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71$ CAD (environ 50€) Bloc 221
7.1

La ville

7.0/10

Le stade

9.0/10

L'atmosphère

6.0/10

Le football

5.0/10

L'expérience groundhopping

8.5/10

Pros

  • Le stade ouvert
  • Pouvoir circuler partout dans le stade

Cons

  • L'atmosphère
  • La fête foraine

Ayant eu l’opportunité de me rendre en Amérique du Nord pour mes vacances, je ne me voyais pas repartir en France sans avoir découvert au moins un stade! D’autant qu’avant cette rencontre, je m’étais rendu dans 99 stades différents. Il fallait donc que mon 100ème stade soit, à défaut d’être exceptionnel, unique. Le genre de stade dans lequel on peut aller qu’une seule fois dans sa vie.

Il y a 4 ans, en 2015, j’assistais déjà à une rencontre de Soccer Nord-Américain du côté du stade Saputo de Montréal, pour un certain Impact Montréal – Toronto FC. A l’époque, Didier Drogba plantait son doublé pour offrir la victoire aux Québécois dans une rencontre où les deux équipes étaient déjà certaines de se retrouver 4 jours plus tard pour les Play-off. Désormais, les deux équipes sont un peu plus décrochées de la course aux play-offs mais restent proches au classement. J’ai ainsi assisté à mon second “derby canadien” mais du côté de l’Ontario cette fois-ci. Un match retour en quelques sortes. Cela nous a permis de retrouver des noms connus, comme Bacary Sagna, capitaine et défenseur central de l’Impact, ou Nicolas Benezet, tout juste venu de Guingamp.

La ville

Toronto est situé dans l’Ontario. A une heure de la frontière américaine, le « petit New York » est sans conteste l’une des villes les plus multiculturelles du monde. On apprécie énormément la mentalité canadienne (100% politesse et zéro stress) tout comme la culture sportive omniprésente. Et pour cause, Toronto se veut être le premier ennemi américain sur le plan sportif tant il dispose de bonnes équipes : Raptors (Basket et champions 2019 de NBA), Maple leaf (Hockey) ou encore les Blue Jays (Baseball). Attention quand même si vous prévoyez de venir ici, le coût de la vie est assez chère (ville la plus chère du Canada pour le logement). Perso, j’ai eu la chance de me faire héberger. Niveau tourisme, la ville est immense. Il y a beaucoup de choses à voir mais on n’en est pas forcément dépaysé. Il faut apprécier les très grandes villes pour s’y épanouir. Perso, je préfère le Canada pour sa verdure.

Le stade

Le BMO Field est situé au Sud-Ouest de la ville. Il nous aura fallu plus d’une heure en métro et tramway pour y accéder depuis le Nord du vieux Toronto. Pourtant, il n’est pas situé très loin du centre-ville, d’où il est possible d’y accéder en moins de 20min via un métro express mais bien plus cher.

Nous étions placés dans la tribune « présidentielle », au deuxième niveau. Cela nous offrait une vue imprenable sur le stade, les buildings sur notre gauche, le Lac Ontario sur notre droite. On a choisi nos places sur Ticketmaster.com, seul site de vente pour la MLS (les ventes ne sont donc pas gérées directement par les clubs). Nous avons pris les places les moins chères. Même si nous étions excentrés, on s’en est quand même bien sorti !

Dès notre entrée, on apprécie les sièges rouges et la feuille d’érable qui ressort sur la tribune d’en face. On apprécie également les 4 tribunes différentes, qui nous offrent un stade ouvert et aéré bien loin des stades modernes. Les deux virages semblent bien pensés. Celui sur notre droite accueille le KOP et les différents groupes de supporters. Plutôt petit, il permet d’avoir un effet de masse et laisse peu de siège vide. La plupart des fans sont debout. On y trouve aussi beaucoup de bâches et drapeaux, dont un drapeau LGBT mis en évidence (Toronto est l’une des villes les plus mobilisées pour la cause des homosexuels). Le virage sur notre gauche n’en est pas vraiment un, car il y a très peu de siège. On trouve surtout un espace Bar pour se restaurer. Il s’agit surement du virage alloué aux partenaires. En parlant de partenaires, on retrouve beaucoup (trop) de publicités dans le stade. Bref, le stade d’une capacité de 30 000 places nous plaît bien.

L’ambiance

Nous sommes arrivés environ 1h30 avant le coup d’envoi. On est surpris par le monde sur les routes, aux couleurs rouge et blanche du TFC, alors que nous n’avions vu aucun signe du match auparavant. Nous trouvons rapidement une explication à cela en s’approchant du stade. Le BMO Field se situe dans la zone du Parc des Expositions où se tenait la CNE : la plus grande fête foraine du Canada. Celle-ci entourait le stade, nous étions donc obligés d’y passer. On y trouvait davantage de stand de bouffe que d’attractions, des peluches XXL et des concours pour gagner 1 Millions de dollars. Je vous laisse imaginer environ 20 000 personnes se rendant au stade, additionnées aux 90 000 visiteurs quotidiens de la CNE. C’était très difficile de circuler et cela rendait notre tour du stade habituel moins sympa. On l’a quand même fait non sans mal pour s’apercevoir qu’autour du stade, on trouvait des fans du TFC, mais aussi des Blues Jays ou des Raptors. Comme si l’on voulait avant tout mettre la ville en avant face aux voisins Québécois.

Ensuite, on décidait de rester proche de l’entrée de la fête foraine afin de guetter les arrivées des groupes de supporters. C’est difficile de s’imaginer comment est l’atmosphère d’avant-match sans cette fête foraine.

En 2015, nous avions pu nous rendre au sein du Bar des Ultras de Montréal et partir en cortège avec eux jusqu’au stade. Cette fois-ci, nous avons vu arriver le cortège des Ultras de Toronto au milieu de cette foule, sans que cela semble choquer grand monde. On a apprécié les nombreux t-shirts “FCK MTL”.

Cela nous démontre que la rivalité est bien présente, surtout du côté du TFC. Je me rappelle même de cette banderole en 2015 dans le parcage Torontois : « Hier, aujourd’hui et pour toujours : MTL Merde ».

On décide alors de suivre ce cortège, qui passe en-dessous du parcage des fans de Montréal. Cela donne lieu à des échanges de chants assez sympas, bien que le parcage soit tout en haut de la tribune. L’arrivée du cortège Torontois a véritablement lancé la rencontre. Avant ça, nous n’avions pas vraiment le sentiment que nous allions assister à une rencontre de football. On décide alors de rentrer dans le stade, environ 30min avant le coup d’envoi. On nous impose de terminer notre nourriture avant de pouvoir entrer, histoire de devoir consommer à l’intérieur. On apprécie le fait de pouvoir rentrer dans l’enceinte par n’importe quelle porte et ainsi faire le tour du stade de l’intérieur. On trouve une nouvelle fois beaucoup de stand de bouffe et c’est assez cher. Bières, dont la publicité est omniprésente, pop-corn au beurre ou hot-dog, vous avez le choix.

Une fois en tribune, le stade est encore bien clairsemé. Les fans ne semblent pas se précipiter pour voir l’échauffement. L’ambiance devient plus intéressante à l’entrée des deux équipes avec l’apparition du drapeau canadien dans la tribune d’en face, l’hymne canadien en guise d’animation et accompagné par des feux d’artifices lancés depuis la pelouse. On apprécie également des fumigènes à l’extérieur du stade, en haut d’un panneau publicitaire. Côté animation créées par les supporters, on apprécie le tifo des ultras de Toronto à destination de leurs homologues Québecois : « Forever in our Shadow » (Pour toujours dans notre ombre) avec Jozy Altidore mimant le geste de se taire.

Le stade s’est peu à peu rempli, nous sommes quasiment 25 000 mais certains fans n’auront vu que 60min de match tant ils sont arrivés tard et repartis tôt. Niveau service, ici le fait de se faire servir de la bière sur place semble être apprécié. On en profite aussi.

En ce qui concerne l’atmosphère, c’est à peu près tout ce que l’on retiendra tant le reste ne fût pas terrible. Hormis des « TFC » résonnant parfois dans l’enceinte, nous avions du mal à entendre les fans de Toronto, tout comme ceux de Montréal parqués tout en haut de la tribune d’en face et entourés par quelques stadiers. Même les chants « Fuck Montreal » ne prenaient pas. Pour illustrer le manque d’ambiance, on entendait parfois davantage la musique des manèges de la fête foraine que les chants des supporters et ça, c’était vraiment nul.

On peut quand même signaler l’atmosphère avant le deuxième but Torontois. Les fans ont lancé un clapping, on s’est mis à filmer pour la 1ère fois pensant que l’ambiance allait monter d’un cran. Cela n’a pas eu l’effet escompté, mais au moins nous avons pu filmer le but en direct comme vous le verrez. On apprécie quand même les fumigènes sur chacun des buts Torontois. Pour le reste, on vous laisse juger par vous-même.

Le football

Niveau football, autant le dire, ce n’était pas d’une grande qualité. La 1ère mi-temps fût médiocre. La 2nde nous a offert un peu plus de spectacle, mais les passes et contrôles ratés fût nombreux. Ce n’est de toute façon pas sur le football que l’on comptait prendre notre pied. Bojan (ancien du Barça) a ouvert le score pour l’Impact, avant que Delgado égalise et que Morrow donne définitivement l’avantage aux locaux.

L’expérience groundhopping

Bien que je pense que cela peut-être une expérience intéressante, la MLS ne m’a jamais vraiment attirée. J’ai surtout peur qu’il s’agisse un peu trop du « show à l’américaine ». Force est de constater que du côté Canadien, celui-ci reste raisonnable. Dans un continent où le Soccer n’est pas le sport roi, le Toronto FC se démarque bien. Véritable identité et fierté locale, il dispose d’un stade très sympa. On regrette bien sur le manque d’atmosphère, mais on pouvait s’attendre à pire, ce qui nous rend satisfait. On verra plus tard pour les USA.

 

Stade de Reims pour le cœur,
Liverpool FC pour la grandeur,
le reste comme Groundhopper !

Je comptabilise plus de 100 stades à mon actif à travers 8 pays différents. Une passion qui se vit au Stade !

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