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Calendrier de l’Avent – Episode 5 – 05/12 RC Lens

En ce 5 décembre, on s’intéressera au Racing Club de Lens.
Les lensois, aujourd’hui en Ligue 2, ont évolué durant cinquante-huit années au premier échelon national.
En effet, les sang et or, porté par une ferveur populaire hors norme, détiennent une place importante dans la hiérarchie du football français.
Néanmoins, si le club, champion de France en 1998, a connu de belles épopées européennes, il tente aujourd’hui de se reconstruire en deuxième division et de retrouver enfin l’élite, après plusieurs saisons décevantes.

#1 – Le RC Lens, club historique du football français, à la recherche d’un énième nouveau départ.

Photo lequipe.fr Communion entre les joueurs et les supporters à la suite de titre de Champion de France, à l’Abbé Deschamps, après un match nul obtenu contre l’AJ Auxerre.

Le RC Lens fut fondé en 1906 grâce à une idée du patron du café « Chez Douterlinghe », qui avait assisté à plusieurs rencontres de lycéens disputées sur la place Verte de la ville.
Le nom « Racing Club de Lens » est alors retenu en référence au prestigieux Racing Club de France de l’époque.

Cependant, ce n’est qu’en 1934 que les artésiens pourront évoluer en Division 2, avec l’apparition de son stade, anciennement appelé Félix Bollaert, qui était président du Conseil d’administration des mines de Lens.
Dès 1937, le club est promu en première division. Néanmoins, la guerre vient perturber les championnats, et lorsque ces derniers reprennent, le RC Lens ne fait plus le poids au premier échelon national et redescend, par conséquent, en seconde division en 1947.
Pour autant, le club retrouve des couleurs rapidement et remporte le championnat de Division 2, couplée d’une magnifique épopée en Coupe de France, en ne s’inclinant qu’en finale contre son voisin lillois.
S’en suit alors une belle période pour les lensois, même si elle restera frustrante pour les supporters.
En effet, les sang et or terminent deux saisons de suite à la seconde place du classement, en 1956 derrière l’OGC Nice, et en 1957 derrière l’AS Saint-Etienne.

Or, si le Racing semblait se stabilisait en première division à l’époque, l’activité déclinante des houillères et la situation financière inquiétante du club entraînent la chute du club.
Ainsi, pour la première fois après être entrés dans le monde professionnel, les artésiens rejoignent le monde amateur.

Néanmoins, lors de la saison 1974-1975, alors que le club est en pleine reconstruction, les lensois remportent une nouvelle fois le championnat de seconde division.
De surcroît, ils se hisseront jusqu’en finale de Coupe de France, pour s’incliner contre l’AS Saint-Etienne, qui dévorait tout sur son passage à ce moment-là.
Les stéphanois ayant réalisé le doublé coupe-championnat, cela va même permettre au RC Lens de disputer sa première Coupe d’Europe, la Coupe des Coupes.
L’expérience en Coupe d’Europe sera courte, mais le retour au sommet est malgré tout réussi pour les sang et or.
En effet, ils termineront, une nouvelle fois, à la seconde place de la première division, derrière le FC Nantes.

Cependant, là encore, alors que l’on croit que le club va enfin se stabiliser dans le haut du classement, celui-ci rechute en deuxième division.
Or, comme à chaque fois, la crise ne dure pas, et une seule saison suffit au Racing pour remonter.
A la suite de cela, s’en suit de belles saisons pour les lensois, avec une stabilité enfin trouvée grâce au président historique de l’institution.
En effet, Gervais Martel a débarqué à la tête de la présidence du RC Lens, qui deviendra, par voie de conséquence, un club majeur du football français.
Les Artésiens disputent alors régulièrement la Coupe d’Europe.
Puis, entraînés par Daniel Leclercq, ils toucheront le bonheur absolu un soir de mai 1998 en Bourgogne, après un nul obtenu contre l’AJ Auxerre, et un titre de champion de France plaçant les nordistes sur le toit du football français.
Une saison plus tard, les Lensois gagnent également la Coupe de la Ligue, grâce à leur attaquant Daniel Moreira qui marquera le but vainqueur en finale contre le FC Metz.
Le club est à son apogée. Il passe même tout proche d’une finale européenne, en ne s’inclinant qu’en demi-finale de Coupe UEFA (actuellement l’Europa League) contre Arsenal.
S’en suivront d’autres épopées de prestige en Coupe d’Europe et une victoire contre l’AC Milan en Ligue des champions, en 2002, qui restera dans les mémoires des supporters.

Cependant, en 2007, le club retombe dans ses travers.
L’emblématique entraîneur auxerrois Guy Roux ne parvient pas à gagner avec Lens, et Jean-Pierre Papin ne suffira pas à redresser la situation.
De ce fait, le club redescend en Ligue 2, et malgré des retrouvailles furtives avec la Ligue 1 de 2009 à 2011 et lors de la saison 2014-2015, le RC Lens peine à retrouver son standing.
Pire, lors de la saison 2017/2018, les lensois ne sont pas passés loin de la catastrophe en ne finissant qu’à la 14ème place du classement de L2, après un début de saison cauchemardesque avec sept défaites en sept matchs !

Cependant, le club, tourmenté, il y a quelques saisons, par les interdictions de recrutement et les auditions de la DNCG, semble aujourd’hui retrouver un peu de stabilité, encore une fois.
Ainsi, après une saison 2018/2019 qui a amené le RC Lens aux portes de la Ligue 1, la saison 2019/2020 semblerait pouvoir être, enfin, pour ce club historique, la saison de la réussite.
De ce fait, un retour au premier plan, pour un club qui le mérite pleinement, est fortement espéré par les supporters, qui n’osent même pas envisager une sixième saison consécutive en Ligue 2.

#2 – Un stade à la ferveur populaire incroyable.

Photo rclens.fr Le Stade Bollaert-Delelis, muni de 38 000 places.

Le Stade Bollaert-Delelis, situé à Lens, a la particularité, comme le stade de Roudourou de Guingamp, de détenir une capacité supérieure à la population de la ville.
En effet, construit en 1932 pour ouvrir une année plus tard, il contient 38 000 places pour 30 000 habitants lensois.
Cependant, cela n’impacte pas, très loin de là, sur l’ambiance au sein de l’enceinte.
En effet, même aujourd’hui en Ligue 2, celle-ci accueille régulièrement 30 000 spectateurs, avec une ferveur incroyable.
De surcroît, un chant légendaire « Les Corons », écrit par Pierre Bachelet, est repris à chaque mi-temps par les supporters lensois. Cette hymne a pour objectif de célébrer l’identité ouvrière du club, pouvant ainsi faire frissonner n’importe quel fan de football.
Il convient également de mettre en exergue que ce stade est indissociable de sa tribune Marek, qui a la particularité, pour une latérale, d’accueillir le kop lensois.
Depuis 2018, elle fait partie des rares tribunes debout autorisées par la Ligue, qui étaient interdites depuis la catastrophe de Furiani en 1992.
Cela ne rend que plus belle l’ambiance et les mouvements des supporters qui remplissent cette tribune.
Ceci, d’autant plus lorsque l’on sait que beaucoup considèrent les fans lensois comme le meilleur public de France.

Ce stade et ses supporters ont eu la chance d’accueillir de nombreux matchs européens, et notamment deux campagnes de Ligue des Champions.
Néanmoins, l’enceinte est également connue pour avoir été l’hôte de compétitions majeures comme l’Euro 1984, la Coupe du monde 1998 (avec un huitième de finale historique entre la France et le Paraguay) ou encore l’Euro 2016.
Pour autant, il semble optimiste de penser que le luxe de recevoir cette dernière compétition suffit à satisfaire les fans lensois, affamés de gros matchs de leur club.
Par voie de conséquence, ce stade, et surtout ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade, et d’autant plus au Stade Bollaert-Delelis grâce à la ferveur présente.
En ce sens, retrouver la Ligue 1 à la fin de la saison permettrait au sang et or de revenir à la place qui est la sienne, de se rappeler ses glorieuses saisons, qui ont fait ce que le club est devenu, un club historique du football français.

#3 – Interview de Willy, supporter du RC Lens et abonné du Stade Bollaert-Delelis depuis de nombreuses années.

Photo rclens.fr Tifo pour les vingt-cinq ans des Red Tigers, groupe ultra du Racing Club de Lens auquel appartient Willy.

1) Bonjour Willy. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du RC Lens et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Willy : Mes parents et ma famille sont supporters du Racing, donc ce club est particulier pour moi. Puis, j’ai rencontré ma femme dans le stade du club.
De plus, on ressent vraiment la passion pour le RCL dès que l’on rentre dans la ville.
C’est un football très populaire, et c’est ce qu’on aime par dessus tout.

2) Que penses-tu du stade Bollaert ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Willy : Le Stade Bollaert-Delelis est un beau stade à l’anglaise avec quatre tribunes au lieu des virages, comme dans les stades modernes.
Je pense que la capacité pourrait être supérieure car lors des gros matchs, le stade est comble.
Ils attirent les gens car il est mythique pour de nombreuses personnes, donc c’est un stade à faire forcément.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Willy : Mon meilleur souvenir, avec le club et dans ce stade, est la victoire en Coupe UEFA contre le Celta Vigo lors de la saison 1999/2000. C’était une ambiance magnifique !
Puis, le scénario du match fait que c’est un souvenir incroyable. On perdait 1-0 et on finit par gagner 2-1 pour une place en demi-finale de Coupe d’Europe.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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