du stade, mince, loupé. Mais alors en  fait non, on apprend qu’on peut sortir du stade comme on veut, un petit coup de tampon sur la main et on pourra y re-rentrer. Parlons d’ailleurs de l’entrée, zéro fouille si ce n’est un léger regard à notre sac Quechua de touriste.

 

A la chasse à la nourriture

On ressort donc en essayant de trouver une pizzeria, sur le terrain c’est la mi-temps, 0-0, on a faim. Bon on a tourné 10 minutes sans rien trouver niveau pizzeria, même à l’aide de Kakao Maps. On est donc retourné sur le parvis du stade pour goûter aux plaisirs des food-trucks. Pas cher et efficace.

Deuxième mi-temps au bord de l’endormissement

Mes drapeaux personnalisés CDM 2018 + FC Metz)

 

Ce n’est pas pour critiquer l’ambiance ou le peu de jeu produit, mais le jetlag fait effet. Je crois même que j’ai fermé les yeux à un moment alors que les locaux mettaient vraiment une bonne ambiance en tribune. On se dit donc que c’est le moment opportun pour sortir notre drapeau à l’effigie du FC Metz et de faire quelques photos pour officialiser la montée ayant eu lieu dans la nuit précédente.

 

 

Rencontre avec les fans locaux

Après avoir mis le drapeau, deux ultras locaux viennent à notre encontre, on leur répond qu’on est Français et qu’on célèbre la 53ème ascension de notre club en L1. Ils nous invitent à passer à la fin du match pour récupérer 2-3 stickers, l’occasion de s’intéresser de plus près au mouvement ultra en Corée avec Jiyou, qui répond à nos questions.

  • Qui es-tu Jiyou?

J’ai 26 ans et je vis à Incheon, je suis un supporter du Inhceon United FC et je suis tous les matchs du club. Je gère également l’Instagram @incheon.casuals.

  • Quel est ton premier souvenir dans un stade de foot?

Le club a été fondé en 2003, donc j’avais déjà l’âge pour y aller, l’ancien stade n’était pas loin de chez moi donc j’y allais avec mon père. Ce qui m’impressionnait le plus n’était pas le football pratiqué sur le carré vert mais l’ambiance mise par les fans derrière le but, à ce moment là, il y avait beaucoup de pyro et ça me fascinait.

  • Qu’est ce qui fait la particularité du mouvement chez vous?

Incheon United FC n’est pas riche et demeure régulièrement un club du fond de tableau. Cependant, nos fans sont les plus forts, les plus bruyants et les plus enthousiastes du pays. La connexion joueurs-fans est meilleure que dans tout autre club et l’atmosphère est le meilleur de la péninsule. Si un jour les performances de l’équipe s’améliorent on a le potentiel pour devenir la plus grosse fanbase de Corée.

  • Tu peux nous en dire plus sur le mouvement à Incheon?

Il y a plusieurs groupes à Incheon. Dans le passé il y avait des conflits entre les groupes, mais désormais tout le monde tire dans le même sens sans distinctions. « Blue Back » est le surnoms des fans d’Incheon, d’ultras à casuals, il y a beaucoup de variété de fan culture qui coexistent. Nous sommes aussi le public qui chante le plus et qui proteste le plus contre la corruption ou la programmation des matchs.

  • Et sur le mouvement en Corée?

Le football de club n’est pas très populaire en Corée. Le baseball et le l’équipe de football de Corée du Sud sont plus populaires. Cependant, même si le mouvement n’est pas énorme, il existe des fans à travers tout le pays qui suivent leurs équipes comme ils le peuvent. On retrouve souvent des drapeaux ultras dans les stades, comme la culture internet est très développée ici, la vitesse de propagation des fans culture étrangers est très rapide.

  • En Europe, la violence est très présente autour des stades, c’est la même chose chez vous?

Je ne sais pas pour les autres pays du coin, mais la violence est très rare en Corée. Il n’y a donc pas de culture hooligan avec des bagarres arrangées. Même une petite altercation dans un stade est reportée dans les médias et vivement critiquée. Néanmoins, le FC Seoul est battu à chaque fois par les fans d’Incheon United, c’est un fait évident 🤣.

  • Quel stade rêves-tu de visiter?

C’est une question difficile. Il y en a tellement que c’est dur de répondre. Ce qui me vient à l’esprit est celui de Copenhague, parce qu’ils postent toujours de superbes vidéos sur YouTube.

  • Tu préfères quoi entre un titre d’Incheon United en AFC Champions League et la Corée du Sud qui devient champion du monde?

Une victoire d’Incheon en Champions League, assurément. L’équipe nationale ne m’excite pas trop, c’est assez rare d’ailleurs de penser comme moi en Corée tant le nationalisme est fort!

Merci à Jiyou d’avoir répondu à nos questions, voici quelques photos que l’on peut joindre à cet échange.

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Du coup le résultat final?

Un bon vieux 0-0 des familles, pas grand chose à retenir sur le terrain, juste la belle animation en tribune.

Quelques photos de cette expérience groundhopping:

Ps: on m’a forcé à mettre des notes, saloperie de capitalisme.

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