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En ce 3 décembre, on s’intéressera à l’En Avant Guingamp.

Les Guingampais, aujourd’hui en Ligue 2, ont évolué durant treize années au premier échelon national. En ayant un budget réduit et une commune ne comportant que 7 000 habitants, le club a marqué le football français, en gagnant deux coupes de France et en jouant la Coupe d’Europe à deux reprises.

Les Costarmoricains ont connu une ascension fulgurante sous l’ère Le Graët, et s’inscrivent donc aujourd’hui dans la hiérarchie du football français.

 

#1 – L’En Avant Guingamp, de petits moyens pour de beaux résultats.

Photo eaguingamp.com Lors de la victoire en Coupe de France en 2009, avec les joueurs et le président de l’époque, Noël Le Graët.

 

L’En Avant Guingamp est fondé en 1912 par Pierre Deschamps. Les rouges et noirs végètent alors au niveau amateur dans les divisions régionales.

Néanmoins, l’arrivée de Noël Le Graët, président historique du club, dans les années 1970, permet de donner une nouvelle dimension au club.

Ce dernier enchaîne les montées, jusqu’à la Ligue 1, pour la première fois en 1995.

 

Les débuts de l’équipe au plus haut niveau seront exceptionnels pour une si petite commune.

En effet, à la suite de cette montée historique, les guingampais remportent la Coupe Intertoto en 1996 et participent, par voie de conséquence, pour la première fois, à la Coupe de l’UEFA (l’équivalent de la Ligue Europa aujourd’hui).

De surcroît, ils atteignent la finale de la Coupe de France en 1997, et ne s’inclinent qu’aux tirs aux buts contre l’OGC Nice.

Le club n’a donc aucun complexe à évoluer dans l’élite.

 

Néanmoins, lors de la saison 1997-1998, les costarmoricains termineront seizièmes du championnat et redescendront ainsi en deuxième division.

L’idée est donc de remonter rapidement au premier échelon national.

Pour parvenir à cela, le club prendra encore une autre dimension avec l’arrivée de Jean-Pierre Papin, l’ancien attaquant international, en juin 1998.

Celui-ci arrive en Bretagne pour finir sa carrière, mais faute de résultats convenables du club, il quittera rapidement l’En Avant Guingamp, qui traverse une période de doute.

Cette dernière s’éteindra rapidement avec l’arrivée de Guy Lacombe, qui permettra au club de retrouver la première division à la suite de la saison 1999-2000.

Par la suite, un duo d’attaque bien connu de la Ligue 1 fera sa naissance, avec Florent Malouda et Didier Drogba. Les deux joueurs porteront l’équipe jusqu’à la septième place, en ne finissant qu’à trois points de la qualification pour la Ligue des champions, et à six points du titre de champion de France.

 

Cependant, Didier Drogba, comme Florent Malouda quitteront le club en mai 2003. Cela entraînera immédiatement la chute des rouges et noirs en Ligue 2.

De surcroît, le club peine à remonter en première division.

C’est alors finalement une épopée en Coupe de France, en 2009, qui permettra au club de refaire parler de ses belles performances.

En effet, au terme d’une fabuleuse compétition, les guingampais viennent à bout de leur voisin rennais en gagnant 2-1. Par conséquent, ils décrochent le premier trophée national de leur histoire.

Néanmoins, l’après-épopée est compliquée. Après un parcours en Coupe d’Europe sans saveur, les guingampais redescendent même en National.

Ce n’est donc qu’en mai 2013 que le club retrouve l’élite, porté par le milieu de terrain Gianelli Imbula.

L’année suivante, ils rééditent l’exploit en Coupe de France, une nouvelle fois contre le Stade Rennais en finale au Stade de France.

Par la suite, les bretons, entraîné par Jocelyn Gourvennec, disputeront donc la Ligue Europa, et réussiront à atteindre les seizièmes de finale de la compétition.

 

Depuis cela, avec les nombreux départs de joueurs majeurs et de l’entraîneur, le club traverse malheureusement une nouvelle période complexe, amenant même la descente des costarmoricains en Ligue 2 l’été dernier.

La seule éclaircie fut un bon parcours en Coupe de la Ligue, conclu par une finale perdue contre Strasbourg aux tirs aux buts, en mars 2019.

Par conséquent, les rouges et noirs sont en phase de reconstruction, une nouvelle fois, pour écrire encore un peu plus l’histoire de ce club historique, en tentant de retrouver la Ligue 1 dans les saisons à venir.

 

#2 – Un stade dans la lignée de l’ascension du club.

Photo Football.fr Le Stade de Roudourou, muni de 19 000 places.

 

 Le Stade de Roudourou détient cette appellation car il est situé dans un quartier portant son nom, au nord-ouest de la commune de Guingamp. Il fut construit en 1989, à l’initiative de Noël Le Graët, l’ancien président du club.

L’inauguration du stade aura lieu le 21 janvier 1990 pour la réception du Paris-Saint-Germain, avec une capacité de 12 000 places à l’époque.

La première rénovation au Roudourou aura lieu en 1997, avec la construction de tribunes derrière les buts, portant la capacité du stade à 18 000 places.

Puis, en 2014, à la suite de la qualification des rouges et noirs en Coupe d’Europe, l’enceinte sera une nouvelle fois embellie, avant une nouvelle vague de travaux en 2018, pour atteindre une capacité de 19 000 places.

Ainsi, du fait de ses diverses rénovations, le stade a aujourd’hui un nombre de places quasiment égal au triple de la population guingampaise !

De surcroît, si ce stade a eu la chance d’accueillir des matchs de Coupe d’Europe, il a également reçu, à deux reprises, des matchs internationaux de l’Equipe de France en 2009 contre les Iles Féroé, puis en 2018 contre l’Islande.

Cette enceinte, à l’image de son club, a la réputation d’avoir une ambiance familiale et chaleureuse. Néanmoins, la tribune Ouest, dite « Tribune Umbro » fait toujours du bruit, même en Ligue 2 aujourd’hui.

Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.

En ce sens, le club a pour ambition de créer de nouveaux exploits, pour permettre au Roudourou de vibrer, comme à ses plus belles heures.

 

#3 – Interview d’Erwin, abonné au Stade de Roudourou durant plusieurs années, et faisant toujours les déplacements à ce jour malgré sa vie en Angleterre.

 

Photo du kop guingampais lors du centenaire du club en 2012, réalisée par Erwin, habitué à prendre de nombreuses photos lors de ses venues au Stade de Roudourou.

 

1) Bonjour Erwin. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club de l’En Avant Guingamp et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

 

Erwin : Je suis né à Guingamp trois ans avant la première montée du club en D1. Si nous n’avons jamais suivi de très près le football dans la famille, je regardais les résultats dans le journal tous les week-ends.

Par la suite, j’ai écouté les matchs à la radio, jusqu’à mon premier match au Roudourou en 2000.

Je n’ai pu aller qu’une quinzaine de fois au stade entre 2000 et 2010 car nous habitions assez loin de Guingamp.

Cependant, j’ai eu le permis l’année de notre descente en National, tout un symbole, et j’ai pu monter au stade tous les quinze jours ou presque. Par conséquent, je suis devenu accro au stade.

Selon moi, c’est un club particulier car on est dans une ville de 7 000 habitants et que l’on a un stade de 18 000 places. Ainsi, la seule animation dans la semaine dans cette ville c’est le match du week-end.

De même, par son histoire, le club est particulier. La façon dont L’en Avant Guingamp a gravi les échelons, porté par Noël Le Graët, qui a clairement voulu ce que le club est devenu, pour arriver dans le milieu professionnel, c’est exceptionnel et cela fait l’identité du club. On a remporté des trophées, joué la Coupe d’Europe, ce qui est génial pour une si petite ville.

 

2) Que penses-tu du stade de Roudourou ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

 

Erwin : Je trouve ce stade magnifique. Les derniers travaux d’aménagement et le petit coup de peinture sur les tribunes ont clairement embelli le Roudourou.

C’est un stade à taille humaine, avec une configuration proche des stades à l’anglaise. Il me fait toujours penser à Villa Park, le stade d’Aston Villa, qui est un de mes stades anglais préférés, à une échelle différente bien entendu.

Puis, pour avoir fait toutes les tribunes, y compris le parcage, on a toujours une bonne vision sur la pelouse, et cela constitue un plus non négligeable.

De plus, il y a toujours de la ferveur. En effet, malgré notre public très familial et bon enfant, on arrive à avoir une ambiance très correcte sur la plupart des rencontres, poussé par un Kop qui ne lâche jamais rien.

 

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

 

Erwin : Je peux citer trois meilleurs souvenirs.

Selon moi, le plus beau de tous, c’est la demi-finale de Coupe de France en 2014, remportée 3-1 après des prolongations folles contre le Monaco de Berbatov, Fabinho, James Rodriguez, etc. Je n’ai jamais vu le stade aussi bouillant, c’était une ambiance de dingue !

Le second souvenir fou, selon moi, est le seizième de finale d’Europa League contre le Dynamo de Kiev. C’était un scénario incroyable, avec un stade en feu encore une fois.

Enfin, je garderais forcément un souvenir fantastique de la finale de la Coupe de France 2014, au Stade de France, contre Rennes, qui fut la consécration.

 

Arthur Léonard

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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