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En ce 21 décembre, on s’intéressera au Lille Olympique Sporting Club.
Les Lillois, de retour en Ligue 1 depuis la saison 2000/2001, participent à leur soixantième année au premier échelon national.
En effet, les Dogues, meilleur club français d’après-guerre, qui ont également connu de magnifiques saisons depuis leur remontée en L1, détiennent une place importante dans la hiérarchie du football français.
De surcroît, aujourd’hui, et depuis 2017, le club est entré sous l’ère Lopez, pour un nouveau projet, avec l’ambition de s’inscrire durablement parmi les meilleures équipes de l’Hexagone.

1 – Le Lille OSC, nouveau projet, grandes ambitions.

Photo lequipe.fr
Les joueurs lillois célèbrent leur troisième titre de champion de France, remporté lors de la saison 2010/2011.

Le Lille OSC fut fondé en 1944, par le biais d’une fusion entre l’Olympique lillois et le SC Fives.
Pour la première saison du club, les lillois évolueront en D1 et finiront à la cinquième place du classement.
De surcroît, ils se hisseront jusqu’en finale de Coupe de France, et s’inclineront seulement face au Racing Club de Paris.
La saison suivante, le club nordiste, qui accède au statut professionnel, écrit la première ligne de son palmarès et entame sa domination sur le football français, grâce à un doublé coupe-championnat.
Le LOSC va alors conserver la Coupe de France trois années de suite, mais terminera régulièrement deuxième en championnat.
Sur leur lancée, les nordistes ajouteront une quatrième Coupe de France à leur palmarès en 1953, et un deuxième titre de champion de France en 1954.
Par conséquent, durant dix ans, le Lille OSC aura dominé de nombreuses compétitions hexagonales.

Cependant, en 1954, après le titre de champion de France, le club traverse une période difficile.
En effet, lors de la saison 1954/1955, le Lille OSC se maintient dans l’élite de justesse, avant d’être relégué, pour la première fois de son histoire, la saison suivante.
Le club subit des conflits internes, et la relégation ne va rien arranger à cela, entraînant des conséquences financière aggravantes, ainsi que le départ de nombreux joueurs.
Les lillois vacilleront alors entre la D1 et la D2 durant plusieurs saisons, avant de parvenir, enfin, à retrouver la première division pour quelques années, grâce à un titre de D2 acquis en 1964.
Néanmoins, l’équipe n’est pas armée pour se stabiliser en D1 et rechutera en deuxième division quatre ans plus tard.
De plus, le club est, une nouvelle fois, en difficulté financière, et rejoindra ainsi le monde amateur l’année suivante.

Pour autant, avec l’aide de la mairie de Lille, le LOSC fait partie des clubs sélectionnés par la Ligue nationale de football en 1970, afin de compléter la nouvelle Division 2 élargie à quarante-huit équipes.
Les Dogues vont alors entamer une nouvelle série de promotions et de relégations dans les années 1970, avant de retrouver l’élite, bien mieux armés, pour la saison 1978/1979.
Lors de cette dernière saison, le club frôle même les places européennes, et termine sixième en étant promu.

Les années suivantes, les lillois se stabiliseront dans l’élite, en terminant, malgré tout, régulièrement dans la seconde partie du classement.
Ainsi, seuls quelques coups d’éclats en Coupe de France, avec des demi-finales en 1983 et 1985, marquent les années 1980 du club nordiste.
En 1991, l’équipe lilloise, entraînée par Jacques Santini, va terminer à la sixième place du classement.
Néanmoins, c’est la seule apparition du club dans la première moitié de tableau dans le début des années 1990 puisqu’il oscille régulièrement entre la treizième et la dix-septième place à ce moment-là.
Pire encore, après une saison 1996/1997 catastrophique, le Lille OSC est relégué en deuxième division, avec, en plus de cela, une situation financière très inquiétante.

Pour autant, le LOSC va entrer dans une nouvelle ère, grâce à de nouveaux repreneurs, que sont Luc Dayan et Francis Graille.
Sous cette impulsion, lors de la saison 1999/2000, le club survole le championnat de Division 2, termine champion, et accède de nouveau, par voie de conséquence, à la Division 1.
Pour son retour dans l’élite, le Lille OSC, entraîné par Vahid Halilhodzic est l’équipe surprise du championnat, et termine à une très belle troisième place.
Par conséquent, les lillois se qualifient pour la première coupe d’Europe de leur histoire, et accèdent au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions, où ils se qualifieront face à Parme, avant de chuter en phase de poules de la compétition.

Par la suite, en 2002, Francis Graille quittera le club nordiste après une nouvelle belle saison des blancs, rouges et marines, et sera remplacé par Michel Seydoux, qui décidera de nommer Claude Puel comme entraîneur pour les années qui suivent.
Les deux premières saisons de celui-ci sont moyennes, mais la troisième restera dans la mémoire des supporters lillois, avec une deuxième place de L1 acquise et un huitième de finale de Coupe UEFA.
Lors de la Ligue des champions 2005/2006, le LOSC sera éliminé lors de la phase de poules, puis reversé en Coupe UEFA où il s’inclinera face au FC Séville, vainqueur de la compétition.
En Ligue 1, le club finit troisième et se qualifie donc, encore une fois, pour la plus belle des compétitions européennes, où il ne s’inclinera que face à Manchester United en huitièmes de finale, sur un but litigieux.
Cependant, les lillois ne parviennent pas à se qualifier à nouveau pour la compétition, à cause d’une dixième place en championnat.
De ce fait, Claude Puel, comme de nombreux joueurs cadres quitteront le club.

Il faudra alors attendre l’arrivée de Rudi Garcia en 2008, et surtout la saison 2010-2011 pour que le club épate à nouveau le football français.
En effet, le Lille OSC, porté notamment par Moussa Sow et Eden Hazard, réalise un magnifique doublé coupe-championnat, gagnant des titres qu’il n’avait plus obtenu depuis le milieu des années 1950.
Les années qui suivent, le LOSC continue de se qualifier régulièrement pour les coupes continentales, même si les parcours du club dans ces compétitions sont en deçà de ses ambitions élevées.
En revanche, les Dogues réaliseront leur meilleur parcours en Coupe de la Ligue, lors de la saison 2015/2016, en ne s’inclinant que face au PSG en finale.

Cependant, par la suite, après une saison 2016/2017 moyenne, les lillois connaîtront une saison 2017/2018, la première sous l’ère Lopez, cauchemardesque.
En effet, les blancs, rouges et marines termineront dix-septièmes, se maintenant de justesse, lors de l’avant-dernière journée du championnat, à la suite d’une saison marquée par l’effondrement d’une tribune à Amiens, une interdiction de recrutement, ou encore une relégation à titre conservatoire prononcée par la DNCG.
Pour autant, le club relève la tête l’année suivante et, porté par le trio Bamba-Ikoné-Pépé, il termine à une magnifique deuxième place du classement, et retrouve la Ligue des champions, sept ans après sa dernière participation.
L’ère Lopez fut ainsi tournée de manière très positive, malgré un départ cauchemardesque.
En effet, le projet semble stabilisé. De plus, la direction du club, désormais très soudée, est remplie d’ambitions pour les saisons à venir.
Ainsi, malgré une campagne européenne plutôt décevante cette saison, une nouvelle qualification en Ligue des champions en mai prochain permettrait de confirmer ce nouveau projet prometteur du LOSC, et d’installer ce club parmi les grosses cylindrées du championnat de France.

2 – Un magnifique stade moderne à l’équipement unique.

Photo losc.fr
Le Stade Pierre Mauroy, muni de 50 000 places.

Le Stade Pierre Mauroy, situé à Villeneuve-d’Ascq, fut inauguré en août 2012, après l’échec de la reconstruction de l’ancien stade Grimonprez-Jooris.
Celui-ci, en forme de vaisseau translucide, a la particularité d’être un stade de football de 50 000 places, mais également une aréna, avec cinq configurations possibles.
En effet, sa pelouse se soulève sur une moitié et se déplace pour venir se superposer à la moitié restante, et libérer ainsi des gradins rétractables supplémentaires situés en dessous du niveau de la pelouse ainsi qu’un nouveau sol.
De surcroît, cette enceinte, qui est la quatrième plus grande de l’Hexagone, est la seule à obtenir un toit rétractable.
Cependant, il y a eu une controverse autour de son nom. En effet, le nom Pierre Mauroy, en rapport à l’ancien Premier ministre et maire de Lille a fait débat car celui-ci n’était pas un amoureux de football. Pour autant, le nom fut retenu.

Depuis son inauguration, le Stade Pierre Mauroy accueille donc les rencontres du LOSC, avec un taux d’occupation convenable de 65%.
Lors des matchs de Ligue des champions cette saison, l’enceinte fut remplie à chaque fois, et l’ambiance était au rendez-vous.
De surcroît, le stade a eu la chance de recevoir six matchs de l’Euro 2016, avec notamment le quart de finale Belgique-Pays de Galle.
Il a également été présélectionné par le comité de candidature de Paris pour les Jeux Olympiques 2024, afin d’accueillir les rencontres de football.
Si son record d’affluence fut atteint, avec 49 712 spectateurs, lors du match contre le PSG en avril dernier et la fantastique victoire 5-1 des Dogues, les supporters lillois espèrent revivre de nombreuses soirées comme celle-ci au sein de ce magnifique stade moderne.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.
En ce sens, si les lillois venaient à se stabiliser sur le podium de la Ligue 1 lors des saisons à venir, et à jouer la Ligue des champions régulièrement, nul doute que les supporters nordistes garniront le Stade Pierre Mauroy, qui est aujourd’hui, légitimement, considéré comme l’un des plus beaux de l’Hexagone.

3 – Interview de Stéphane, supporter du Lille OSC et habitué du Stade Pierre Mauroy depuis sa création.

Photo losc.fr
Photo du kop lillois dont fait partie Stéphane.

1) Bonjour Stéphane. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du LOSC et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Stéphane : Mon attache au LOSC est due, en réalité, à mon premier match dans un stade.
Mon père m’avait amené à l’époque au Stadium Lille Métropole, stade dans lequel on a réalisé le doublé en 2011.
J’étais encore petit, donc il n’y a pas vraiment d’autres critères, c’est très subjectif, et c’est resté.
C’est également une équipe que je regardais souvent à la télévision lorsque je n’allais pas au stade, ce qui explique pourquoi je suis un fervent supporter de ce club aujourd’hui.

2) Que penses-tu du stade Pierre Mauroy ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Stéphane : Le Stade Pierre Mauroy est un très beau stade.
Il est très moderne puisqu’il a été construit pour l’Euro 2016.
Cela a été un grand changement lorsqu’il a été inauguré, mais c’est une superbe enceinte, avec une résonnance impressionnante, surtout lorsque le toit est fermé.
De plus, on a de magnifiques supporters en virage qui savent mettre l’ambiance, surtout dans les grands matchs.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Stéphane : Au sein de ce stade, j’ai deux souvenirs magnifiques.
Tout d’abord, la victoire contre Bordeaux en demi-finale de la Coupe de la ligue en 2016. On avait gagné 5-1, avec des buts magnifiques de Boufal et Bauthéac notamment.
Puis, comment ne pas citer la victoire 5-1 face au PSG en avril dernier… Tout était tout simplement incroyable ce soir-là !

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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