Calendrier de l’Avent – Episode 11 – 11/12 Stade de Reims

Calendrier de l’Avent – Episode 11 – 11/12 Stade de Reims

En ce 11 décembre, on s’intéressera au Stade de Reims. Les rémois, de retour en Ligue 1 depuis la saison dernière, participent cette année à leur trente-cinquième année dans l’élite. En effet, le club a un passé prestigieux puisqu’il était le principal club français dans les années 1950, et détient ainsi une place importante dans la hiérarchie du football français. Néanmoins, les rouges et blancs ont eu une longue période de disette, avant de retrouver enfin l’élite, et d’ambitionner un jour, peut-être, de vivre quelque chose de semblable à sa glorieuse époque.

#1 – Le Stade de Reims, un club au passé prestigieux, qui entrevoit à nouveau la lumière après un long déclin.

Photo crimonjournaldubouquiniste.com

Equipe alignée contre le Real Madrid, pour la finale de la première Coupe des clubs champions européens, lors de la saison 1955/1956

Le Stade de Reims fut fondé en 1931, grâce à la réunion de plusieurs clubs, dont faisait partie la Société sportive du parc Pommery. Le club va alors évoluer, dès 1934, dans le nouveau stade vélodrome municipal, qui est actuellement le Stade Auguste Delaune. Rapidement, le Stade de Reims termine champion de France amateur en 1935, et accède, par voie de conséquence, à la Division 2. La seconde guerre mondiale va stopper le club champenois dans son élan avec l’arrêt des championnats. Pour autant, au sortir de cette guerre, l’équipe rémoise évoluera en première division du fait de ses performances au cours des dernières années et du passage de la compétition de seize à dix-huit clubs. Les rémois réussiront alors à s’imposer d’emblée dans l’élite, en terminant régulièrement aux places d’honneur du championnat.

La saison 1948/1949 sera celle de la consécration pour le club, avec un premier titre de champion de France, grâce à une magnifique seconde partie de saison au cours de laquelle les rouges et blancs enchaînent les victoires. Si les champenois ne conservent pas leur titre l’année suivante, ils remportent leur première Coupe de France, et agrandissent ainsi leur palmarès. En 1953, les rémois rééditent la performance et terminent champion de France pour la deuxième fois de leur histoire. Le fameux « jeu à la rémoise », offensif, technique et rapide, devient alors un exemple en France, et même au-delà de l’hexagone.

Le Stade de Reims remporte un nouveau championnat lors de la saison 1954/1955, et se hisse jusqu’en finale de la première édition de la C1 l’année suivante, en s’inclinant seulement contre le Real Madrid 4-3, au Parc des Princes. Par la suite, sur sa lancée, et sous l’impulsion de leur buteur, Just Fontaine, le club rémois rafle le doublé Coupe de France/Championnat en 1958, avant de s’octroyer deux nouveaux titres de champion de France, deux ans, puis quatre ans plus tard. Entre temps, lors de la saison 1958/1959, les rouges et blancs iront une nouvelle fois jusqu’en finale de C1, s’inclinant encore contre le Real Madrid, cette fois 2-0.

Après ces glorieuses saisons du club, le début des années 1960 sera marqué par la fin de ce « football champagne », et par l’ascension de l’AS Saint-Etienne, qui s’inscrira au sommet du football français. Ainsi, Camille Cottin, l’entraîneur remplaçant l’emblématique Albert Batteux, ne pourra éviter la chute de l’équipe, et la relégation en deuxième division. Cependant, lors de la saison 1966/1967, les rouges et blancs se révoltent et terminent champion de D2, porté par Raymond Kopa. Malgré cette belle saison, le club champenois redescendra dès l’année suivante. Le Stade de Reims peine alors à retrouver l’élite.

C’est seulement lors de la saison 1969/1970, que le club bénéficiera d’une place restante en D1, grâce à son illustre passé. Les rémois se stabiliseront alors en D1 durant une dizaine d’années, sans pour autant retrouver leur lustre d’antan. En effet, seule une finale de Coupe de France en 1977, perdue amèrement contre l’AS Saint-Etienne, permet au Stade de Reims d’attirer les projecteurs.

A la suite de cette période mettant en exergue des résultats sans éclats pour le club, ce dernier va connaître une véritable descente aux enfers. Dans une situation financière précaire, le Stade de Reims terminera bon dernier du championnat en 1979 et redescendra en D2. De surcroît, malgré des saisons correctes, les rouges et blancs ne parviennent pas à retrouver la première division. Néanmoins, le club brille, là encore, en Coupe de France, avec deux demi-finales de prestige perdues, face à l’Olympique de Marseille en 1987, et face au FC Metz en 1988.

Pour autant, les soucis financiers du club ne cessent de croître. Une liquidation judiciaire entraînera la relégation des rouges et blancs en sixième division, pour la saison 1992/1993 ! Ainsi, l’heure est à la reconstruction, et le club champenois doit évoluer dans des divisions qu’il n’a, jusqu’alors, jamais connu. Les rémois vont alors enchaîner les montées, et retrouver la Ligue 2 en 2002, avant de redescendre immédiatement en National, et de remonter pour la saison 2004/2005. Le club semble alors revenir de l’enfer et se diriger, doucement vers un retour, tant attendu, en Ligue 1. Le Stade Auguste Delaune est reconstruit entre 2004 et 2008, rêvant d’accueillir, à nouveau, les plus belles formations du football français.

Toujours loin des premières places, le Stade de Reims va même rechuter en National, après une saison 2008/2009 cauchemardesque, et une dernière place obtenue dans le championnat de L2. Une année suffit aux champenois pour retrouver la deuxième division, arrivant cette fois mieux armés à ce niveau. Deux ans après leur retour en L2, les rémois accèdent à la Ligue 1 en 2012, trente-trois ans après leur dernière participation au plus haut niveau national. Le Stade de Reims entrevoit donc à nouveau la lumière, pour la grande joie de leurs supporters.

Après trois maintiens consécutifs acquis dans l’élite, le club rechute en Ligue 2. Heureusement, deux petites années suffiront aux rouges et blancs pour retrouver la Ligue 1, à l’issue de la saison 2017/2018. Le retour en première division est cette fois réussi pour les rémois, qui termineront huitième du championnat, au terme d’une très belle saison. La saison 2019/2020 semblerait pouvoir être, enfin, pour ce club historique, la saison de la confirmation de son retour au plus haut niveau du football français. Un nouveau maintien confortable cette année suffirait à ravir les supporters, qui n’espèrent qu’une chose, la stabilité retrouvée du club dans l’élite.

#2 – Un stade ancien, modernisé pour le retour des ambitions du club.

Photo michelremon.com

Le Stade Auguste Delaune, muni de 21 000 places.

Le Stade Auguste Delaune, situé à Reims, a la particularité d’avoir ouvert seulement trois ans après la création du club qui y réside. Construit et ouvert en 1935, sous le nom de Stade Vélodrome Municipal, l’enceinte pouvait déjà accueillir 18 000 personnes, ce qui en faisait l’une des plus grandes du pays à l’époque. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que le stade prendra le nom d’Auguste Delaune, en mémoire au sportif normand, mort sous la torture de la Gestapo en 1943.

A l’aube des années 2000, pour le retour du Stade de Reims au premier plan, le stade est trop vétuste et se doit d’être restauré. Ainsi, après plusieurs saisons de travaux, l’enceinte fut rénovée, modernisée et agrandie, pour s’imposer comme l’une des plus belles de l’Hexagone. Ce stade, à l’ambiance familiale et conviviale, a même eu l’honneur d’accueillir deux matchs de l’Equipe de France. Le premier s’est déroulé en 1970, bien avant la rénovation de l’enceinte. Le second, lui, a eu lieu en 2012, contre la Serbie, dans un stade comble.

Le stade Auguste Delaune a aujourd’hui la chance de recevoir à nouveau des matchs de Ligue 1, pour le plus grand plaisir des supporters rémois qui garnissent tout à fait convenablement les tribunes, avec un taux de remplissage de 70% en moyenne. Par voie de conséquence, cette enceinte, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade. Si les rémois arrivent à se maintenir une nouvelle fois aisément en Ligue 1, tout en réussissant de belles performances lors des matchs de prestige de l’équipe, comme ce fut le cas contre Saint-Etienne il y a quelques jours, nul doute que les supporters champenois seront ravis.

#3 – Interview de « L’expat Rémois », supporter du Stade Reims, se rendant régulièrement au Stade Auguste Delaune depuis son enfance, et encore aujourd’hui, alors qu’il n’habite plus dans la région.

Photo de « L’expat Rémois » soutenant fièrement le Stade de Reims au Stade Auguste Delaune.

 

1) Bonjour « L’expat Rémois ». Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du Stade de Reims et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

« L’expat Rémois » : Mon histoire d’amour avec ce club a surtout commencé car c’est le club de ma ville. Je suis né ici, j’ai vécu ici étant jeune, j’ai joué au foot pour la première fois ici, et j’ai donc découvert le football professionnel ici également, dans ce stade. Donc, en tant que passionné, je me suis intéressé au club de ma ville naturellement. En effet, j’ai commencé par venir avec mes amis, puis à faire de nouvelles connaissances dans le stade régulièrement. J’ai appris le football à travers le Stade de Reims. J’ai eu la chance de comprendre pas mal de choses, notamment grâce à son glorieux passé. C’est donc le club à travers lequel je vis ma passion pour le football encore aujourd’hui.

2) Que penses-tu du stade Auguste Delaune ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

« L’expat Rémois » : J’adore ce stade, forcément. Je le trouve magnifique. Je n’ai pas connu l’ancien car j’étais trop jeune. J’essaie d’être objectif parce que tous les supporters aiment leur stade je pense, puisqu’on y connaît nos plus belles joies et nos plus grosses déceptions. Mais franchement, il faut avouer qu’il est très beau, surtout la nuit. Ses courbes, sa lumière. Il a un style unique, et ça en jette ! De plus, il a l’avantage d’être un peu à l’anglaise, c’est à dire proche du terrain. Les alentours sont très bien également. En effet, le stade passe à côté du canal et est situé à côté du Parc Léo. Puis, il est proche du centre-ville, ce qui permet de passer de bons avant-match. On trouve facilement une place qui nous correspond dans cette enceinte. Il y a la tribune populaire (Jonquet), la tribune familiale (Batteux), et la tribune pour le confort et apprécier le jeu (Méano).

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

« L’expat Rémois » : J’ai énormément de bons souvenirs dans ce stade, et pourtant je n’ai pas connu les heures de gloire du club. Un de mes meilleurs souvenirs, c’est un déplacement à Evian en 2015, nous assurant quasiment le maintien en Ligue 1. Mais mon meilleur souvenir dans le stade, c’est le premier match en Ligue 1, trente-trois ans après, avec un Reims-Marseille. On perd 1-0, mais c’était mes premières tribunes en Ligue 1, dans un stade en fusion, je m’en souviendrais toute ma vie !

Arthur LEONARD
Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*

Lost Password

Sign Up