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Calendrier de l’Avent – Episode 8 – 08/12 Stade Brestois 29

En ce 8 décembre, on s’intéressera au Stade Brestois.
Les Bretons, qui retrouvent la Ligue 1 cette saison, participent à leur quatorzième année dans l’élite.
Par conséquent, les rouges et blancs, après une magnifique saison en Ligue 2, ambitionnent de se maintenir en première division, avec le dix-neuvième budget du championnat.
Ainsi, nul doute qu’un maintien confortable cette saison permettrait au club de continuer à grandir, pour rêver peut-être un jour de regarder un peu plus haut encore.

#1 – Le Stade Brestois, petit club, grandes ambitions.

Photo letelegramme.fr Joie des joueurs lors de la victoire 3-0 face aux Chamois Niortais l’an dernier, au Stade Francis-Le Blé, permettant de valider leur billet d’accession pour la Ligue 1.

Le Stade Brestois fut fondé en 1950, à la suite de la fusion de cinq patronages locaux, dont fait partie l’Armoricaine de Brest, patronage local le plus célèbre, avec sa devise « Pen Huel », qui signifie « Tête Haute » en breton.
Le club reprend donc la place de l’Armoricaine en première division de Bretagne.

S’en suit alors une ascension fulgurante pour les débuts du SB29. En effet, les rouges et blancs accèdent à la CFA (actuellement l’équivalent de la N2) dès 1958.
Rempli d’ambition, le club va même monter en deuxième division en 1970.
Mieux encore, neuf ans plus tard, à la suite d’une magnifique saison, les bretons empochent leur ticket pour l’élite en terminant premier de D2.
Ainsi, pour la première fois de son histoire, le Stade Brestois va donc rejoindre les sommets du football français.

Cependant, la première expérience du SB29 à ce niveau se solde par une dernière place au classement et un retour en deuxième division.
Pour autant, cela n’anéantira pas le club, loin de là. En effet, les brestois remonteront en première division l’année suivante, en terminant, une nouvelle fois, premier de D2.
Par la suite, le Stade Brestois va se stabiliser dans l’élite, en terminant régulièrement en milieu de classement.

Néanmoins, en 1983, le club va changer de nom et se nommer le FC Brest Armorique, pour rappeler la position géographique du stade Francis-Le Blé.
Ce changement de nom est accompagné d’un changement de dimension pour l’équipe.
En effet, pour la saison 1986-1987, le club recrute des stars sud-américaines, et sous l’impulsion de son buteur vedette Gérard Buscher, les brestois termineront le championnat à une historique huitième place.
Alors que le club est à son apogée, une crise interne pointe cependant le bout de son nez.
L’entraîneur Raymond Kéruzoré est poussé vers la sortie. Puis, le club redescendra dans la foulée en D2, malgré une jeune génération prometteuse, dont fait partie Paul Le Guen et Vincent Guérin.

Cependant, là encore, les rouges et blancs remontent en D1 immédiatement, emmené par le buteur Roberto Cabanas.
Le FC Brest Armorique a alors fière allure pour son retour en première division.
Corentin Martins, David Ginola ou encore Stéphane Guivarc’h permettront, effectivement, au club de bien figurer dans l’élite.
Néanmoins, à la suite d’une nouvelle saison correcte en 1991, et d’une onzième place obtenue en championnat, le club sera relégué administrativement en deuxième division, à cause d’un déficit financier important.
Par voie de conséquence, le club est au bord de l’implosion, et les supporters sont excédés par la situation.
Cette dernière va même s’empirer durant l’été puisque l’équipe professionnelle sera dissoute. Ainsi, l’équipe réserve, évoluant en troisième division, deviendra l’équipe fanion pour la saison 1991-1992.

En 1997, le club, à nouveau nommé Stade Brestois depuis 1993, va même boire le calice jusqu’à la lie.
En effet, il sera relégué en CFA et vivra quelques saisons de purgatoire.

Cependant, en 2000, le club breton remonte en National en terminant champion de son groupe de CFA.
S’entame alors la renaissance du Stade Brestois qui, avec le jeune Franck Ribéry dans ses rangs, retrouvera la Ligue 2 en 2004.
Ainsi, le club respire à nouveau et aspirent à rejoindre à nouveau l’élite du football hexagonal.
Ce sera chose faite à la suite de la saison 2009-2010 où, entraîné par Alex Dupont, les rouges et blancs, finiront à la deuxième place.
Porté par un enthousiasme débordant, les brestois sont même leaders de la Ligue 1 après dix journées et une magnifique victoire contre l’AS Saint-Etienne.
Par la suite, le club peine à tenir le rythme et finira loin, mais maintenu, à la seizième place du classement.
La deuxième saison est du même acabit, et le club terminera alors quinzième.
Cependant, pour sa troisième saison consécutive en Ligue 1, et après le départ d’Alex Dupont, le SB29 ne fait plus le poids à ce niveau et termine lanterne rouge.

L’entraîneur emblématique fait donc son retour pour tenter de remonter le club.
Néanmoins, malgré des saisons correctes, le Stade Brestois ne parvient pas à retrouver l’élite.
Il faudra donc l’arrivée de Jean-Marc Furlan, qui aura travaillé durant deux ans pour répondre aux ambitions du club et rendre fou de joie les supporters brestois.
En effet, suite à la saison 2018-2019, le SB29 termine vice-champion de Ligue 2 et empoche son accession pour la première division, après avoir vaincu Niort 3-0 à domicile, mené par leur attaquant, Gaëtan Charbonnier.

Ainsi, le club, et son petit budget, redécouvre cette année la Ligue 1, plein d’ambition.
Après un excellent début de championnat et une cinquième place à l’issue de la onzième journée, les brestois semblent rentrer dans le rang.
Néanmoins, ils présentent un style de jeu très agréable grâce à Olivier Dall’Oglio.
De ce fait, nul doute qu’ils détiennent les armes pour obtenir un maintien confortable cette année, et prolonger ainsi la renaissance du club.

#2 – Le Stade Francis-Le Blé, enceinte vétuste abritant une belle ambiance.

Photo francebleu.fr Le Stade Francis-Le Blé, muni de 15 000 places.

Le Stade Francis-Le Blé, appelé anciennement Stade de l’Armoricaine, est situé à Brest et fut inauguré en 1922.
Il a donc la particularité d’être plus ancien que le club qui y évolue toute la saison.
Lors de la première montée du Stade Brestois en D1 en 1980, l’enceinte fut rénovée, avec l’ajout d’une nouvelle tribune latérale, permettant d’accueillir davantage de spectateurs.
Le stade prendra alors l’appellation de Francis-Le Blé, qui est le nom de l’ancien maire de la ville. Celle-ci deviendra propriétaire de l’enceinte, dans la foulée, en 1982.
Aujourd’hui, au vu de la vétusté du lieu et du mécontentement de certains supporters à ce sujet, le maire de Brest a annoncé des travaux de modernisation.
Ces derniers devront permettre au stade de tenir jusqu’à la création d’une nouvelle enceinte, prévue à Guipavas, près de Brest, pour 2022, soit cent ans après l’inauguration de Francis- Le Blé.
Cependant, ces projets et la maigre capacité du stade n’impactent pas, très loin de là, sur l’ambiance au sein de l’enceinte.
En effet, les supporters brestois sont connus pour leur passion du football, et ont l’art de pousser leur équipe, comme l’an dernier pour la montée en Ligue 1.

Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.
En ce sens, un maintien confortable de l’équipe cette saison suffirait à ravir les supporters. Cependant, quelques victoires de prestige à domicile contre les grosses cylindrées de la Ligue 1 permettrait aussi de mettre en exergue que si le stade Francis-Le Blé est vétuste et petit, il a au moins l’avantage d’abriter une magnifique ambiance, et encore plus lors des grosses affiches où le stade est toujours comble.

#3 – Interviews d’Arthur, de Yann, et de Jérôme, tous supporters du Stade Brestois, et abonnés au Stade Francis-Le Blé depuis de nombreuses années.

Arthur fêtant la montée en Ligue 1 l’an dernier.
Yann fêtant la montée en Ligue 1 l’an dernier.
Jérôme, arborant fièrement les couleurs du Stade Brestois.

1) Bonjour à tous. Pour commencer, pouvez-vous nous parler chacun de votre rapport au club du Stade Brestois et nous dire en quoi est-il particulier pour vous ?

Arthur : J’ai un rapport passionnel avec le Stade Brestois.
C’est mon frère qui m’a donné cet amour du maillot rouge et blanc. Il était abonné dans le kop ultra brestois, faisait tous les déplacements, et moi je le prenais comme exemple.
Ainsi, très jeune, je connaissais déjà les chants par cœur !

Yann : Comme pour de nombreux supporters brestois, cette passion pour le club vient avant tout d’une passion pour ma ville natale, Brest.
Je ne sais pas si c’est une spécificité brestoise, mais la quasi totalité des supporters du Stade Brestois sont fiers habitants de la ville.
C’est également mon cas, et de fait, c’est un héritage familial depuis plusieurs générations, y compris dans les grandes années de galères en CFA (actuellement l’équivalent de la N2). Je n’y ai donc évidemment pas échappé.
En fait, le Stade Brestois doit représenter 80% de nos conversations familiales depuis que je suis en âge de parler et d’aller au stade, c’est à dire depuis 2000 puisque je n’ai que 22 ans.
Si cela n’a pas toujours été facile de supporter le SB29, et que cela ne le sera pas toujours à l’avenir, c’est le club de ma ville et de celle de mes parents.

Jérôme : Personnellement, je suis fidèle supporter brestois depuis la saison 1985-1986.
C’est le club de ma ville de naissance. J’y ai donc connu mes premiers émois footballistiques.
Je n’ai jamais voulu changer de club de cœur, même lorsque le club est devenu amateur en 1991, après le dépôt de bilan !
Aujourd’hui, je prends plaisir à faire vivre la page « Ici c’est Brest » sur Facebook, Twitter et Instagram.

2) Que pensez-vous du stade Francis-Le Blé ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Arthur : Le Stade Francis-Le Blé a une histoire, une atmosphère particulière. On peut le comparer à un petit stade anglais avec les tribunes au bord du terrain, qui sont souvent pleines et qui dégagent une grosse ferveur.
En effet, malgré les 15 000 places, il y a une magnifique ambiance.

Yann : Il faut d’abord souligner qu’il a quelques points positifs.
En effet, je suis un très grand fan de sa localisation. Il est situé en plein centre-ville, ce qui n’est pas le cas de tous les autres stades que j’ai pu visiter, la palme revenant à Bordeaux.
Puis, niveau ambiance, j’ai la prétention de dire qu’on se débrouille franchement pas mal, malgré la faible capacité du stade et le mauvais agencement de celui-ci.
Globalement, on est sur un public plus actif que spectateur, au-delà même du kop.
C’est probablement lié à sa disposition, à l’anglaise, qui fait que les tribunes sont très proches du terrain, et où l’on se sent rapidement acteur du jeu.
Cependant, il y a également du négatif.
En effet, le stade tombe en ruine. Il n’est absolument plus aux normes, la tribune Kemper est dans un état déplorable, et le parcage visiteur est un manque de respect pour les supporters adverses.
Pour l’expérience d’un match, il a un côté vieillot très sympa je pense, mais à la longue, c’est usant et inquiétant.
Cela motive donc les projets de nouveaux stades.

Jérôme : Le Stade Francis-Le Blé est vieux et obsolète.
Cependant, c’est une enceinte qui a une âme, une ambiance unique à l’anglaise.
Il a tendance à faire peur à l’adversaire car le public est très proche de la zone de jeu.
Cela permet de transcender notre équipe lorsqu’il est plein.

3) Votre meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Arthur : J’ai plusieurs beaux souvenirs au sein de ce stade.
Pour commencer, ma première fois dans le kop durant la saison 2016/2017, dans un match très important contre Lens.
Cependant, mon meilleur souvenir reste le 10 mai dernier, lors du match de la montée et la victoire 3-0 contre Niort.
Il y avait une ambiance de folie, un stade en ébullition, des supporters en feu…

Yann : Me concernant c’est un match contre Saint-Etienne en 2010.
En effet, pour notre première saison en Ligue 1 depuis 1991, on se retrouve en tête du championnat après une éclatante victoire 2-0 sur les verts à la dixième journée !
C’était le pied !

Jérôme : Personnellement, mon meilleur souvenir est le match du retour dans l’élite en 2010 contre Tours, après 19 ans de purgatoire !

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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