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Calendrier de l’Avent – Episode 7 – 07/12 Dijon FCO

En ce 7 décembre, on s’intéressera au Dijon Football Côte-d’Or.
Les Dijonnais, aujourd’hui en Ligue 1, vivent la cinquième saison de leur histoire en première division.
En effet, le DFCO, club le plus jeune du championnat de part sa fondation tardive, est rempli d’ambitions et a pour objectif de se stabiliser au sein de l’élite.
Par conséquent, le quinzième budget de Ligue 1, tentera une nouvelle fois de se maintenir cette saison, en luttant certainement jusqu’au bout du championnat.

#1 – Le Dijon FCO, un jeune club ambitieux.

Photo footmercato.net Communion entre les joueurs et les supporters au Stade Gaston-Gérard, pour fêter la remontée du club en Ligue 1, à la suite d’une magnifique saison 2015-2016.

Le Dijon FCO fut fondé en 1998.
En effet, les deux clubs de la ville, que sont le Cercle Football Dijonnais et le Dijon Football Club, vont fusionner pour former le seul et unique club de la ville bourguignonne, avec Bernard Gnecchi comme président.

Le Dijon Football Côte-d’Or débute alors son histoire en CFA (l’équivalent de la N2 actuellement) lors de la saison 1998-1999.
Deux saisons suffiront aux rouges pour monter en National.
Cependant, au troisième échelon du football hexagonal, le club peine.
En effet, les deux premières saisons à ce niveau seront difficiles, et à chaque fois, le DFCO se maintiendra de peu.

Néanmoins, pour la troisième année des dijonnais en National, Rudi Garcia débarque en Bourgogne et professionnalisera le club.
Dès sa première saison, il fait passer un cap à l’équipe.
En effet, le DFCO termine quatrième, à trois points de la montée en Ligue 2.
De surcroît, en 2003-2004, le club se hisse jusqu’en demi-finale de la Coupe de France, après avoir éliminé notamment l’AS Saint-Etienne ou le RC Lens.
La saison se terminera même en apothéose avec une montée en Ligue 2, en terminant troisième du championnat, derrière le Stade de Reims et le Stade Brestois.

Dans l’ombre de leur voisin bourguignon, l’AJ Auxerre, le DFCO travaille donc, dans un premier temps, pour se stabiliser en deuxième division.
L’idée ambitieuse semble même de rejoindre rapidement les icaunais dans l’élite, pour un éventuel derby dont les supporters rêvent.
Ainsi, les premières années des rouges en Ligue 2 sont réussies.
En effet, les dijonnais, toujours sous les ordres de Rudi Garcia, terminent régulièrement dans la première partie du classement, sans pour autant obtenir le fameux sésame de l’accession en Ligue 1.

Cependant, en 2007, l’entraîneur part entraîner Le Mans FC.
Par conséquent, s’en suit une saison de galère, avec un maintien obtenu difficilement.
Malgré cela, le DFCO reste ambitieux.
La saison 2008-2009 sera alors marquée par l’arrivée d’Eric Carrière, ex-international français.
Pour autant, cela ne suffit toujours pas pour accéder à l’élite.

Il faudra donc attendre l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Patrice Carteron, et la saison 2010-2011 pour que le club obtienne sa montée en Ligue 1, emmené par leur attaquant uruguayen Sebastian Ribas, auteur de 23 buts.
Par voie de conséquence, pour la première fois de son histoire, le Dijon FCO atteint le sommet du football hexagonal.

Néanmoins, avec un petit budget, le club est encore trop juste pour la première division.
En effet, malgré une victoire de prestige au Vélodrome contre l’Olympique de Marseille en mars 2012, les dijonnais redescendent en Ligue 2, accompagné de leur rival auxerrois qui, après trente-deux saisons au premier échelon du football français, descendront également.
Le président historique du club, Bernard Gnecchi quitte alors le navire, suivi par Patrice Carteron, l’entraîneur de la montée.

Cependant, cela ne refroidit pas les ambitions du jeune club bourguignon, qui espère retrouver rapidement la Ligue 1.
Cela est chose faite lors de la saison 2015-2016.
A l’issue d’un magnifique championnat, les rouges terminent deuxième, derrière l’AS Nancy Lorraine, et reprennent ainsi la direction de l’élite.

Pour cette deuxième expérience en première division, le club semble mieux armé et a, dans ses rangs, des joueurs d’expérience comme Fréderic Sammaritano.
Ainsi, le DFCO se maintient lors de la saison 2016-2017, avant de réaliser le plus beau championnat de l’histoire du club en terminant onzième l’année suivante, notamment grâce à leur buteur Julio Tavares.
Néanmoins, l’an dernier, les rouges ont frôlé la descente et ne se sont sauvés qu’à l’issue des barrages.
Ils ont alors dominé le RC Lens dans un match sous tension, pour éviter la relégation.

Cette année encore, nul doute que le club bataillera pour son maintien.
Cependant, commençant à être habitué à la pression des fins de saisons délicates, le jeune club peut ambitionner de poursuivre l’aventure en Ligue 1.
Ainsi, les dijonnais continueront à écrire l’histoire du club, dans le but de ravir leurs supporters, qui aspirent à vibrer encore dans cette division.

#2 – Le stade Gaston-Gérard, petit, mais chaleureux.

Photo sospi.fr Le Stade Gaston-Gérard, muni de 15 000 places.

Le Stade Gaston-Gérard, situé à Dijon, dans le quartier Montmuzard, a la particularité, d’être bien plus ancien que le club qui y évolue toute la saison.
En effet, inauguré en 1934, sous l’impulsion de Gaston Gérard, député-maire de Dijon à l’époque, le stade était considéré comme vétuste et peu confortable lorsque le DFCO fut fondé.
En ce sens, en 2007, un projet de rénovation de l’enceinte voit le jour pour accueillir les matchs de niveau professionnel du club bourguignon.
En 2015, une nouvelle phase importante de travaux aura également lieu.

Ce stade convivial, et rénové, a donc aujourd’hui la chance d’accueillir des matchs de Ligue 1, pour le grand bonheur des supporters dijonnais.
Sa capacité de 15 000 places en fait l’un des plus petits stades de l’élite.
Pour autant, son taux de remplissage est l’un des meilleurs de Ligue 1, prouvant ainsi la passion des habitants dijonnais pour le sport, et plus particulièrement pour le football.
Par voie de conséquence, les joueurs dijonnais ont donc pour mission d’écrire l’histoire de cette enceinte, de former les souvenirs des supporters, qui sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.
En ce sens, un nouveau maintien de l’équipe et quelques glorieuses victoires contre les clubs majeurs du championnat permettront de satisfaire ceux qui suivent le DFCO, en attendant peut-être mieux les années suivantes, pour ce jeune club ambitieux.

#3 – Interview de Lesly Malouda, joueur du DFCO de 2009 à 2014, ayant disputé 69 matchs avec les rouges.

Photo sport24.lefigaro.fr Lesly Malouda, sous les couleurs du Dijon Football Côte-d’Or lors de la saison 2012-2013.

1) Bonjour Lesly. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du Dijon FCO et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Lesly : Le DFCO est le club qui m’a tendu la main et qui m’a permis d’avoir une seconde chance dans le monde du football professionnel.
Le président Bernard Gnecchi et le coach de l’époque Patrice Carteron m’ont fait confiance.
Il y a également des joueurs du club qui ont toujours été là pour moi et qui m’ont livré de bons conseils (Stéphane Morisot, Jacques-Désiré Périatambée, Eric Carrière, David Linarès, Michaël Isabey, ou encore Grégory Malicki).
Je n’oublie pas non plus celui que je considère comme un grand frère, Franck Grandel, pour qui j’ai eu un véritable coup de cœur là-bas.
Pour en revenir au club, il est très simple, convivial, familial.
De plus, Dijon est une très belle ville, qui est sportive, avec le football, le basket, le hand ou encore le hockey. Il fait bon y vivre et les gens sont extraordinaires.

2) Que penses-tu du stade Gaston-Gérard ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Lesly : Je n’ai que des bons souvenirs au Stade Gaston-Gérard !
L’enceinte a un public très sympa et un speaker extraordinaire, que j’adore car il est joyeux et dynamique. De même, Nino de la sécurité est adorable et très proche des joueurs.
Les tribunes de ce stade ont la particularité de ne pas être loin du terrain. Il y a donc une proximité avec les supporters.
Puis, le stade est bien situé dans la ville, bien desservi par les bus.
On peut s’y rendre en famille sans problème.
C’est aujourd’hui un stade en plein renouveau, que je vois lorsque je suis les matchs à la télévision depuis la Guyane.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Lesly : Mon meilleur souvenir est évidemment la montée en Ligue 1 avec une communion incroyable avec les supporters.
C’était une saison avec des moments vraiment très forts, deux ans après un retour dans le monde professionnel pour moi.
Je garde également un superbe souvenir de notre victoire 3-2 contre le PSG en huitième de finale de Coupe de la Ligue, c’état fabuleux !

Je profite de cette interview pour saluer tous les bénévoles, qui travaillent dans ce club et qui font un boulot énorme.
Puis, je souhaite bon courage au coach Stéphane Jobard, que j’ai eu en réserve lors de certains matchs et également en équipe première lorsqu’il était adjoint.
Je salue, enfin, David Linarès pour son beau parcours.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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