Maracanã, le tombeau des espoirs brésiliens

Il est des stades qui sont non seulement absolument mythiques mais présentent en outre une capacité d’attraction absolument démentielle. A Paris et dans sa banlieue proche, le Parc des Princes joue assurément ce rôle d’aimant. Plus au sud, dans ma Provence natale, le Vélodrome est l’édifice sportif à l’ombre duquel tous les minots ou presque grandissent en rêvant d’y fouler la pelouse – le stade Alexis Caujolle situé en face du Vel jouant le rôle de symbole de cette attraction incroyable. Il est des stades encore plus mythiques qui n’attirent pas seulement les rêves des enfants locaux mais de tout un pays, ainsi en est-il assurément du Maracanã, peut-être le plus mythique des stades du monde.

Le stade – dont le nom officiel est Estádio Jornalista Mário Filho (en hommage au journaliste sportif et écrivain du même nom) depuis 1966 – inauguré en 1950 pour la première coupe du monde accueillie par le Brésil a longtemps été le plus grand stade du monde avec une capacité de 200 000 places (capacité parfois dépassée par l’afflux de personnes). Si le Maracanã est aujourd’hui connu pour être le théâtre de l’affrontement des grandes équipes du championnat carioca lors de matchs de prestige – à la fois pour les matchs de championnat et pour ceux de Copa Libertadores – il est aussi synonyme de grande souffrance pour le peuple brésilien, pour ceux que l’on présente comme les rois du football mais qui n’ont jamais réussi à être prophète en leur pays.

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