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Calendrier de l’Avent – Episode 6 – 06/12 Nîmes Olympique

En ce 6 décembre, on s’intéressera au Nîmes Olympique.
Les Nîmois, qui ont retrouvé la Ligue 1 à l’issue de la saison 2017-2018, disputent leur trente-cinquième saison dans l’élite.
En effet, les Crocodiles, portés par la ferveur populaire de la ville, détiennent une place importante dans la hiérarchie du football français.
Néanmoins, le club ne peut se targuer de son palmarès. Il pourrait même être considéré comme le Raymond Poulidor du football français, étant habitué aux places d’honneur, sans pour autant avoir obtenu un titre majeur.

#1 – Le Nîmes Olympique, en reconstruction dans l’élite après une longue attente.

Photo objectifgard.com Communion entre les joueurs et les supporters pour la montée en Ligue 1, au Stade des Costières, après une victoire 4-0 contre le Gazelec Ajaccio lors de la 37ème journée de Ligue 2.

Le Nîmes Olympique fut fondé en 1937 pour remplacer le Sporting Club nîmois, qui était le club professionnel de la ville depuis 1901.
Par conséquent, le club va démarrer son histoire en deuxième division.
Douze ans plus tard, les Crocodiles terminent à la première place du championnat et accèdent donc pour la première fois à l’élite du football français.

Les Nîmois se stabiliseront par la suite en première division.
Mieux encore, ils termineront trois saisons de suite à la seconde place du classement, entre 1957 et 1960, toujours derrière le Stade de Reims, qui marche sur l’eau à l’époque.
De surcroît, le club échoue deux fois en finale de Coupe de France, contre le Stade de Reims, encore une fois, en 1958, et face à l’UA Sedan Torcy en 1961.
Par voie de conséquence, malgré les années glorieuses du club, aucun trophée ne sera glané, et les gardois devront se contenter des places d’honneur.

Après avoir participé à ses premières rencontres européennes à la suite de ces bons résultats, le Nîmes Olympique fera un aller-retour en deuxième division, avant de finalement retrouver l’élite.
Le club va s’appuyer, à ce moment-là, sur son centre de formation, qui est l’un des meilleurs du football français.
Ainsi, portés par de jeunes joueurs talentueux, les nîmois terminent à nouveau à la deuxième position du championnat lors de la saison 1971-1972, cette fois derrière leur voisin marseillais.
Cela leur permet alors de retrouver la Coupe d’Europe.
Néanmoins, l’expérience sera de courte durée, avec une élimination au premier tour de la Coupe UEFA.

Par la suite, lors des années 1980, les Crocos rechutent en D2 et peinent à remonter, échouant régulièrement lors des barrages d’accession à la première division.
Il faudra donc attendre la saison 1990-1991, et le retour de Michel Mézy, dirigeant phare du club gardois, pour retrouver les sommets du football français.
Néanmoins, le club rate le titre de champion de D2 en s’inclinant face au Havre, premier de l’autre groupe de cette même division.
L’effectif affiché pour le retour en Ligue 1 des rouges et blancs a fière allure. En effet, Eric Cantona arrive même comme tête d’affiche.
Cependant, ce dernier ne laissera pas un souvenir incroyable à Nîmes, en mettant même un terme à sa carrière au milieu de la saison.
Le club digère mal son départ et se maintiendra de justesse.
Pour autant, la saison suivante est cauchemardesque et les nîmois retombent ainsi au deuxième échelon national, au terme de la saison 1992-1993.

Pour ce retour en deuxième division, les finances du club ne sont pas au beau fixe.
Les entraîneurs se succèdent alors pour tenter de remettre le club nîmois sur les rails en direction de l’élite.
Cependant, rien n’y fait. Le Nîmes Olympique ne se relèvera pas des errements de ses dirigeants et les rouges et blancs plongent même, pour la première fois de leur histoire, au troisième échelon du football hexagonal.

Au bord du dépôt de bilan, les clés du club sont confiées aux jeunes du centre de formation.
Une magnifique épopée en Coupe de France viendra alors redonner le sourire aux supporters nîmois.
En effet, les rouges et blancs éliminent l’AS Saint-Etienne ou encore le Racing Club de Strasbourg, et ne chuteront qu’en finale contre l’AJ Auxerre, qui dominait la Ligue 1 à cette époque.
Cet exploit, marqué par une nouvelle déception en finale, a néanmoins usé les gardois pour le championnat, qui sont passés tout près d’une relégation en quatrième division.

La saison suivante, les Crocos retrouvent la Division 2, emmenés par Mickaël Pagis et Frédéric Piquionne.
Néanmoins, après le départ des deux attaquants, le Nîmes Olympique rechutera en National, puis perdra son statut professionnel.

C’est alors seulement au terme de la saison 2007-2008, que les nîmois, entraînés par Jean-Luc Vannuchi, arrachent une remontée en Ligue 2, grâce à leur buteur Robert Malm.
Par la suite, après une nouvelle descente en National, suivie d’une remontée immédiate, le club subit un tourbillon médiatique néfaste pour sa réputation.
En effet, le Nîmes Olympique est accusé d’avoir truqué des matchs de Ligue 2 lors de la saison 2014-2015, en vue de son maintien.
Ainsi, huit points de pénalité seront infligés à l’équipe qui, sous l’impulsion de Bernard Blaquart, réussira quand même à se maintenir in-extremis.

Deux ans plus tard, lors de la saison 2017-2018, le Nîmes Olympique retrouve enfin la Ligue 1, quinze ans après, au terme d’une saison fantastique.
Cependant, la première saison en Ligue 1 du club l’est encore davantage avec une magnifique neuvième place en tant que promu, poussé par la ferveur populaire du Stade des Costières, qui attendait ce retour dans l’élite avec impatience.
Les rouges et blancs s’étaient notamment imposés au début de saison sur leur voisin marseillais par le score de 3-1, ce qui restera dans les mémoires des supporters.

Cependant, cette saison, l’enthousiasme est retombé.
Plombé par les départs de nombreux cadres de l’équipe, tels que Téji Savanier, les Crocos sont en eaux troubles.
Par voie de conséquence, les nîmois tenteront de se sauver, pour poursuivre la reconstruction de ce club historique du football français.

#2 – L’antre des Crocos et sa ferveur populaire.

Photo midilibre.fr Le Stade des Costières, muni de 18 000 places.

Le Stade des Costières, situé à Nîmes dans le quartier portant ce même nom, fut inauguré en février 1989.
Il contient 18 000 places, ce qui en fait un des plus petits stades de Ligue 1 en terme de capacité.
Cependant, cela n’impacte pas, très loin de là, sur l’ambiance au sein de l’enceinte.
En effet, les rouges et blancs sont toujours poussés par un stade qui sait se faire entendre, avec énormément de passion se dégageant des tribunes.
Les matchs face au Montpellier Hérault ou à l’Olympique de Marseille sont généralement très chauds, le stade étant comble. De surcroît, dans ces derbys à ne pas perdre, les supporters remplissent d’autant plus leur rôle de douzième homme.

Cependant, le 25 juin dernier, la ville de Nîmes et le président du club, Rani Assaf, se sont mis d’accord sur la vente du stade des Costières.
Ce dernier sera donc démoli fin 2022 et reconstruit à neuf pour 2024 ou 2025, avec éventuellement la construction d’un stade provisoire au Mas de Vignolles, disponible pour septembre 2022.
Actuellement à une moyenne de près de 14 000 spectateurs, la reconstruction d’un stade qui atteindra tout juste 15 000 places ne semble pas convenir à tous les supporters, qui considèrent que cela ne suffira pas pour les gros matchs.
Néanmoins, nul doute que la ferveur populaire des supporters nîmois et leur passion débordante pour le football demeurera, peu importe le stade et peu importe la division dans laquelle évolue l’équipe.

#3 – Interview de Valentin, supporter du Nîmes Olympique et abonné au Stade des Costières depuis son enfance.

Photo france3-regions.francetvinfo.fr Le kop nîmois dont fait partie Valentin depuis de nombreuses années.

1) Bonjour Valentin. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du Nîmes Olympique et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Valentin : Le Nîmes Olympique est un club que l’on peut qualifier de familial.
Il n’est pas rare de croiser les joueurs en ville et de pouvoir discuter avec eux. C’est quelque chose que l’on ne voit pas dans la majorité des clubs de Ligue 1.
Ce club est une histoire d’amour éternelle pour moi.
J’en suis tombé amoureux tout jeune et rien n’a bougé depuis ce temps, que l’équipe joue en National comme à l’époque, ou en Ligue 1 comme aujourd’hui.

2) Que penses-tu du stade des Costières ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Valentin : Le Stade des Costières a un style « old school », un peu dans la lignée des stades anglais.
Certes, il est un peu vieillissant, mais lorsque le public est chaud, c’est un régal d’être dans les tribunes, il est très chaleureux !

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Valentin : J’ai énormément de beaux souvenirs, que ce soit avec le club en général ou dans le stade.
Cependant, s’il fallait n’en choisir qu’un, ce n’est pas très original, mais je citerais forcément la montée en Ligue 1 en 2018.
Tout était parfait ce soir-là ! Le scénario était idéal, et le résultat tant attendu arriva enfin.
Je me souviens également d’une anecdote amusante qui reste finalement un bon souvenir.
Lors du match de montée en Ligue 2, il y a onze ans, je me suis tordue la cheville en fêtant le deuxième but nîmois.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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