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Calendrier de l’Avent – Episode 17 – 17/12 FC Nantes

En ce 17 décembre, on s’intéressera au Football Club de Nantes.
Les Nantais, de retour en Ligue 1 depuis la saison 2013-2014, participent à leur cinquante-deuxième année au premier échelon national.
En effet, les jaunes et verts, portés par une très belle ferveur populaire, détiennent une place importante dans la hiérarchie du football français, avec l’un des plus beaux palmarès de l’Hexagone.
Aujourd’hui, les Nantais, qui se stabilisent en L1, aspirent à mieux dans les saisons à venir, avec éventuellement, une qualification en Coupe d’Europe, permettant au club de revivre de belles soirées européennes.

1 – Le FC Nantes, l’un des plus beaux palmarès du football français, à la recherche d’un nouveau départ.

Photo Breizh-info.com
Communion entre les joueurs et les supporters à la Beaujoire, à la suite du huitième titre de Champion de France du FC Nantes, en 2001.

Le FC Nantes fut fondé en 1943 par Marcel Saupin, grâce à la fusion de cinq clubs locaux, avec l’idée de développer le football au sein de la ville.
Le club intègre alors la deuxième division dès 1945 et accède, par voie de conséquence, au statut professionnel.
Lors de ses premières saisons à ce niveau, le Football Club de Nantes stagne en milieu de tableau, avant d’échapper de justesse à la relégation lors de la saison 1949/1950.
Pour autant, le club a l’ambition de vouloir accéder rapidement à la Division 1.
Néanmoins, en dehors d’une belle saison 1951/1952 avec une quatrième place prometteuse, les jaunes et verts se situent régulièrement dans la seconde partie du classement, bien loin d’espérer pouvoir atteindre l’élite.
Il faudra alors atteindre la saison 1962/1963 pour voir les Canaris, sous les ordres de José Arribas, terminer sur le podium de la D2 et monter en première division.

Pour sa première saison à ce niveau, le FC Nantes recrute dans le but de se maintenir le plus aisément possible.
Cela est chose faite puisque l’équipe termine à la huitième place.
La saison suivante est celle de l’apothéose pour Arribas et ses hommes.
En effet, le club remporte son premier titre de champion de France, en 1965, emmené par son buteur vedette Jacky Simon.
De surcroît, le FCN sort également vainqueur de l’équivalent de la Coupe de la ligue actuelle, la même année.
Sur sa lancée, l’équipe conserve son titre de champion de France la saison suivante, et ne s’inclinera qu’en finale de la Coupe de France, face au Racing Club de Strasbourg.
Cependant, les nantais ne parviendront pas à empocher un troisième titre consécutif en D1, et finiront deuxième lors de la saison 1966/1967, malgré l’arrivée d’Henri Michel dans l’équipe.

A la suite de cela, les saisons des jaunes et verts ne seront pas brillantes.
En effet, les Canaris rentrent dans le rang, en milieu de tableau, et voient leur rêve de remporter une première Coupe de France s’envoler une nouvelle fois, en 1970, en s’inclinant lourdement 5-0 en finale contre l’AS Saint-Etienne.
Cependant, le club structure progressivement son « foyer de jeune », ancêtre du centre de formation.
Ainsi, le fameux « jeu à la nantaise » est appris aux jeunes nantais, pendant que les seniors de l’équipe retrouvent le podium de la D1 en 1971, avant de se placer pour la troisième fois sur le toit du football français en 1973.
Néanmoins, encore une fois, les nantais chutent en finale de Coupe de France, la même année, face à l’Olympique Lyonnais.
La saison suivante est frustrante. En effet, les jaunes et verts terminent vice-champion de France et sont éliminés d’entrée en Coupe des clubs champions par de modestes amateurs danois.
De plus, l’AS Saint-Etienne est à son apogée, et Nantes ne parvient plus à rivaliser avec les verts.
L’entraîneur emblématique José Arribas quitte alors le club.

En 1977, le FC Nantes revient sur le devant de la scène footballistique hexagonale.
En effet, le club remporte un quatrième titre de champion de France, et inaugure dans le même temps La Jonelière, centre de formation extrêmement développé à cette époque.
L’équipe termine ensuite deux fois vice-championne de France, mais remporte, enfin, sa première Coupe de France en 1979 en battant l’AJ Auxerre de Guy Roux en finale.
Dans la foulée, le FCN, sous les ordres de Jean Vincent, ajoute un nouveau titre de champion de France à son palmarès et se hisse jusqu’en demi-finale de Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe.
En 1983, les nantais sont champions pour la sixième fois, et manque, une nouvelle fois, le doublé coupe-championnat, en s’inclinant, cette fois, face au PSG en finale.

Par la suite, malgré l’inauguration du Stade de la Beaujoire, et des deuxièmes places obtenues en 1985 et 1986, le FC Nantes chutera au classement, en ne parvenant plus à atteindre le podium durant huit années.
Cependant, en 1993, l’équipe nantaise, dont fait partie notamment Patrice Loko, Christian Karembeu ou encore Claude Makélélé, atteint la finale de la Coupe de France (perdue une nouvelle fois contre le PSG), avant de dominer le championnat de France 1995, avec un record de 32 matchs d’affilée sans défaite !
Sur cette lancée, les jaunes et verts vont même atteindre la demi-finale de la Ligue des Champions en 1996, en s’inclinant seulement contre la Juventus.
Puis, c’est ensuite une nouvelle génération de jeunes joueurs qui remportera deux fois la Coupe de France, en 1999 et 2000 avant d’offrir un huitième titre de champion de France au club en 2001, avec notamment Mickaël Landreau ou Marama Vahirua dans ses rangs.

Cependant, après ce huitième titre, le style de jeu « à la nantaise » sera peu à peu oublié, et seule une finale de Coupe de la ligue en 2004, perdue face à Sochaux aux tirs aux buts, permettra d’attira la lumière sur le club.
En effet, en 2007, au terme d’une saison catastrophique, le FC Nantes va même redescendre en Ligue 2, quarante-quatre ans après son dernier passage à ce niveau.
Le club sera alors revendu à Waldemar Kita.
Néanmoins, celui-ci ne parvient pas à rétablir la stabilité du club, avec un effectif sans cesse bouleversé, saison après saison.
De surcroît, si le FC Nantes pensait sortir de sa série d’années noires à l’issue de la saison 2007/2008 en remontant en Ligue 1, ils seront de nouveau relégués dans la foulée, dans un climat très hostile à l’intérieur du club.
Pire encore, la saison suivante, les Canaris passent tout proche d’une descente en National.

Il faudra alors attendre le retour de Michel Der Zakarian et la saison 2012/2013 afin que la Maison Jaune retrouve des couleurs.
En effet, le club termine troisième et retrouve ainsi la Ligue 1, à la grande joie des supporters nantais, qui envahissent la pelouse lors du dernier match à domicile face à Sedan.
Pour son retour en Ligue 1, le FCN se maintiendra confortablement, avant de confirmer les saisons suivantes, avec du bon et du moins bon, certes, mais en se maintenant toujours.
En 2016, Michel Der Zakarian quitte le club, et laisse sa place à René Girard, qui ne parviendra pas à obtenir des résultats.
Sergio Conceiçäo prendra alors les rênes de l’équipe, en milieu de saison, pour amener les jaunes et verts à une inespérée septième place du classement.
Un autre entraîneur de renom, Claudio Ranieri, arrive alors pour faire renouer le club avec l’Europe. Néanmoins, l’équipe est encore trop juste.
L’an dernier, la saison fut troublée par le décès d’Emiliano Sala en janvier, qui était meilleur buteur de l’équipe.
Pour autant, les joueurs et les supporters ont montré une force de caractère indescriptible, pour terminer en milieu de tableau.
Cette saison, après le bon départ des nantais, ces supporters espèrent alors voir leurs joueurs accrocher une éventuelle qualification en Coupe d’Europe, pour revenir en arrière et se souvenir du bonheur d’accueillir des matchs européens.

2 – Un stade historique, finalement parti pour demeurer.

Photo pkfoot.com
Le Stade de la Beaujoire, muni de 37 000 places.

Le Stade de la Beaujoire, situé à Nantes, remplaça, en 1984, le Stade Marcel-Saupin, dont la faible capacité et le confort sommaire ne répondaient plus convenablement aux besoins du FC Nantes, qui dominait le football français à ce moment-là.
Ainsi, sur une idée du président du club de l’époque, Louis Fonteneau, la Beaujoire verra le jour, à l’aube de l’Euro 1984, pour y accueillir deux matchs, dont un France-Belgique devant plus de 50 000 spectateurs.
L’enceinte étant à nouveau retenue, cette fois pour recevoir la Coupe du Monde 1998, elle bénéficiera d’une importante remise à neuf, avant d’accueillir six matchs du tournoi, dont un quart de finale Brésil-Danemark.
La Beaujoire a également eu la chance de voir défiler plusieurs glorieuses générations du club, amenant plusieurs titres de champion de France.
De surcroît, ce stade et ses supporters les plus anciens peuvent se vanter d’avoir assisté à une demi-finale de Ligue des Champions, en 1995, contre la Juventus de Turin.
Ce stade est également historique car il a accueilli de nombreux matchs de l’Equipe de France.
Parmi eux, le fameux France-Lituanie, en octobre 2007, où Thierry Henry battra le record de buts de Michel Platini, et deviendra, par voie de conséquence, meilleur buteur de l’histoire des bleus.

Cependant, en septembre 2017, la municipalité de Nantes a lancé un projet de nouveau stade à la Beaujoire, baptisé « YelloPark ».
Celui-ci, d’une capacité de 40 000 places, devait être construit d’ici l’été 2022 sur l’emplacement du parking situé à l’ouest du stade actuel, qui aurait été démoli par la suite.
Néanmoins, en février 2019, le projet est enterré par Nantes Métropole, suite aux soupçons de fraude fiscale planant sur Waldemar Kita.
Ainsi, c’est un projet de rénovation de la Beaujoire qui est finalement mis en exergue.
Cette enceinte, qui a abrité des souvenirs de performances nationales et européennes indescriptibles, des découvertes de jeunes phénomènes du centre de formation qui feront de grandes carrières internationales, ou encore l’hommage, certainement, le plus touchant et émouvant de l’histoire du football français, l’an dernier, après la disparition d’Emiliano Sala, est donc finalement parti pour demeurer.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade, d’autant plus lorsqu’il est historique comme celui de la Beaujoire.
En ce sens, si les nantais venaient à revivre des soirées européennes dans les saisons à venir, nul doute que les supporters de la Beaujoire, connus pour leur grande ferveur, seront encore plus heureux de garnir les travées pour soutenir les Canaris.

3 – Interview de Maxime, fervent supporter du FC Nantes et créateur du collectif bénévole « Maison Jaune », lui permettant d’être régulièrement en contact avec certains salariés du club.

Photo de Maxime dans les travées de la Beaujoire.

1) Bonjour Maxime. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du FC Nantes et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Maxime : Pour commencer, j’ai créé, avec un ami, un collectif bénévole qui a abouti sur la création d’un site internet « maisonjaune.org ».
Nous deviendrons d’ailleurs bientôt une association.
De plus, nous sommes en contact avec certains salariés du club, et je suis partenaire avec « Parions Sport », eux mêmes partenaires du FC Nantes.
Ce club est particulier pour moi car c’est mon club de cœur.
En effet, je suis né à Nantes, et je suis les périples du club depuis maintenant dix années.
Mes premières à la Beaujoire m’ont poussé à devenir un fervent supporter.
Ainsi, il est difficile pour moi de louper un match du FC Nantes le week-end, donc j’essaie toujours de m’arranger pour le voir.

2) Que penses-tu du stade de la Beaujoire ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Maxime : Ce stade n’est pas forcément très vieux, mais il a connu nos derniers titres.
Bien qu’il soit mal orienté, qu’il tombe un peu en ruine et qu’on ne cesse de réduire sa capacité, je le trouve vraiment très beau.
Lorsque je rentre dedans, à chaque fois, mon cœur bat très vite, ça me rappelle de très bons souvenirs, mais aussi de très mauvais.
A chaque fois, je me dis aussi que j’ai foulé cette pelouse pour la dernière montée en Ligue 1.
En fait, ce sont nos souvenirs qui déterminent l’importance d’un stade, et le sentiment qu’on lui porte selon moi.
Lorsqu’il y a eu le projet de nouveau stade, c’était un peu la guerre entre les dirigeants et les supporters.
En effet, pour beaucoup, il est inconcevable de voir disparaître la Beaujoire.
Néanmoins, à terme, il est certain qu’il y aura un nouveau stade.
Pour autant, encore faudrait-il que le projet tienne la route.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Maxime : Mon meilleur souvenir c’est la remontée en Ligue 1 avec la victoire contre Sedan 1-0 en 2013.
On joue à 10 contre 11 pratiquement tout le match après l’expulsion de Lucas Deaux.
Puis, c’est Florentin Pogba qui marque contre son camp et qui nous offre la montée en L1.
Il y a aussi eu les premières à la Beaujoire, en Ligue 2, avec des moments très particuliers.
Cependant, le match qui m’a le plus marqué, c’est celui contre Saint-Etienne de l’an dernier, avec les vibrants hommages pour Emiliano Sala.
C’est aussi pour cela que ce stade est particulier. Il a vu ses derniers pas, ses derniers buts.
Finalement, aujourd’hui, c’est comme si à chaque fois qu’on entrait dans cette enceinte, on s’attendait à le voir sortir du vestiaire pour fouler la pelouse.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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