Calendrier de l’Avent – Episode 12 – 12/12 FC Metz

Calendrier de l’Avent – Episode 12 – 12/12 FC Metz

En ce 12 décembre, on s’intéressera au Football Club de Metz.

Les Messins, de retour en Ligue 1 cette année, disputent leur soixante et unième saison dans l’élite.

En effet, les grenats, habitués à la première division, détiennent une place importante dans la hiérarchie du football français.

Néanmoins, le club mosellan oscille aujourd’hui entre la Ligue 1 et la Ligue 2, ne parvenant pas à se stabiliser au plus haut niveau.

Ainsi, pour cette saison 2019/2020, les supporters messins, connus pour leur passion du ballon rond, n’espèrent qu’une chose, le maintien en L1 du club à la Croix de Lorraine.

 

#1 – Le FC Metz, un club historique du football français, à la recherche d’une stabilité dans l’élite.

Photo fcmetz.com La fameuse chenille messine après la victoire en Coupe de la Ligue en 1996 contre l’Olympique Lyonnais, au Parc des Princes.

 

En 1919, sera fondé le Cercle Athlétique Messin, quatre ans avant la création du Stade Saint-Symphorien.

Ce n’est qu’en 1932 que le club sera rebaptisé et que le FC Metz verra le jour. Il intègrera alors d’emblée le niveau professionnel.

Ainsi, le club mosellan dispute ses premières saisons dans l’élite et termine régulièrement en milieu de tableau.

De surcroît, l’équipe se hisse, en 1938, jusqu’en finale de la Coupe de France, en s’inclinant seulement contre l’Olympique de Marseille dans les prolongations.

Cependant, la seconde guerre mondiale, entraînant l’arrêt des championnats, stoppera les bons débuts du FC Metz.

 

Pour autant, après celle-ci, le club retrouve la première division.

Le retour au football s’annonce très complexe pour les messins. En effet, la guerre a détruit les infrastructures et les joueurs sont dispersés.

Néanmoins, la Fédération Française de Football accorde un privilège au FC Metz et indique qu’elle ne pourra pas descendre lors des premières années post-guerre, tout comme le Racing Club de Strasbourg.

Le club parvient, en ce sens, à rester dans l’élite jusqu’en 1950, année où les grenats seront relégués en deuxième division.

Cependant, une saison leur suffira pour rejoindre la D1.

Par la suite, les messins végètent en seconde partie de tableau, et finiront par redescendre en D2 en 1958, avant de remonter trois ans plus tard.

Néanmoins, ils seront à nouveau relégués en deuxième division dans la foulée, en terminant dernier.

S’en suivront donc cinq années à ce niveau, avant de retrouver l’élite en 1967, bien mieux armés que lors des dernières remontées.

 

En effet, pour son retour en haut de la hiérarchie du football français, le FCM termine sixième du championnat et atteint les quarts de finale de la Coupe de France.

Le club recrute de mieux en mieux, et ne cesse de progresser de saisons en saisons.

Ainsi, en 1969, les grenats auront même le luxe de gouter à la Coupe d’Europe pour la première fois de leur histoire.

Cependant, durant les années 1970, l’ascension du club mosellan est ralentie, les messins obtenant des résultats irréguliers.

Seule la saison 1975/1976 semble réellement réussie, avec une belle sixième place au classement et une demi-finale de Coupe de France, sous l’impulsion du duo d’attaque spectaculaire Curioni/Braun.

Après cela, le FC Metz se lance à nouveaux dans des saisons irrégulières, variant entre une cinquième place prometteuse en 1979, avant d’enchaîner sur une piètre dix-septième position l’année suivante.

 

Néanmoins, le club sera enfin titré en 1984 en remportant la première Coupe de France de son histoire, grâce à une victoire contre l’AS Monaco en finale.

Cette victoire en coupe prend alors une valeur symbolique pour toute la région Lorraine, durement marquée par les difficultés de la sidérurgie à cette époque.

La même année, le FC Metz réalise l’un des plus grands exploits du football français en Coupe d’Europe en éliminant le FC Barcelone grâce à une victoire 4-1 au Camp Nou, alors que les messins s’étaient inclinés 4-2 à l’aller à Saint-Symphorien !

Le club semble alors à son apogée, avec des places intéressantes chaque année en D1, et surtout une nouvelle victoire en Coupe de France en 1988, en battant le FC Sochaux-Montbéliard en finale.

 

Cependant, cette victoire en Coupe de France marque la fin d’une époque glorieuse pour le club mosellan.

En effet, l’effectif sera affaibli par de nombreux départs, et le FC Metz, dans une période de transition, terminera, par conséquent, plusieurs saisons de suite dans la seconde partie du classement de Division 1.

Pour autant, en 1995, avec l’arrivée notamment du jeune Robert Pires, le FCM reprend un nouvel envol.

Le club connaît même ses meilleures années avec une Coupe de la Ligue remportée en 1996 et une deuxième place du championnat en 1998, le FC Metz étant devancé par le RC Lens au goal-average !

De nombreux joueurs ont alors marqué ces quelques années de gloire du club.

Parmi eux, Rigobert Song, le défenseur camerounais, ou Lionel Letizi, le gardien international français.

 

Cependant, cette dernière saison fut le chant de cygnes pour le FC Metz, qui subira une crise de résultats amenant une descente aux enfers du club.

En effet, Pires, Song et les autres sont partis et les divers recrutements de joueurs ne remplacent pas qualitativement les départs des ceux qui faisait la gloire du club.

La ligue des champions ne réussira pas au FCM, et seule une finale de Coupe de la Ligue perdue contre le RC Lens a embelli la saison des grenats.

Le club se maintient, mais a perdu de sa superbe.

En 2002, l’événement tant redouté arriva donc, et les messins seront relégués en D2.

 

Entraînés par Jean Fernandez, les grenats réussissent à remonter directement en Ligue 1.

Néanmoins, le club ne parvient pas à garder ses meilleurs éléments au fil des saisons. Emmanuel Adebayor ou Franck Ribéry s’en iront vers des clubs plus prestigieux, que sont l’AS Monaco et Galatasaray.

En 2006, le FC Metz rechutera en Ligue 2, avant de remonter, encore une fois, directement dans l’élite, pour finalement redescendre aussitôt.

Par la suite, les grenats stagnent en deuxième division, et pire encore, descendront en National en 2012.

 

Un nouveau départ est donc nécessaire pour le FCM.

Sous l’impulsion de Diafra Sakho, leur attaquant vedette, les grenats réussissent l’exploit d’enchaîner deux montées, et retrouvent, par voie de conséquence, la Ligue 1.

Les années suivantes, le club fait l’ascenseur entre l’élite et la Ligue 2, jusqu’à cette saison, où ils espèrent se maintenir, enfin, et perdurer en première division.

Avec les nouvelles ambitions du club et la modernisation du stade, les supporters mosellans espèrent que leur équipe répondra présente pour que, le FC Metz, qui le mérite pleinement, se stabilise à ce niveau.

 

#2 – Le Stade Saint-Symphorien, en cours de modernisation, pour corroborer avec les nouvelles ambitions du club.

crédits : http://elsass-groundhopping.over-blog.com/

 

Le Stade Saint-Symphorien, situé à Longeville-lès-Metz, fut inauguré en 1923, avec un an de retard puisque le toit de la tribune s’était effondré au décoffrage.

En 1932, des premiers travaux verront le jour pour l’arrivée du FC Metz au niveau professionnel.

Les années passent, le stade vieilli donc, et les légères rénovations de l’enceinte défilent.

Par voie de conséquence, après de nombreuses années de discussion, en mai 2019, les dirigeants du club ont annoncé une modernisation totale du stade, avec un projet prometteur, allant dans le sens des ambitions du club.

En effet, l’idée est de faire du Stade Saint-Symphorien un stade moderne, avec une capacité de plus de 30 000 places. Ces travaux devraient donc être achevés d’ici août 2021.

 

Ainsi, les supporters messins, qui ont l’habitude de garnir les travées de Saint-Symphorien, déjà heureux d’avoir retrouvés l’élite, pourront se targuer, en plus de cela, d’avoir un stade flambant neuf.

Cependant, cette modernisation de l’enceinte n’effacera pas l’historique de ce stade, qui a eu la chance d’accueillir la Coupe d’Europe à plusieurs reprises, de vibrer lors de matchs de coupes qui ont souvent réussi au club, de croire jusqu’à la dernière minute à un titre historique de champion de France en 1998, ou encore de fêter de nombreuses montées en Ligue 1, comme l’an dernier.

Le Stade Saint-Symphorien a également eu la chance de recevoir l’Equipe de France à trois reprises, et pour trois victoires, dans une enceinte toujours comble.

Aujourd’hui, pour ce retour dans l’élite, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans une enceinte, et d’autant plus dans deux ans, lorsque celle-ci aura été magnifiquement modernisée.

En attendant, un maintien du club cette saison et l’obtention d’une stabilité en Ligue 1 pour les années à venir, suffiront à ravir ce public de passionnés, toujours prêt à soutenir son équipe.

 

#3 – Interviews de Régis (Be Grenat), supporter du FC Metz, se rendant régulièrement au Stade Saint-Symphorien depuis son enfance ; ainsi que de l’équipe de jeunes de la « Team Grenat », qui parlent, chaque jour, de l’actualité du club sur Twitter.

Photo de Régis, arborant fièrement les couleurs du FC Metz.

 

Logo de la Team Grenat, page Twitter tenue par une équipe de plusieurs jeunes, mettant en exergue toute l’actualité du FC Metz.

 

1) Bonjour à tous les deux. Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre rapport au club du FC Metz et nous dire en quoi est-il particulier pour vous ?

 

Régis : Mon histoire d’amour avec ce club est un héritage familial.

En effet, mon grand-père emmenait mon père à Saint-Symphorien, et mon père a fait de même avec moi ensuite, en m’emmenant voir mon premier match en 1985.

C’était un Metz-Sochaux, avec des joueurs comme Jules Bocandé, Didier Six ou encore Plamen Markov qui évoluaient au club à l’époque.

Depuis, mon lien avec le FC Metz est indéfectible, malgré les années et quelques saisons obscures.

Aujourd’hui, j’habite Lyon et me rend donc moins souvent au stade, mais je compense en investissant toute ma passion sur le site « Be Grenat ! », et fais parfois les déplacements à l’extérieur.

Selon moi, ce club fait partie des clubs historiques du championnat. La preuve en est, il évoluait dans la première édition du championnat en 1932, date de la création du club.

C’est avant tout un club qui a longtemps véhiculé les valeurs de sa région, où les mines de charbon et de fer, ainsi que la sidérurgie, formaient les mosellans d’hier.

Ces valeurs ouvrières de travail, d’abnégation, se faisaient ressentir sur le terrain, si bien que c’était un calvaire pour les équipes adversaires de venir évoluer dans l’ambiance hostile de Saint-Symphorien.

Puis, le FCM est aussi une équipe à la tradition offensive avec de grands attaquants, de Bakhuys à Braun, en passant par Bocandé.

Habib Diallo semble aujourd’hui prendre le relai.

C’est également un club capable de coup d’éclat. Il y a l’exploit contre le FC Barcelone, les deux Coupes de France, et les deux Coupes de la Ligue.

Les meilleurs moments à Saint-Symphorien datent un peu, car depuis le titre de champion de France raté en 1998, le club n’a pas su rebondir et s’adapter au football moderne.

Il oscille maintenant entre la Ligue 1 et la Ligue 2 depuis de trop nombreuses années, avec même un passage en National qui reste un traumatisme pour bon nombre de supporters…

Malgré tout cela, l’avenir s’annonce plutôt bien pour le club, qui est structuré, avec un nouveau centre d’entraînement, la restauration du stade, le partenariat avec Génération Foot au Sénégal, qui nous a permis de sortir Emmanuel Adebayor, Papiss Cissé, ou encore Sadio Mané.

Nous disposons également d’un club satellite en Belgique avec Seraing, qui évolue en D3, et dont Jocelyn Blanchard est le directeur sportif.

Je pense que tout est donc rendu possible pour que nous retrouvions enfin notre stabilité dans l’élite.

 

La « Team Grenat » : Nous concernant, de manière curieuse, nous sommes fans inconditionnels du FC Metz depuis la descente en National !

Nous sommes littéralement tombés amoureux du club dès nos premiers matchs au Stade Saint-Symphorien.

Ce club est particulier à nos yeux car il est familial, défend des valeurs qui nous sont chères et a une grande histoire.

 

2) Que pensez-vous du stade Saint-Symphorien ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

 

Régis : Le stade Saint-Symphorien est un stade atypique sur plusieurs points.

Tout d’abord, il est ancré au cœur de la ville, le long du canal de la Moselle.

Ensuite, de par son architecture, car aucune tribune n’est identique, et il est plutôt dans un esprit à l’anglaise, avec un public proche du terrain, sans virages.

L’ambiance est mise essentiellement par les deux groupes d’ultras derrière les buts. Il y a La Horda, côté est, et La Gruppa, côté ouest.

Le public messin est très exigeant, parfois trop même, mais c’est un public de connaisseur.

Cette saison, le stade est amputé de sa tribune d’honneur, datant des années 1960, qui était devenue plus qu’obsolète.

Le club a donc mis en place, dès juillet, les travaux de rénovation, avec une nouvelle tribune érigée, répondant aux normes de ce qu’exige le football actuel en terme d’infrastructures.

De plus, des virages vont apparaître pour 2021, avec une capacité qui devrait atteindre les 30 000 places.

 

La « Team Grenat » : Le Stade Saint-Symphorien est un beau stade de Ligue 1, un peu à l’anglaise, avec des tribunes très proches de la pelouse.

De plus, celui-ci est en pleine rénovation, avec une tribune sud qui va voir le jour l’an prochain, et avec des virages qui vont bientôt être construits.

C’est un stade très atypique, qui est situé dans un beau cadre de la ville de Metz, et qui possède aussi son histoire en ayant accueilli de grandes soirées de football.

 

3) Votre meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

 

Régis : Je pense que le meilleur souvenir récent que j’ai dans ce stade est le derby gagné contre Nancy en 2013. Le Stade était littéralement en feu, et je n’ai pas souvenir d’y avoir revu une telle ambiance depuis.

L’attente du public messin était énorme ce jour-là, et les grenats ont assuré sur et en dehors du terrain ce jour-là !

Sinon, mon meilleur souvenir avec le club, c’est clairement la saison 1997/1998. L’équipe marchait sur l’eau, avec Meyrieu, Boffin, Pires, Kastendeuch ou encore Letizi.

On rate le titre au goal-average pour cinq malheureux buts, mais la saison restera gravée à tout jamais.

C’était le paroxysme à la veille d’heures plus sombres pour le club.

 

La « Team Grenat » : Notre meilleur souvenir dans ce stade et avec le FC Metz serait le titre de Ligue 2 en mai dernier, après le match contre Brest.

C’était une soirée magique !

Sinon il y a eu aussi le derby remporté au mois de janvier contre Nancy 3-0 qui était totalement fou !

Arthur LEONARD
Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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