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Barcelona SC (Guayaquil) – SD Aucas (Quito)

6$ General Sur
7.8

Le stade

8.0/10

Le football

7.0/10

L'atmosphère

9.0/10

La ville

6.0/10

L'expérience groundhopping

9.0/10

Pros

  • L'atmosphère et l'ambiance.
  • Tarifs très abordables.

Cons

  • Difficile d'accès en bus pour les non locaux.
  • Public clairsemé dans les autres tribunes.

La ville

En voyage en Amérique du Sud durant quelques mois, j’avais le souhait si l’occasion se présentait, d’assister au match d’un club local et de découvrir le style d’ambiance sud américain. La dite occasion s’est donc présentée lors de mon passage en Équateur et plus précisément dans la ville de Guayaquil. Cette dernière est la deuxième plus grande ville d’Equateur derrière la capitale Quito et compte plus de 2 millions d’habitants intra-muros. Cette ville est réputée pour sa vie agréable notamment due à sa richesse culturelle, naturelle et à sa proximité avec l’océan Pacifique. Elle n’en demeure pas moins une grande ville  Équatorienne à savoir très agitée et bruyante durant la journée.

Le club

Guayaquil possède 3 clubs évoluant en première division avec chacune un stade attitré. Le hasard du calendrier fait que la seule équipe jouant à domicile lorsque je suis présent est le Barcelona Sporting Club. Le « Barce » à été créé en 1925 par des fans du bien connu FC Barcelone, ce qui explique le nom du club ainsi que son logo qui est une copie quasi conforme de celui du club catalan. Le Barcelona est le club le plus titré du pays (15) et compte de nombreuses participations en Copa Libertadores dont 2 finales.

Obtenir un billet et aller au stade

Pour ce match contre Aucas (un des clubs de Quito), je me suis rendu à la boutique du club dans un centre commercial de la ville pour acheter ma place. Plusieurs tarifs m’ont été proposés 6$ en kop, ainsi que 8 et 10$ en tribunes latérales. Malgré les tarifs très raisonnables, j’ai choisi de prendre une place en Kop en espérant tomber dans la tribune animée.


Le stade dénommé El Monumental, aujourd’hui Monumental Banco Pinchincha (naming…) a une capacité de 57 000 places. Il est situé a l’ouest de la ville. Il est rapide de s’y rendre en taxi depuis le centre (5$) ou alors en bus (25 centimes) mais le réseau est assez compliqué à apprivoiser.

L’atmosphère

Je me dirige vers le stade environ 1h avant le coup d’envoi, l’engouement se fait déjà fortement ressentir. Des maillots aux couleurs du club dans la ville a chaque coin de rue, le boulevard longeant le stade bondé de supporters, et des personnes arrivant au stade par tous les moyens (notamment à bord de pick up pleins a craquer). Beaucoup de vendeurs de places au marché noir se trouvent aux abords du stade, je ne me suis pas renseigné pour savoir si les tarifs étaient plus intéressants.
Devant le stade au milieu de la foule des vendeurs à la sauvette haranguent la foule pour proposer toute sorte de nourriture et boissons comme à leur habitude dans le reste de la ville.

À l’entrée de la tribune une fouille correcte et sans abus est effectuée par les policiers (à comparaison de ce que l’on peut connaître en France). Je pénètre donc dans la tribune General Sur et prend place dans la partie inférieure, il n’y a pas de sièges, uniquement des gradins en béton à l’ancienne comme on aime. La General Sur est le fief de la barra brava Sur Oscura, une des plus importantes d’Equateur. La Sur Oscura est régulièrement sujet de tensions notamment pour des raisons politiques et a pu de ce fait être exclue du stade par le passé. Le climat étant encore tendu actuellement car c’est la période d’élection du bureau des socios.

Côte visiteur aucune présence à signaler, je n’ai même pas réussi à déceler l’endroit où se situe le parcage dans le stade.

Le match démarre dans une très bonne ambiance, les chants sont lancés par un membre de la barra au centre de la tribune à l’aide d’un sifflet ainsi que des tambours et trompettes à ses côtés. La moyenne d’âge de la tribune me paraît basse par rapport à l’Europe, les âges allant visiblement de 12 à 30 ans maximum. Assez rapidement les locaux ouvrent le score et font monter l’ambiance ainsi que la puissance des chants d’un cran. Petit à petit bon nombre de personnes retirent leur t-shirt pour les faire tourner au rythme des chants. Cela me permet d’apercevoir les très nombreux tatouages aux couleurs du club portés par les supporters.

Un penalty est sifflé en faveur de Barcelona. C’est repoussé par le gardien mais un coéquipier a suivi et double la marque. Toute la tribune exulte, mais cela se transforme en mouvement de foule, une bagarre éclate entre supporters. De nombreuses personnes courent vers le haut pour s’abriter tandis que d’autres descendent pour aller à l’affrontement. Je change de place aussi afin de ne pas me faire cogner pour une raison qui m’échappe. La tension redescend au bout de quelques minutes, les CRS locaux pénétrant dans la tribune sur la fin de échauffourée.

Le match se poursuivra dans une bonne ambiance et se terminera par une victoire de Barcelona malgré une réduction du score de l’équipe adverse en deuxième période.
Le stade se videra assez rapidement après la fin du match.

Le football

Concernant le football, le match à été plutôt plaisant. Le jeu était très ouvert et tourné vers l’offensive avec une bonne dose d’engagement de chaque côté. Mais ce jeu offensif chez chaque équipe laissait également place à de grosses lacunes défensives et des boulevards énormes pour les attaquants adverses. Même s’il s’agit d’un championnat non médiatisé chez nous comme peuvent l’être d’autres championnat sud-américains, le football était au rendez vous et agréable à regarder.

L’expérience groundhopping

En achetant ma place pour ce match, j’espérai vivre quelque chose de nouveau et dépaysant par rapport à mes expériences habituelles de stades. Force est de constater que je ne me suis pas trompé. J’y ai découvert une approche différente dans la manière d’encourager son équipe depuis la tribune et dans la façon de vivre le match. L’Equateur n’est pas une grande nation du football mondial mais est cependant un pays avec une grande culture du football. Cela se ressent au quotidien par le nombre impressionnant de personnes portant leurs couleurs, ce nombre étant décuplé les jours de match. Pour un fan inconditionnel cela ne peut donc qu’être un pur plaisir.

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