Stade Ferenc-Puskás

Visité
8.8

Très bien

8.8

Note des lecteurs

Hongrie – France

Hongrie – France

Hongrie - France

85€
8.8

Le stade

8.0/10

Le football

6.0/10

L'atmosphère

10.0/10

La ville

10.0/10

L'expérience groundhopping

10.0/10

La parenthèse hongroise

 

L’EURO 2020, compétition repoussée d’un an à cause de la crise du COVID, nous a permis de découvrir la capitale hongroise : Budapest. Les matchs de cette édition de l’EURO étaient répartis dans plusieurs grandes villes européennes. Après des mois sans voyage, sans stade, la vraie vie avait repris le temps de quelques jours, nous avons enfin pu faire tomber le masque.
A travers cet article, vous découvrirez tout d’abord la ville et le côté touristique du séjour, et dans un deuxième temps le côté footballistique.

Buda et Pest sont historiquement deux villes séparées puis réunies pour n’en faire qu’une : Budapest.
Pour un court séjour à Budapest, des endroits clés de la ville ont été sélectionnés avant le départ et un itinéraire programmé. Notre itinéraire s’est inspiré de celui proposé par le site vanupied.

Jour de visite 1 :

Nous avions prévu de parcourir la ville à pied (environ 5 à 7 km par jour d’après l’itinéraire), c’était sans compter sur une découverte plutôt pratique : le système de trottinettes électriques partagées Lime. Pour environ 15€ pour 24h, nous pouvions emprunter les trottinettes pendant 30 minutes par trajet et ainsi parcourir la ville. Cela nous a grandement facilité la visite et nous a fait gagner un maximum de temps. Nous n’avions pas atteint notre objectif de pas quotidiens mais après une nuit blanche passée dans la voiture à l’aller, nos pieds nous ont remercié.

Seul point négatif, les arrêts obligatoires pour vérifier l’itinéraire sur le portable, en effet, il n’y avait pas de moyen de poser le téléphone sur les trottinettes. Autre point de vigilance concernant les trottinettes, elles ne peuvent être déposées n’importe où, il y a des zones rouges dans lesquelles il est impossible de les stationner (le centre historique notamment).

Nous avons également utilisé le système de chauffeur avec voiture : Bolt. Pratique grâce à l’application, rapide et peu couteux.

Voici les lieux incontournables de la ville :

  • Le quartier juif et ses nombreuses synagogues
  • Passage de l’autre côté par le Margaret Bridge, le pont des chaines était en travaux.
  • Passage au laboratoire obligatoire pour effectuer un test PCR pour le retour en avion. 19 500 forint, environ 55€. Une partie est remboursée par la sécurité sociale française au retour sur présentation de la facture. Résultats en quelques heures par mail.
  • Croisière sur le Danube : pour 9€ par personne, nous avons fait une croisière d’une heure et demi sur le Danube. Départ 20h30. Timing parfait car les lumières se sont allumées pile au moment du retour du bateau. Nous avons donc découvert, émerveillés, le parlement de nuit ! Portables dégainés, il a fallu immortaliser ce moment et en faire un souvenir indélébile.
  • Les ruins bar : passage obligatoire pour aller boire un verre à Budapest dans un cadre inhabituel

Jour de visite 2 :

Nous nous réveillons à nouveau à Budapest avec des températures de plus en plus élevées, mais prêts à voir les derniers points d’intérêts de notre liste :

  • Le parc Városliget où se trouvent :
    • Le château de Vajdahunyad
    • Les Thermes Széchenyi : entrée 17€/personne et avec le bracelet du match (preuve de négativité à la COVID)
  • Côté Buda avec le bastion des pêcheurs : magnifique quartier et point de vue sur le côté Pest à couper le souffle.


Chaleur et fatigue ont eu raison de nous ! Nous sommes donc rentrés dans notre Airbnb, des étoiles plein les yeux et des souvenirs plein la tête !

Dans un deuxième temps, place maintenant au football et à la logistique.

Le rendez-vous est pris au moment où l’UEFA met les dernières places en vente avec un système de premier arrivé, premier servi.
Nous arrivons assez facilement à prendre 4 places en catégorie 2 à 75 euros la place pour le match contre la Hongrie le samedi 19 juin.

Quelques jours plus tard et après réflexion, nous décidons de rester pour le match contre le Portugal qui aura lieu le mercredi suivant.
La deuxième étape nous fera choisir le moyen de locomotion et le type de logement.
On choisit finalement la voiture au départ de Strasbourg avec environ 10h de route ainsi qu’un AirBnb privilégiant la proximité avec le stade (5 mins à pied) et surtout un parking privé et sécurisé.

Le départ est donné la veille du match, vendredi 22h ou nous nous sommes relayés pour rouler toute la nuit et arriver aux alentours de 9h du matin.
Le temps de récupérer le bracelet Covid mis en place par l’UEFA pour cette compétition ou le principe était de présenter un Test PCR négatif de moins de 72h et un papier d’identité à différents endroits dans Budapest pour, je pense, éviter les trop nombreuses attentes au stade à l’entrée des supporters.
Nous filons ensuite au logement pour nous reposer quelques heures après une longue nuit blanche.

Le match démarre pour nous sous les coups de midi, nous sommes sortis pour chercher quelques bières à l’épicerie du coin.
Quelle surprise de tomber face au cortège Hongrois.
Hélico, chevaux, canons à eau et très grosse présence policière, un bon cortège donc.
En voyant la première ligne de ces mecs tous de noir vêtu avec leur t-shirt à la gloire de leur pays et de leurs couleurs. Magyarorszag.

Leur carrure n’a d’égale que leurs voix impressionnantes. Les chants, gestuelles et pyrotechniques rendent ce cortège vraiment incroyable.
On parle là de 12 à 15000 personnes !

Une fois le cortège hongrois passé, on décide de se ravitailler au bar du coin à coup de pintes à 2 euros en attendant le cortège Français.
Assez nombreux, festifs et bruyants, nous prenons la direction du stade.

La PUSKAS ARENA, stade inauguré en 2019 est un stade moderne d’environ 67 000 places qui accueille les matchs de l’équipe nationale hongroise. Aucun club n’y réside à l’image du stade de France.

Nous arrivons au stade vers 14h pour un coup d’envoi à 15h.
Nous profitons encore un peu de l’ambiance et de la ferveur à l’extérieur du stade.
L’heure de rentrer dans les travées. Quelle claque que cet immense stade rempli à 100%.
100% !! L’impression que ça fait 10 ans qu’on n’y a plus eu droit !
Le plaisir de pouvoir boire une bière dans un stade plein, sans masque, sans distanciation sociale.
Les Hongrois sont bruyants, très bruyants.

Ils sont environ 60 000 dans leur stade et c’est très impressionnant.
Nous avions pris nos places en catégorie 2 sans pouvoir choisir notre emplacement et nous retrouvons dans la partie hongroise la plus active.
Nous nous faisons chambrer assez gentiment. Cela dit, il ne valait mieux pas tenter de répondre à ces hommes.

Depuis l’Euro 2016 sur nos terres, ils ont un chant assez particulier :
BONJOUR BUSI FRANCIA traduit par Bonjour ** de Français.
Les mecs de l’EST ne sont vraiment pas faits comme nous !
Nous tentons donc un coup de poker en faisant le tour du stade pour tenter de rentrer dans la tribune Française à l’opposé de nos place initiales.
Rien de plus facile finalement au vu de la sécurité et des contrôles inexistants !
Nous nous installons donc dans cette tribune quelques minutes avant l’entrée des joueurs et des hymnes nationaux.
Au risque de me répéter, mais quel plaisir d’être là à cet instant T après plus d’un an de privation.

L’hymne français, puis vient l’hymne local. Quelle puissance !
Les Hongrois sont fiers, très fiers.
Le match est lancé, les chants hongrois claquent à coup de RIA RIA HUNGARIA, Magyarorszag (Hongrie en hongrois) ou encore clapping. Les premières lignes de leur tribune sont impressionnantes.
Il fait une chaleur étouffante à Budapest.


J’espérais secrètement un but hongrois pour pouvoir gouter au bordel.
Remercions la défense Française pour ce moment. Quel KO dans le stade !!
La France finira par égaliser par Griezmann, qui, dans notre tribune se traduira aussi par un beau bordel à base de chute et de douches de bières.
A peu près les deux seules choses dont je me rappelle du match niveau terrain et football tant j’avais les yeux rivés sur ce qu’il se passait au tour de moi dans les tribunes.
Les Hongrois avaient l’impression d’avoir gagné la coupe du monde. Il n’était pas rare de voir des hommes en pleur après le match.
La soirée se finira dans un restaurant typique à manger un goulash et boire l’eau de vie locale, la Palinka qui t’arrache le gosier, et ensuite dans des bars à boire des pintes avec des locaux ou
pour l’anecdote j’échangeais mon Facebook avec un Hongrois fan d’Ujpest pour pouvoir assister au Derby de Budapest contre Ferencvaros.
Pour des raisons de répétition, je ne reviendrais pas sur le deuxième match contre le Portugal où la journée ne fut finalement que la continuité de cette journée, la ferveur Hongroise en moins.
Le retour se fera le lendemain du match contre le Portugal où la route fut longue et éprouvante.

 

Un grand merci à @floriankistler pour les photos et l’article

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