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Calendrier de l’Avent – Episode 23 – 23/12 Olympique Lyonnais

En ce 23 décembre, on s’intéressera à l’Olympique Lyonnais.
Les Lyonnais, de retour en première division depuis 1989, participent à leur soixante-et-unième année au premier échelon national.
En effet, l’OL, depuis l’arrivée de Jean-Michel Aulas à la présidence du club en 1987, est considéré comme l’un des meilleurs clubs français.
Il fut même au sommet de la Ligue 1 durant les années 2000, avec une série inédite de sept titres consécutifs de champion de France.
Depuis cette glorieuse époque, les Gones se stabilisent au sein des premières places du championnat, sans pour autant pouvoir rivaliser avec le PSG de l’ère qatari.
Ainsi, par le biais de la nouvelle ère qui débute avec le Parc OL, l’Olympique Lyonnais espère un jour, retrouver un niveau semblable à celui de son apogée.

1 – L’Olympique Lyonnais, un club façonné par son président ambitieux.

Photo lemonde.fr
Communion entre les joueurs et les supporters à la suite du premier titre de Champion de France du club en 2002, au Stade de Gerland, après une victoire 3-1 contre le RC Lens.

En août 1950, l’Olympique de Lyon et du Rhône est fondé, afin de remplacer le Lyon Olympique, créé, lui, en 1896, qui préférait mettre en avant la section rugby du club.
Oscar Heisserer, entraîneur de l’ancien club lyonnais, prendra alors les rênes de la nouvelle formation lyonnaise en D2.
Les débuts de l’équipe sont excellents puisque les lyonnais terminent à la première place du championnat et accèdent à l’élite dès 1951.
Néanmoins, l’année suivante, le club redescendra en deuxième division, après s’être classé à l’avant-dernière place.
Pour autant, à nouveau promu en 1954, les rhodaniens réussiront à se maintenir jusqu’en 1962 sans trop de difficultés.
En effet, lors de la saison 1962/1963, le club va passer un cap, en atteignant la cinquième place du championnat, puis la quatrième l’année suivante.
De surcroît, les Gones écrivent la première ligne de leur palmarès. Ils remportant effectivement la Coupe de France en 1964, grâce à une victoire face aux Girondins de Bordeaux en finale, alors qu’ils avaient échoués eux-mêmes en finale l’année précédente, contre l’AS Monaco.
De ce fait, le club va disputer ses premières compétitions européennes, avec notamment une première épopée, puisque les lyonnais se hisseront jusqu’en demi-finale de C2 en 1964.

Par la suite, après une belle sixième place obtenue en 1965, les Gones connaîtront la monotonie du milieu du classement durant plusieurs saisons.
Ainsi, seule une deuxième victoire en Coupe de France en 1967, porté par le buteur Fleury Di Nallo, parviendra à égayer les performances moyennes des rhodaniens.
Un nouveau cycle va alors démarrer dans les années 1970 avec les arrivées, notamment, de Bernard Lacombe et Raymond Domenech.
Cela permet au club d’obtenir une prometteuse cinquième place de D1 en 1972, avant de se placer pour la première fois de leur histoire sur le podium en 1974, et de rééditer cette performance l’année suivante.
De plus, l’OL remporte une troisième Coupe de France en 1973, grâce à une victoire face au FC Nantes en finale de la compétition.
Le club s’installe donc à la table des meilleures équipes du championnat, même s’il n’est jamais en mesure de se mêler à la lutte pour le titre à cette époque.

Cependant, l’Olympique Lyonnais a de profonds problèmes financiers en 1977.
Ainsi, le club est obligé de vendre ses meilleurs joueurs, ce qui le conduit aux dernières places du classement.
Lors de la saison 1982/1983, après plusieurs saisons compliquées, les Gones sont relégués en D2, alors qu’ils détenaient à cette époque le record de la plus longue période consécutive en D1, avec vingt-neuf années consécutives.

Alors que l’Olympique Lyonnais est toujours placé sur le podium depuis sa descente en D2, il ne parvient pas à remonter pour autant.
Néanmoins, avec l’arrivée de Jean-Michel Aulas en 1987 pour diriger le club, l’OL va prendre une autre dimension.
En effet, le dirigeant fait revenir Raymond Domenech pour entraîner l’équipe, et la montée dans l’élite est acquise dès 1989.
De surcroît, après seulement deux saisons au premier échelon national, les Gones se qualifient pour l’Europe, même si cela ne donnera pas grand chose, et que la formation lyonnaise frôlera même une nouvelle relégation la saison suivante.

Cependant, en 1995, l’OL revient sur le podium, finissant deuxième derrière le FC Nantes, intouchable à cette époque.
L’équipe se renforce entre chaque saison et monte clairement en puissance, terminant à nouveau sur le podium en 1999 et en 2000.
Mieux encore, pour la saison 2000-2001, grâce notamment au recrutement de l’attaquant Sonny Anderson, les rhodaniens terminent deuxièmes du championnat, encore derrière le FC Nantes, mais remportent la Coupe de la Ligue face à l’AS Monaco, son premier trophée national depuis 1973.

Sur leur lancée, en 2002, les lyonnais soulèveront leur premier titre de Champion de France, finissant juste devant le RC Lens, grâce à une victoire sur l’équipe nordiste lors de la dernière journée.
L’année suivante, Paul Le Guen, qui sera entraîneur du club de 2002 à 2005, a remplacé Jacques Santini, mais le scénario est similaire.
Le club rhodanien va alors remporter sept titres de Champion de France consécutifs, et est au sommet du football français à cette époque.
Les Coupet, Abidal, Juninho, Malouda, ou encore Benzema, sont assis sur le toit du football français, mais peinent à passer un cap en Ligue des champions.
En effet, durant cette période, Lyon ne passera jamais les quarts de finale de la compétition, en étant notamment malheureux face au PSV Eindhoven en 2005, en s’inclinant aux tirs aux buts.
De même, malgré sa domination flagrante en championnat, les Gones devront attendre la saison 2007/2008 pour réaliser un doublé coupe-championnat, en remportant une quatrième Coupe de France.

En 2008, de nombreux cadres quittent le club, et l’OL ne parvient pas à conserver son titre, terminant troisième du championnat.
La saison suivante, les Gones, menés par le buteur Lisandro Lopez terminent vice-champion de France et se hisseront, pour la première fois de leur histoire, jusqu’en demi-finale de Ligue des champions, s’inclinant face au Bayern Munich.

Depuis cette période, les lyonnais terminent donc chaque saison entre la deuxième et la cinquième place du championnat, sans pour autant parvenir à concurrencer le PSG de l’ère qatari.
Le club a longtemps misé sur son centre de formation, qui est certainement le meilleur de l’Hexagone, pour assurer des places qualificatives pour l’Europe.
Aujourd’hui, Jean-Michel Aulas, le président du club rhodanien, se base sur une nouvelle stratégie en achetant de jeunes joueurs talentueux à des petits clubs, ou en formant des espoirs du football au centre de formation de l’OL, avant de les vendre cher aux grosses écuries européennes.
Ainsi, cela permet au club d’assurer régulièrement une place sur le podium de la Ligue 1 et de jouer, par voie de conséquence, la Ligue des champions.
Pour autant, pour que l’OL renoue avec ses plus belles heures, il faudra plus que cela.
De ce fait, la nouvelle direction sportive autour de Juninho, qui peine cette saison, a peut-être seulement fait un faux départ, avant d’envisager éventuellement bien mieux pour les saisons à venir.
Pour autant, cela semble compliqué d’envisager que le président historique du club, Jean-Michel Aulas s’en aille sans un nouveau titre de champion de France, ou un nouveau trophée.

2 – Le Groupama Stadium, un stade moderne, paré pour les grandes soirées européennes.

Photo olympique-et-lyonnais.com
Le Groupama Stadium, muni de 59 000 places

Le Groupama Stadium fut inauguré en janvier 2016.
Il dispose d’une capacité de 59 000 places, ce qui en fait alors le troisième plus grand stade de l’Hexagone, et le vingt-septième d’Europe.
Ainsi, il est l’un des plus récents stades du pays, construit sur la volonté de Jean-Michel Aulas, afin de remplacer l’historique Stade de Gerland, datant, lui, de 1920.
La nouvelle enceinte prendra alors le nom de Groupama Stadium en 2017, un an et demi après sa création, selon le concept de naming.
Elle abrite les rencontres de l’Olympique Lyonnais depuis son inauguration.
De plus, le club rhodanien est l’un des seuls clubs de football professionnels français à être propriétaire du stade dans lequel il évolue, avec les deux clubs d’Ajaccio, et l’AJ Auxerre.
Néanmoins, au vu des résultats en dents de scie du club depuis 2016, cela n’a évidemment pas permis aux supporters de détenir autant de bons souvenirs dans ce stade qu’à Gerland, qui a connu la glorieuse époque des Gones.
Pour autant, il a eu l’honneur, malgré tout, de recevoir les dernières campagnes européennes de l’OL, et notamment un huitième de finale aller de Ligue des champions face au FC Barcelone, en février dernier.
De surcroît, le Groupama Stadium a accueilli six matchs du dernier Championnat d’Europe, avec notamment la demi-finale entre le Portugal et le Pays de Galle.
Puis, il a reçu la finale de la Ligue Europa entre l’OM et l’Athlético Madrid en 2018, avant d’accueillir les demi-finales et la finale de la Coupe du monde féminine l’été dernier.
Enfin, le stade a été présélectionné par le comité de candidature de Paris pour les Jeux Olympiques 2024, afin de recevoir les rencontres de football.

Cette magnifique enceinte moderne, que l’on peut considérer comme l’une des deux ou trois plus belles de France, est régulièrement remplie, avec un taux de remplissage de 84% la saison dernière.
De surcroît, les kops lyonnais, toujours présents dans les virages, ont la réputation d’être actifs et passionnés, et de remplir pleinement leur rôle de douzième homme.
Cependant, cette saison, avec les performances très moyennes de l’équipe, les supporters rhodaniens n’hésitent pas à faire part de leur mécontentement régulièrement, mettant en exergue qu’ils attendent mieux de leur club favori, quitte à être en conflit avec la direction.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade, d’autant plus au Groupama Stadium, au vu de la beauté de l’enceinte.
En ce sens, si l’OL venait à renouer avec des performances semblables à celles de ses glorieuses époques, nul doute que les supporters lyonnais garniront les travées du Groupama Stadium, et que l’historique Stade de Gerland sera peu à peu oublié, même s’il restera forcément dans les mémoires des plus fidèles supporters du club.

3 – Interview de Zakarie, supporter de l’OL depuis de nombreuses années et habitué du Groupama Stadium.

Photo de Zakarie, arborant fièrement les couleurs lyonnaises au Groupama Stadium.

1) Bonjour Zakarie. Pour commencer, peux-tu nous parler de ton rapport au club de l’Olympique Lyonnais et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Zakarie : Je suis supporter de l’OL depuis tout petit, et notamment grâce à la saison 2005/2006 où l’équipe finit championne avec 84 points et les Juninho, Fred, Caçapa, ou encore Coupet.
C’est un club particulier pour moi puisqu’il me fait vibrer, même avec nos galères actuelles !
Enfin, aujourd’hui, même si j’habite à Paris, je me rends encore au stade de temps en temps pour supporter l’équipe.

2) Que penses-tu du Groupama Stadium ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Zakarie : Selon moi, le Groupama Stadium est vraiment une franche réussite.
Le stade est très bien pensé, pour un supporter de l’OL, comme pour un groundhopper.
Il est grand, connecté, accessible et les places ne sont vraiment pas chères.
Je pense que, pour le supporter de l’OL qui ne s’est jamais rendu dans le stade, y aller est l’occasion de voir son équipe.
Il verra alors que la facilité pour s’y rendre est incroyable. En effet, il y a des trams, des bus, et d’autres moyens de transport encore qui facilitent l’accès à l’enceinte.
Puis, toutes les boutiques à l’intérieur et autour du stade, c’est vraiment sympa.
S’agissant du groundhopper, aller au Groupama Stadium sera l’occasion pour lui de découvrir un beau stade avec énormément de qualités pour un coût assez faible.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Zakarie : Je pense que mon meilleur souvenir de l’OL est le PSG-OL du titre en 2006.
C’était mon premier match au stade, au Parc des Princes, qui a fait vibrer l’enfant de dix ans qui voyait un match de football de son équipe pour la première fois.
Pour citer un match au Groupama Stadium, le dernier match que j’ai vu Lyon-Leipzig reste un bon souvenir !

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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