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Calendrier de l’Avent – Episode 20 – 20/12 AS Monaco FC

En ce 20 décembre, on s’intéressera à l’Association sportive de Monaco Football Club.
Les Monégasques, de retour en première division depuis 2013, participent à leur soixante-et-unième année au premier échelon national.
En effet, le club détient l’un des palmarès les plus impressionnants du football français, et est également réputé pour ses magnifiques épopées européennes.
Cependant, aujourd’hui, après un huitième titre de champion de France en 2017, les rouges et blancs peinent à confirmer leur retour parmi les grosses cylindrées du championnat.
Ainsi, pour cette saison 2019/2020, le club espère alors retrouver des couleurs, pour oublier sa dernière saison catastrophique, et renouer avec le podium.

1 – L’AS Monaco, un club prestigieux du football français, ayant une stratégie actuelle de recrutement qui fait débat.

Photo lfp.fr
Les joueurs monégasques célèbrent le titre de champion de France 2017, qui est le huitième de l’histoire du club.

L’AS Monaco est fondé en 1924, par le fruit d’une fusion de quatre sociétés sportives de Monaco et de Beausoleil.
A la suite de cette unification, le club fera ses débuts au sein des championnats amateurs du district de la Côte d’Azur.
Lors de la saison 1932/1933, les monégasques terminent champions de la ligue du Sud-Est, et accèdent, par voie de conséquence, à la Division 2.
L’ASM est alors rempli d’ambitions, et rate de peu la montée en D1, lors de sa première saison à ce niveau.
Cependant, le club devra renoncer au statut professionnel en raison de la non-conformité du stade des Moneghetti et d’un déficit financier.
Le premier Stade Louis II sera alors inauguré quelques années plus tard, en 1939.
De surcroît, après de longues années de disette au sein des divisions amateurs, l’AS Monaco accède à nouveau à la D2 en 1948.
A ce moment-là, l’équipe bénéficiera d’un soutien fidèle de la famille princière, et semble, cette fois, mieux armer afin de rester au sein des divisions professionnelles.

En effet, mieux encore, après plusieurs saisons prometteuses, si l’on excepte la saison 1949/1950 et une piètre seizième place, les asémistes réussissent l’exploit d’accrocher une place sur le podium du championnat en 1953, synonyme de montée au plus haut niveau de la hiérarchie du football français.
L’ASM fait alors ses débuts en première division lors de la saison 1953/1954, et se maintient aisément lors des premières années, parvenant même à se hisser à la troisième place du championnat en 1956 et 1958.
En 1960, porté par son capitaine Michel Hidalgo, le club va même décrocher son premier titre, avec une Coupe de France, grâce à une victoire face à l’AS Saint-Etienne en finale.
Sur sa lancée, l’année suivante, les monégasques remportent leur premier titre de champion de France, avant de réaliser un étincelant doublé coupe-championnat en 1963.

Néanmoins, les années qui suivent ne seront pas aussi brillantes.
En effet, même si le club ira jusqu’en huitième de finale de C1 en 1964, il rentre progressivement dans le rang.
Pire, en 1969, l’ASM est relégué en deuxième division.
Les asémistes vacilleront ensuite entre les deux premières divisions nationales, jusqu’à la saison 1977/1978, au cours de laquelle ils remonteront en D1 pour un long moment.
Mieux encore, pour ce retour en Division 1, dès leur première année, les rouges et blancs sont sacrés champion de France pour la troisième fois de leur histoire.

Cela marque alors le début des années fastes du club de la Principauté.
Sous la direction de Gérard Banide, Monaco remporte la Coupe de France 1980, et mettra ensuite en place une équipe de très bon niveau national, récompensée par un nouveau titre de champion de France en 1982.
Par la suite, la saison 1983/1984 est certainement la plus frustrante de l’histoire du club, avec un titre enlevé par les Girondins de Bordeaux, qui seront champions de France, du fait d’une meilleure différence de buts, ajouté à une défaite en finale de la Coupe de France face au FC Metz.
Pour autant, l’année suivante, les monégasques remporteront leur quatrième Coupe de France, en disposant du PSG en finale.
En 1987, l’AS Monaco recrute Arsène Wenger pour entraîner l’équipe.
Dès sa première année, le club princier soulève un cinquième titre de champion de France.
De surcroît, le football français verra l’éclosion de joueurs comme Emmanuel Petit ou Georges Weah.
Sous leur impulsion, Monaco se hissera, enfin, jusqu’en quart de finale de C1, et tombera face au club turc de Galatasaray.
Sur sa lancée, le club termine alors, saisons après saisons, sur le podium, en étant souvent vice-champion de France.
Les rouges et blancs remportent également une nouvelle Coupe de France en 1991, devenant ainsi l’un des plus beaux palmarès du football français.

Pour autant, de nombreux départs, à l’image de celui de Georges Weah au Paris-Saint-Germain semble marquer la fin d’un cycle pour l’ASM.
La saison 1993/1994 sera alors contrastée pour les asémistes, qui terminent neuvième du championnat, mais se hissent jusqu’en demi-finale de la Ligue des champions, cédant contre le Milan AC.
Par la suite, Arsène Wenger est remercié, et remplacé par le duo Jean-Luc Ettori/Jean Petit lors d’une saison de transition, avant que Jean Tigana prenne les rênes de l’équipe en 1995.
Portés par l’attaquant Sonny Anderson, les rouges et blancs finiront, une nouvelle fois, champion de France, pour la deuxième année de Jean Tigana à la tête de l’équipe.
De plus, cette année-là, l’ASM ne s’incline qu’en demi-finale de Coupe UEFA face à l’Inter de Milan.
Le club princier semble alors avoir passé un cap en Coupe d’Europe et atteindra les demi-finales de la Ligue des champions en 1998, grâce à son duo de jeunes attaquants que forment Thierry Henry et David Trezeguet.

Malgré le départ de Jean Tigana, le club enchaînera les victoires, avec cette fois, Claude Puel à la tête de l’équipe.
Ainsi, l’ASM s’octroie son septième titre de champion de France en 2000, en survolant le championnat, grâce à David Trezeguet qui ne cesse de marquer.
Les saisons qui suivent sont plus complexes pour le club du Rocher, si l’on excepte une victoire en Coupe de la Ligue, mais à l’arrivée de Didier Deschamps, l’ASM réalisera une saison mémorable, avec une finale de Ligue des champions et un parcours fantastique, qui a marqué le football hexagonal.
En effet, les rouges et blancs élimineront notamment le Real Madrid de Zidane et Ronaldo, avant une qualification face à Chelsea en demi-finale.

Cependant, à la suite de cela, s’en suivra un déclin pour le club princier, qui rentre dans le rang, avant d’être relégué en Ligue 2 en 2011.
L’AS Monaco verra alors arriver l’actionnaire russe Dmitry Rybolovlev, qui injecte des millions d’euros dans le recrutement pour que l’équipe retrouve rapidement l’élite.
Cela sera chose faite deux ans plus tard.
Pour sa remontée, l’ASM décide de frapper fort, et affirme sa volonté de redevenir un grand du Championnat de France.
Ainsi, après un mercato galactique, en recrutant notamment Radamel Falcao, la star colombienne, les rouges et blancs se hissent sur le podium de la Ligue 1 chaque année et dispute même un quart de finale de Ligue des champions en 2014.
La saison 2016/2017 est ensuite magnifique.
En effet, le club s’offre un huitième titre de champion de France, en devançant le PSG, qui dominait tout depuis plusieurs années.
De surcroît, porté par la jeunesse et la fougue de Kylian Mbappé, les asémistes iront également jusqu’en demi-finale de Ligue des champions, et céderont contre la Juventus de Turin, au terme d’une épopée européenne héroïque dont ce club a le secret.

Néanmoins, depuis cette dernière glorieuse saison, l’AS Monaco, malgré tout vice-champion de France en 2018, peine en Ligue 1.
En effet, à cause d’une stratégie de recrutement consistant à acheter puis revendre de nombreux joueurs, le club a subi une saison cauchemardesque l’an dernier, évitant la relégation en L2 de très peu.
Pour cette saison 2019/2020, l’ambition est donc de retrouver le podium du championnat, avant d’espérer de nouvelles heures couvertes de trophées et d’épopées européennes, que mérite ce club historique du football français.

2 – Le Stade Louis II, une terre d’exploits européens peinant à se remplir.

Photo fr.wikipedia.org
Le Stade Louis II, muni de 18 000 places.

Le Stade Louis II fut inauguré en 1985, et doit son appellation à un ancien prince de Monaco, couronné de 1922 à 1949.
C’est le second stade portant son nom, puisque le premier, au sein duquel évoluait déjà les rouges et blancs, avait été construit en 1939, dix ans avant son décès.
La décision de construire un nouveau centre sportif dans la Principauté remontait alors à 1979, lorsque le prince Rainier III décida d’établir, dans le quartier de Fontvieille, un espace destiné au sport, qui verra le jour six ans plus tard.
Ainsi, depuis cette époque, le Stade Louis II abrite les rencontres des monégasques.
Néanmoins, l’enceinte peine à se remplir, et traîne même la réputation de « stade toujours vide ».
En effet, le taux de remplissage est à peine de 50%, ce qui est extrêmement faible au vu de la petite capacité de 18 000 places de Louis II, et du grand club que constitue l’AS Monaco.
Cela peut donc paraître difficile à comprendre, d’autant plus lorsque l’on sait que les supporters de l’ASM sont extrêmement nombreux.
Néanmoins, il convient de mettre en exergue que, si le nombre de supporters asémistes est important, ces derniers, bien souvent, ne vivent pas à proximité de Monaco et, par voie de conséquence, ne peuvent pas se rendre aux matchs.
De surcroît, les habitants de la Principauté, eux, sont très peu nombreux et trop peu intéressés par le football.
Ainsi, les asémistes évoluent toujours dans un contexte particulier avec un stade peu rempli. En effet, même lors des rencontres de Ligue des Champions, le club ne parvient pas à remplir Louis II.
Pour autant, il existe de fidèles supporters monégasques, qui se déplacent à chaque match et le kop rouge et blanc, certes petit, rempli pour autant, parfaitement, son rôle de douzième homme.

Cette enceinte peut, en revanche, se vanter d’avoir connu certaines des plus belles soirées européennes du football français.
Si le Stade Louis II est régulièrement trop peu garni, lors des épopées de l’ASM en Ligue des champions, les supporters monégasques affluaient.
En effet, comment ne pas se souvenir, par exemple, du Monaco-Chelsea, en 2003, en demi-finale de Ligue des champions, dans un Stade Louis II comble.
De même, lors de la fabuleuse campagne européenne 2017/2018 des rouges et blancs, l’ambiance était très belle en Principauté.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade, d’autant plus au Stade Louis II, où les grosses ambiances sont particulièrement rares.
En ce sens, si l’ASM venait à renouer avec des performances européennes semblables à celles de ses glorieuses époques, nul doute que les supporters asémistes viendront garnir davantage les travées de Louis II, et que le club continuerait alors à rentrer dans l’histoire du football français.

3 – Interview d’Alexandre, fervent supporter de l’AS Monaco depuis le Nord de la France, et qui se déplace au Stade Louis II régulièrement durant ses vacances.

Photo d’Alexandre, arborant fièrement les couleurs de l’AS Monaco.

1) Bonjour Alexandre. Pour commencer, peux-tu nous parler de ton rapport au club de l’AS Monaco et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

Alexandre : Je suis fan de l’ASM depuis 1993.
En effet, à cette époque, je suis tombé amoureux de l’attaquant Georges Weah, et je n’ai jamais cessé de supporter le club depuis ce temps-là.
J’ai suivi l’équipe toutes les saisons, que ce soit à la télévision, à la radio ou dans les magasines.
Internet est arrivé ensuite, et j’ai pu voir tous les matchs à partir de ce moment-là.
Ainsi, l’AS Monaco est omniprésente chez moi à tous les instants, du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.
Je partage mon amour du club avec les supporters présents sur les réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter.
Je me déplace également les étés là-bas pour voir les matchs.
De plus, en période de mercato, je suis extrêmement actif. J’effectue presque un travail journalistique afin de connaître les rumeurs d’arrivées ou de départs du club.
Enfin, selon moi, l’ASM a toujours été un club à part, du fait de sa géographie, de son histoire, de son économie, de sa politique et de sa situation extraordinaire, au sens propre du terme.
La grande particularité du club passe aussi par son supporterisme.
En effet, les supporters sont dispatchés dans tout le pays, et également à l’étranger. Il y en a partout, et c’est aussi ce qui fait la force du club.
Son histoire sportive, également, est exceptionnelle, dans le sens où Monaco a brillé en Coupe d’Europe à chaque époque et a gagné de nombreux titres.
Son palmarès est très bon, et pour moi, c’est une fierté.

2) Que penses-tu du Stade Louis II ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Alexandre : Il faut le dire, c’est un vieux stade.
Les dirigeants actuels essaient de le moderniser, mais c’est difficile.
Le temps a passé et les structures sont vieillissantes.
Cependant, quand j’y suis, je m’y sens bien car c’est mon équipe.
Lorsqu’il est vide, je suis triste, mais après tout, cela est une particularité de plus.
Les fois où il est plein, en revanche, c’est magique !
Je pense que ce stade peut attirer avec l’idée de visiter les alentours déjà. Monaco est un lieu touristique fort, et une ville magnifique.
Il y a de très belles balades à faire, et énormément de choses à visiter, le tout dans un climat au top.
De plus, le stade a son histoire, avec les souvenirs des grandes épopées européennes. Ensuite, l’architecture reste particulière.
Pour finir, on peut aussi souligner que si c’est un petit stade de 18 000 places, il a le mérite d’être très familial, ce qui est agréable.

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Alexandre : Mes meilleurs souvenirs sont en réalité tous les titres gagnés, les grands joueurs passés au club (et il y en a eu beaucoup), les grandes soirées de Ligue des champions, la remontée en Ligue 1, et j’en passe. Je n’ai donc pas un souvenir majeur en particulier.
Puis, ne pouvant pas aller régulièrement au stade au vu du fait que j’habite dans le Nord de la France, mon dernier bon souvenir fut cet été, avec le dernier match de Monaco sous les couleurs de l’ASM.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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