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En ce 2 décembre, on s’intéressera au FC Sochaux-Montbéliard.
Les lionceaux, aujourd’hui en Ligue 2, ont évolué durant soixante-six années au premier échelon national. Ainsi, cela en fait le deuxième club ayant le plus grand nombre de saisons à ce niveau, derrière l’Olympique de Marseille qui en comptabilise soixante-dix.
Ce club historique du football français détient un palmarès à en faire pâlir certains clubs actuellement en Ligue 1. De surcroît, il reste un des rares clubs de l’Hexagone à avoir goûté à une demi-finale de Coupe d’Europe.

#1 – Un club français historique, avec ses années dorées et ses périodes de doute.

Photo fcsochaux.fr
Lors de la victoire en Coupe de la ligue en 2004, avec notamment Benoît Pedretti, le capitaine, et Pierre-Alain Frau, l’avant-centre de l’époque.

Le FC Sochaux-Montbéliard est créé en 1928, accompagné de la marque Peugeot en guise d’effigie.
Le club obtiendra alors dès 1932 le statut professionnel. Cela en fait d’ailleurs l’une des premières équipes professionnelles françaises à l’obtenir.

Les débuts de l’équipe au plus haut niveau seront exceptionnels. En effet, les jaunes et bleus gagneront deux titres de champion de France, en 1935 et 1938, et une Coupe de France en 1937.
Cependant, après la seconde guerre mondiale, les sochaliens vacilleront entre de belles années et de plus médiocres.
De ce fait, la saison 1952-1953 et la seconde place obtenue derrière l’intraitable Stade de Reims de l’époque restera par exemple dans les mémoires.
Néanmoins, les supporters doubistes les plus anciens gardent un moins bon souvenir du début des années 1960 où le club fait l’ascenseur entre la première et la seconde division.
Pour autant, après cette période de turbulence, le FC Sochaux-Montbéliard retrouvera les sommets de la première division. En effet, les lionceaux figurent régulièrement au sein des premières places du classement.
De surcroît, en 1980-1981, le club, porté par l’attaquant Patrick Revelli, se hissera même jusqu’en demi-finale de la Coupe UEFA (actuellement l’Europa League), en s’inclinant seulement contre l’AZ Alkmaar.
Par la suite, viendront de nouvelles années de doute à partir de 1990, et une redescente en seconde division.
Cependant, les années 2000, marquées par l’arrivée de Jean-Claude Plessis à la tête du club, feront renaître le FC Sochaux-Montbéliard avec une génération dorée comportant Benoît Pedretti ou Pierre-Alain Frau. Les doubistes seront récompensés en 2004 par le gain d’une Coupe de la Ligue en battant le FC Nantes en finale au Stade de France, et par une nouvelle Coupe de France en 2007, en battant l’Olympique de Marseille de Djibril Cissé et Samir Nasri.

Depuis cela, les Sochaliens ont eu le malheur de connaître à nouveau une période de doute, avec une nouvelle descente au second échelon national en 2014. Puis, le club comtois subira également la fin de l’ère Peugeot.
En ce sens, depuis la dernière descente en Ligue 2, les lionceaux ont du mal à entrevoir la lumière et la porte d’entrée vers la première division.
Néanmoins, depuis l’arrivée d’Omar Daf, il y a un an, à la tête de l’équipe, cette dernière semble avoir retrouvé une âme et l’espérance de retrouver la Ligue 1.
En effet, l’ancien défenseur ayant évolué durant douze saisons au club, il connaît donc le club et son histoire.
En ce sens, les supporters sochaliens espèrent que le FC Sochaux-Montbéliard et son entraîneur retrouveront rapidement la place qui est la sienne, c’est à dire dans l’élite nationale. En effet, au vu de son histoire et son palmarès, ce club historique mérite de connaître une nouvelle période dorée.

#2 – Un stade tout aussi historique.

Photo eurosport.fr
Le Stade Auguste-Bonal, muni de 20 000 places.

Le Stade Auguste-Bonal est l’antre du FC Sochaux-Montbéliard depuis 1931, même s’il ne porte son nom que depuis 1945. En effet, Auguste Bonal est un ancien dirigeant, tué durant la seconde guerre mondiale, qui verra donc son nom apposé à la porte d’entrée du stade à la fin de celle-ci.
La capacité de cette enceinte fut portée à 20 000 places pour l’année 2000. Le stade sera inauguré en juillet, lors du Trophée des Champions opposant le FC Nantes à l’AS Monaco.
Il convient de mettre en exergue que le Stade Auguste-Bonal détient certaines particularités en France, permettant à celui-ci d’être d’autant plus historique.
En effet, ce fut le premier stade français à détenir une pelouse chauffée, et ça sera également une des premières enceintes à expérimenter les tribunes debout, interdites depuis la catastrophe de Furiani en 1992.

Si ce stade, au vu de la période actuelle du club, n’a plus la chance de vibrer autant qu’à une certaine époque, il a cependant accueilli de nombreux matchs de Coupe d’Europe.
Le meilleur souvenir restera certainement l’épopée de la saison 1980-1981. Néanmoins, les années dorées sous Jean-Claude Plessis sont également dans les mémoires. En effet, l’équipe, composée de jeunes du centre de formation, comme Benoît Pedretti ou Sylvain Monsoreau, et de joueurs expérimentés, tels que Mickaël Pagis, a permis aux supporters doubistes de vivre des émotions incroyables à Auguste-Bonal.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.
En ce sens, retrouver la Ligue 1, et éventuellement à la suite de cette saison 2019/2020, au vu du début de saison très correct des jaunes et bleus, permettrait de marquer, encore un peu plus, l’histoire de ce stade et de club.

#3 – Interview de Damien Perquis, joueur du FC Sochaux-Montbéliard de 2007 à 2012, ayant disputé 163 matchs avec les jaunes et bleus.

Photo fcsochaux.fr
Damien Perquis sous les couleurs du FC Sochaux-Montbéliard.

1) Bonjour Damien. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du FC Sochaux et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Damien : Mon lien avec le FC Sochaux est très fort. C’est un club qui a marqué ma vie sportive et humaine. J’y ai connu de fabuleux moments dans ces deux domaines.
Il y a toujours un club qui marque une carrière plus que les autres, et pour moi c’est Sochaux. J’ai toujours des relations avec les gens avec qui j’ai partagé mon quotidien là-bas d’ailleurs. Les liens sont forts et à vie.
Lors de mes cinq années dans ce club, j’avais donc le côté famille, valeur humaine et bonne ambiance qui existaient. C’était juste top !

2) Que penses-tu du stade Auguste-Bonal ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Damien : Le stade Auguste-Bonal est un des premiers stades modernes français. Son côté futuriste, fermé est magnifique. Vu du ciel, il est top !
Puis, à l’intérieur, les accès sont propres, les vestiaires sont bien façonnés. Les parkings aux abords également.
Si le stade peut paraître froid lorsqu’il n’y a personne, quand il est rempli de supporters, c’est un vrai spectacle !
Ce stade a vraiment une âme. Positionné juste derrière l’usine PSA, Peugeot n’est d’ailleurs jamais trop loin.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Damien : Mon meilleur souvenir, de manière globale, c’est la saison 2009/2010. Sinon ça restera le match pour l’Europe contre Saint-Etienne. C’était vraiment une grosse saison, avec des résultats magnifiques dans notre antre.

Arthur Léonard

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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