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Calendrier de l’Avent – Episode 10 – 10/12 RC Strasbourg

En ce 10 décembre, on s’intéressera au Racing Club de Strasbourg Alsace. Les strasbourgeois, de retour en Ligue 1 depuis la saison 2017/2018, participent à leur cinquante-neuvième année au premier échelon national. En effet, les bleus et blancs, porté par une ferveur populaire hors norme, détiennent une place importante dans la hiérarchie du football français. Ainsi, après avoir connu une liquidation judiciaire et un retour dans les championnats amateurs, le club évolue aujourd’hui sans complexe, au milieu des meilleures équipes de l’Hexagone. La preuve en est, avec leur victoire acquise en Coupe de la Ligue l’an dernier.

#1 – Le RC Strasbourg Alsace, un club historique du football français qui revit.

Photo francebleu.fr

La joie des joueurs après la victoire en finale de Coupe de la Ligue en mars dernier.

Le RC Strasbourg Alsace fut fondé en 1906, sous le nom de FC Neudorf, nom d’un quartier strasbourgeois. Le club alsacien ne rejoindra les compétitions organisées en France qu’en 1919, à la suite de la première guerre mondiale, et après avoir disputé ses premiers matchs avec la fédération allemande. Ainsi, le nom du club est changé, et on parlera désormais du Racing Club de Strasbourg.

En 1933, le RC Strasbourg va alors se professionnaliser, et participer, au championnat de Division 2. Le Racing ne restera qu’une année à ce niveau, accédant à la première division pour la première fois de son histoire, à l’aube de la saison 1934/1935. L’ascension du club alsacien est fulgurante. En effet, pour sa première participation dans l’élite, celui-ci termine vice-champion de France derrière le FC Sochaux-Montbéliard. De surcroît, le Racing Club de Strasbourg se hisse également jusqu’en finale de Coupe de France en 1937, en cédant une nouvelle fois face au club comtois.

Malheureusement, la seconde guerre mondiale ralentira la montée en puissance des alsaciens. Pour autant, ces derniers échouent à nouveau, seulement, en finale de la Coupe de France en 1947, contre le LOSC. Quatre ans plus tard, ils remportent enfin cette coupe, en venant à bout de l’US Valenciennes-Anzin. Ainsi, les joueurs s’octroient le premier titre majeur du club.

Sur sa lancée, le RC Strasbourg continue de jouer les premiers rôles en première division, et participera à sa première Coupe d’Europe (la Coupe des villes de foires), lors de la saison 1964-1965. Les alsaciens bâteront notamment le Milan AC, et accrocheront le FC Barcelone à deux reprises. Par voie de conséquence, le Racing s’inscrit comme un club majeur du football hexagonal. En 1966, les bleus et blancs empocheront même leur deuxième Coupe de France, en dominant le FC Nantes en finale, qui domine pourtant le football français à cette époque.

Néanmoins, au début des années 1970, le club traverse une petite période de crise et chute en Division 2 à la fin de la saison 1970-1971, avant une remontée immédiate en première division. Bis repetita cinq années plus tard, avec une nouvelle descente, puis une montée en Division 1 des strasbourgeois pour la saison 1978/1979. Portés par l’entraîneur Gilbert Gress, les alsaciens réussiront un exploit retentissant en terminant champion de France 1979, grâce à une dernière victoire 3-0 contre l’Olympique Lyonnais. Par conséquent, les bleus et blancs se qualifient pour la Coupe des clubs champions européens pour la première fois de leur histoire. Ils se hisseront jusqu’en quart de finale, s’inclinant face au prestigieux Ajax Amsterdam de l’époque.

Cependant, en 1980, l’entraîneur emblématique, Gilbert Gress, est limogé, au grand mécontentement des supporters strasbourgeois. Les résultats sportifs vont alors se dégrader et le RCS descendra en Division 2 en 1986. Néanmoins, le club, habitué aux remontées rapides dans l’élite, refera le coup en terminant Champion de D2 en 1988. Cette fois, le mal semble cependant trop profond. Le Racing rechutera immédiatement en deuxième division. Mais, les bleus et blancs, ne souhaitant pas végéter à ce niveau, veulent remonter le club vers la division qu’elle mérite. Ainsi, en 1992, les alsaciens feront leur retour dans l’élite, avec la volonté, cette fois, de perdurer à ce niveau.

Le club n’hésite donc pas à recruter en conséquence. En effet, Franck Leboeuf, Marc Keller ou encore Franck Sauzée permettront au Racing de se maintenir aisément en D1 et de disputer, dans le même temps, une nouvelle finale de Coupe de France en 1995. Les strasbourgeois s’inclineront contre le PSG. Pour autant, portés par l’enthousiasme de la Meinau, l’équipe remporte la Coupe Intertoto et participe, par voie de conséquence, à la Coupe UEFA, ne perdant que contre l’AC Milan de Paolo Maldini en seizième de finale.

Sur leur lancée, les joueurs alsaciens remporteront la Coupe de la Ligue en 1997, après une victoire face aux Girondins de Bordeaux aux tirs aux buts. La qualification pour la Coupe UEFA permettra alors aux supporters de la Meinau de vibrer puisque les bleus et blancs se qualifieront face aux Glasgow Rangers, à Liverpool, avant de se faire sortir par l’Inter Milan de Ronaldo, malgré une victoire 2-0 lors du match aller à Strasbourg.

En 2001, le Racing confirme une nouvelle fois qu’il est un grand club de coupes, en remportant, pour la troisième fois, la Coupe de France. Cependant, cette fois, cela lui est préjudiciable car l’équipe termine relégable, et descend donc en D2. Comme à son habitude, le club remonte immédiatement en D1. Il enchainera même en remportant la Coupe de la Ligue en 2005, sous l’impulsion de leur attaquant vedette, Mamadou Niang.

Cependant, le club retombe dans ses travers, et chute à nouveau en D2 la saison suivante. Paradoxalement, le Racing effectue un bon parcours en Coupe UEFA et ne sera éliminé qu’en huitième de finale. Une énième fois, les bleus et blancs mettent une seule année pour rejoindre la Ligue 1, puis redescendent aussitôt. Arrive alors la période sombre du club, avec une chute sportive cauchemardesque, due à un redressement judiciaire et une liquidation en 2011. Le Racing se retrouve, par conséquent, en cinquième division nationale !

Les supporters sont toujours là pour soutenir le RCSA, même en CFA2 (actuellement l’équivalent de la N3). Ainsi, les strasbourgeois enchaînent les montées, jusqu’au retour tant attendu en Ligue 1 pour la saison 2017-2018. De surcroît, une nouvelle victoire en Coupe de la Ligue l’an dernier, permettra au club de renaître, et de renouer avec la Coupe d’Europe. Malgré une élimination durant les barrages de la compétition, le Racing, club historique de notre football hexagonal, a retrouvé sa place, au milieu des meilleurs clubs français.

#2 – Un stade vieillissant pour une magnifique ferveur populaire.

Photo strasbourg.eu

Le Stade de la Meinau, muni de 29 000 places.

Le Stade de la Meinau, situé à Strasbourg, a la particularité d’avoir été créé la même année que le club qui y réside. En effet, ouvert en 1906, le jardin Haemmerlé, aujourd’hui Stade de la Meinau, n’avait pas le même standing et la même ferveur à cette époque. Nombreux furent les aménagements pour arriver à la capacité actuelle de l’enceinte, qui est de 29 000 places. Cependant, aucuns travaux majeurs n’ont été entrepris depuis les années 1990. De surcroît, la ville de Strasbourg, au vu des déboires récents du club, n’avait pas pris le temps d’investir pour rénover l’enceinte.

Pour autant, avec ce retour dans l’élite du Racing, les collectivités, la ville, la métropole, le département et la région ont annoncé, en début d’année, un financement total des travaux du stade, qui sera restructuré et légèrement agrandi. Ainsi, Marc Keller, président du RCSA, a mis en exergue avoir pris le temps de voir ce qui se faisait le mieux ailleurs, dans le but de « créer la Meinau de demain, avec l’ambiance d’aujourd’hui ».

En effet, ce stade détient une ferveur populaire incroyable. Le football européen a même pu en attester pour le retour de la Coupe d’Europe à la Meinau l’été dernier. L’enceinte abrite l’une des plus belles ambiances de France, avec des supporters passionnés, prêts à tout donner pour ce club, même lorsque ce dernier chute en cinquième division. C’est donc avec une joie immense que les strasbourgeois accueillent le retour sur le devant de la scène footballistique française de leurs joueurs.

Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade, et d’autant plus à la Meinau. En ce sens, faire perdurer le club dans l’élite et continuer à vivre des épopées légendaires en Coupe suffira à ravir ce merveilleux public de passionnés.

#3 – Interview de Marie-Agathe, supportrice du RC Strasbourg Alsace, abonnée du Stade de la Meinau depuis plusieurs années, et chroniqueuse de l’émission « Planète Racing ».

Photo de Marie-Agathe lors d’une campagne « Femme de foot » organisée par Sabryna Keller, présidente de l’association, et femme de l’actuel président du RCSA, Marc Keller.

1) Bonjour Marie-Agathe. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du RC Strasbourg Alsace et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Marie-Agathe : Je suis une fidèle supportrice du club depuis des années.

De plus, j’ai eu la chance de faire différentes interviews pour parler du Racing, et j’ai également participé à deux reprises à la campagne « Femmes de foot » en 2014 et 2016, présidée par Sabryna Keller.

Puis, je faisais, et fais encore par moment, de la radio sur RBS (Radio Bienvenue Strasbourg). En effet, depuis 2012, je suis chroniqueuse de l’émission « Planète Racing ».

Ce club est particulier pour moi car c’est mon père qui m’a emmené quand j’étais petite, pour mon premier match, durant la saison 1992/1993.

Depuis ce jour, il m’a transmis sa passion.

Ainsi, je suis amoureuse de ce club et connais tout de lui depuis 2007, année où j’ai pu me payer mon premier abonnement car j’ai commencé à travailler à ce moment-là.

Depuis, je suis toujours présente. J’ai connu la liquidation en 2011, j’étais pratiquement là à tous les entraînements pour savoir où mon club allait atterrir.

En août 2011, on est reparti de zéro en CFA2, mais même à ce niveau, le club a su garder son ADN et ses fidèles supporters étaient toujours là.

 

2) Que penses-tu du stade de la Meinau ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Marie-Agathe : Le Stade de la Meinau est mythique. C’est notre seconde maison pour nous les supporters du Racing.

J’ai connu ce stade lorsque j’étais petite, en 1992/1993, et c’est vrai qu’il prend de l’âge.

Cependant, il se fera une beauté l’été prochain car des rénovations sont prévues, avec notamment un agrandissement des tribunes.

Je pense qu’il faut se rendre au stade pour son ambiance, pour le travail remarquable pour les tifos.

Le kop strasbourgeois est tout simplement extraordinaire. Il fait participer tout le stade lorsqu’on joue à domicile. Cela me donne à chaque fois les frissons car c’est beau de voir tout le stade participer aux chants.

Lorsque l’on se déplace dans les stades, c’est pareil, on nous entend. La seule exception a peut-être été à Francfort pour le match de Coupe d’Europe où je n’entendais même pas les capos pour les chants tellement il y avait de bruit et que leur stade est immense !

J’espère d’ailleurs qu’un jour nous aurons un stade comme celui-ci.

 

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Marie-Agathe : J’ai plusieurs magnifiques souvenirs avec ce club, j’aurais du mal à choisir.

Je dirais toutes les montées depuis la liquidation en 2011, et la victoire en Coupe de la ligue l’an dernier. En effet, personne ne s’y attendait. Ce qui prouve bien que le Racing est capable de tout !

Mais le meilleur souvenir à la Meinau, je dirais la victoire 2-1 contre le PSG en décembre 2017. Personne n’y croyait au sein de ma bande d’amis, à part moi ! Ils me prenaient pour une folle car le PSG n’avait pas perdu un math toutes compétitions confondues depuis le début de l’année !

Le stade et les joueurs étaient en feu, c’était génial.

Pour l’anecdote, l’arbitre avait donné neuf minutes de temps additionnel, ça m’avait rendu dingue !

Mais au coup de sifflet final, on a fait une magnifique ovation aux joueurs, et rien qu’en parlant de ça, j’en ai encore les frissons !

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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