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Calendrier de l’Avent – Episode 18 – 18/12 Stade Rennais FC

En ce 18 décembre, on s’intéressera au Stade Rennais Football Club.
Les Rennais, installés en première division depuis 1994, participent à leur soixante-troisième année au premier échelon national.
En effet, les rouges et noirs, portés par une très belle ferveur populaire, et souvent installés dans le haut du classement, ont pourtant mis du temps à ajouter une ligne à leur maigre palmarès.
Aujourd’hui, les Bretons, stabilisés en L1, et régulièrement qualifiés en Coupe d’Europe, espèrent continuer à écrire l’histoire d’un club, qui le mérite, et ne demande que cela.

1 – Le Stade Rennais et sa triste réputation de club de losers, éteinte par une saison formidable.

Photo ouest-france.fr
Les joueurs rennais célèbrent la Coupe de France 2019, après avoir vaincu le PSG en finale au Stade de France.

Le Stade Rennais fut fondé en 1901 par plusieurs étudiants qui créent un club omnisports. Ce dernier fusionnera ensuite, en 1904, avec le Football Club rennais, pour laisser place au Stade rennais université club.
Le club va alors se structurer et dominera les compétitions régionales, avant d’atteindre la finale de la Coupe de France en 1922, s’inclinant seulement face au Red Star en finale.
Sous l’impulsion de son président Isidore Odorico, le Stade rennais UC accède au professionnalisme en 1932, et évolue ainsi en première division.
Cependant, les Rennais peinent à briller en championnat.
Pour autant, ils se hisseront de nouveau jusqu’en finale de Coupe de France en 1935, en s’inclinant, cette fois, face à l’Olympique de Marseille.
Ainsi, le club ne parvient toujours pas à inscrire une première ligne à son palmarès.
Par la suite, les rouges et noirs seront relégués en Division 2 en 1937, avant de remonter deux ans plus tard.
Néanmoins, la seconde guerre mondiale vient interrompre les compétitions.

En 1945, une fois cette guerre finie, le championnat reprend ses droits, et les bretons prendront place en Division 1.
Alors que l’équipe termine chaque saison dans la première partie du classement à la fin des années 1940, le début des années 1950 est bien plus compliqué, avec une relégation en D2 en 1953.
Le club peine alors à retrouver l’élite de manière durable, faisant l’ascenseur entre la Division 1 et la Division 2.

Néanmoins, les Rennais accèdent à la D1 en 1958 et s’y stabiliseront finalement.
De surcroît, en 1964, avec l’arrivée de Jean Prouff aux commandes de l’effectif, le club franchit un cap.
Dès sa première saison, il permet à l’équipe de finir à la quatrième position en championnat, et surtout, de remporter sa première Coupe de France en mai 1965, en battant Sedan en finale, au Parc des Princes.
Pour autant, les joueurs ont du mal à poursuivre sur cette belle lancée les saisons suivantes, et terminent régulièrement en milieu de tableau.
Cependant, en 1971, et pour la deuxième fois en l’espace de six ans, le Stade Rennais, grâce à l’émergence d’une nouvelle génération, va remporter la Coupe de France, en gagnant face à l’Olympique Lyonnais 1-0 en finale.

A la suite de ce nouveau succès, le club prendra alors le nom de Stade Rennais Football Club.
Malheureusement, les premières années noires du SRFC arriveront à la suite de ce changement de nom.
En effet, au terme de la saison 1974/1975, l’équipe redescend en D2, tombant même dans l’anonymat le plus total à ce niveau, et va totalement sombrer, avec d’importants problèmes financiers.
Néanmoins, la situation financière du club va finalement s’améliorer.
Ainsi, le début des années 1980 voit le Stade Rennais remonter peu à peu la pente, sous la direction de l’entraîneur Pierre Garcia, qui ambitionne de permettre au club de retrouver l’élite.
Cela est chose faite en 1983, mais l’embellie est de courte durée car les rouges et noirs alterneront montées en D1 et descentes en D2 durant dix années.

Il faudra donc attendre la saison 1993/1994, et une génération de jeunes joueurs dont fait partie Sylvain Wiltord, pour que le Stade Rennais remonte en première division et s’y installe durablement, malgré une grosse frayeur en 1998 et un sauvetage in-extremis à la dernière journée du championnat.
De plus, à l’arrivée de François Pinault, le club bénéficie d’une modernisation de ses infrastructures.
En effet, le stade est rénové et le centre d’entraînement de la Piverdière est voit le jour.
Néanmoins, même si le Stade Rennais est installé en première division, ses saisons sont très irrégulières.
L’équipe est, par exemple, capable d’obtenir une magnifique cinquième place en 1999, porté par son attaquant Shabani Nonda, avant de terminer à une piètre treizième place l’année suivante.

Cependant, l’arrivée de Laszlo Bölöni au poste d’entraîneur en 2003 semble amorcer un tournant.
Le club, s’appuyant sur son centre de formation, tout en étant emmené par des joueurs d’expérience comme l’attaquant Alexander Frei, ou le milieu de terrain Kim Källström, parvient à obtenir de bons résultats, et à se qualifier pour la Coupe UEFA assez régulièrement.
Le grand regret du club restera néanmoins sa non-qualification pour la Ligue des champions en 2007, qu’il était pourtant tout proche d’obtenir.
De surcroît, si le SRFC est toujours aux alentours de la quatrième ou cinquième place du championnat, il ne parvient pas à enrichir son palmarès, perdant deux finales de Coupe de France contre son voisin guingampais en 2009 et 2014, ainsi qu’une finale de Coupe de la Ligue en 2013 face à l’AS Saint-Etienne.
Le club se construit alors une réputation de formation qui est toujours bien placée, mais qui finit toujours par décevoir puisqu’elle ne gagne aucun trophée, et rate régulièrement des qualifications en Coupe d’Europe à cause de fins de saisons catastrophiques.

Néanmoins, la saison 2018/2019 permettra d’effacer toutes les moqueries des observateurs du football.
En effet, le Stade Rennais va réaliser le meilleur parcours européen de son histoire, en allant jusqu’en huitième de finale de la Ligue Europa, porté par une ferveur incroyable des supporters.
Les rennais vont alors buter face à Arsenal, finaliste de l’épreuve, malgré une magnifique victoire 3-1 au Roazhon Park à l’aller.
De surcroît, les rouges et noirs vont remporter la Coupe de France, en battant le PSG en finale, au terme d’un match complétement dingue, gagné aux tirs aux buts.
Ainsi, le SRFC a mis fin à trente-six ans de disette sans trophée, et a ajouté une ligne à son palmarès, permettant alors au club de s’offrir à nouveau une place importante dans le paysage du football français.

De ce fait, cette saison, les rennais, munis de joueurs talentueux, à l’image du jeune Eduardo Camavinga, tenteront de continuer sur leur lancée, et de se hisser, pourquoi pas, dans les cinq premiers du classement, voir sur le podium du championnat.

2 – Le Roazhon Park, une belle ambiance, et les meilleurs tifos de l’Hexagone.

Photo ouest-france.fr
Le Roazhon Park, muni de 29 000 places.

Le Roazhon Park (Roazhon étant le nom breton de Rennes), anciennement appelé « Stade de la route de Lorient », est situé à Rennes, et fut construit en 1912.
Ainsi, il est l’un des plus anciens stades de France.
Il a connu de nombreuses rénovations, dont la dernière a eu lieu en 2015, avec le renouvellement des sièges en tribunes passant du vert, bleu et gris, au rouge et noir, couleurs du club.
L’enceinte a abrité toutes les rencontres à domicile du Stade Rennais depuis sa création.
Ainsi, elle a la chance de voir défiler plusieurs glorieuses générations du club, amenant notamment les trois coupes de France remportées par le SRFC.
De surcroît, ce stade a également eu l’honneur de recevoir des matchs internationaux, dont trois rencontres de l’Equipe de France en 2004, 2014 et 2017.
Puis, le Roazhon Park a accueilli la dernière Coupe du monde féminine, avec notamment le quart de finale entre l’Allemagne et la Suède.

Il convient de souligner que ce stade détient l’un des meilleurs taux de remplissage du championnat de France (plus de 75%).
Puis, l’enceinte, avec sa capacité de 29 000 places, a la réputation d’abriter une très belle ambiance, notamment lors de la saison dernière où le Stade Rennais fut porté, lors de son épopée européenne, par une ferveur incroyable, éclatant aux yeux du football français.
De surcroît, les supporters rennais, et leur kop le « Roazhon Celtic Kop », sont connus pour leurs tifos (grandes fresques affichées dans les tribunes), s’inscrivant parmi les plus beaux d’Europe.
En effet, ils réalisent régulièrement de véritables œuvres d’art, avec une ambiance souvent tournée vers les films ou les séries, comme ce fut le cas lorsqu’ils ont fait un clin d’œil à la Casa de Papel ou à Batman.
Ainsi, l’an dernier, lors des soirées européennes du club, les tifos étaient souvent à la hauteur des performances de l’équipe, qui était transcendée par la chaleureuse ambiance du stade breton.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade, d’autant plus au Roazhon Park.
En ce sens, si les rennais venaient à revivre des soirées européennes semblables à celles de l’an dernier dans les saisons à venir, nul doute que les supporters bretons seront encore plus heureux de garnir les travées de l’enceinte pour soutenir les rouges et noirs.

3 – Interviews de Clément et Antonin, supporters du Stade Rennais depuis de nombreuses années et habitués du Roazhon Park.

Photo letelegramme.fr
Photo du kop rennais, dont font partie Clément et Antonin

1) Bonjour à tous les deux. Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre rapport au club du Stade Rennais FC et nous dire en quoi est-il particulier pour vous ?

Clément : Le Stade Rennais c’est le club de ma région, le club que je supporte depuis plusieurs années maintenant, il y a un vrai lien.
C’est toujours un plaisir d’assister aux matchs les week-ends ou la semaine, même s’il faut faire de la route à chaque fois.
Ce club me procure des émotions incroyables, surtout depuis deux ou trois ans, où l’équipe est grandiose.

Antonin : Personnellement, j’ai 26 ans et je suis le SRFC depuis mon plus jeune âge.
Je devais avoir quatre ou cinq ans pour mon premier match, avec mes parents.
C’est le club le plus proche de chez moi puisque j’habite à une heure de Rennes, près de Redon.
Puis, c’est aussi le club que suit ma famille depuis quelques générations déjà, donc j’y suis très attaché.

2) Que pensez-vous du Roazhon Park ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

Clément : Le Roazhon Park a une ambiance de plus en plus forte.
On l’a vu, par exemple, pendant les matchs de Coupe d’Europe.
Cependant, malgré cette belle ambiance, il reste assez familial, chaleureux et sympathique.
Il n’y a aucun débordement comme on peut parfois en voir dans d’autres stades.

Antonin : Je trouve que ce stade est vraiment bien, d’autant plus depuis que le club a changé la couleur des sièges en rouge.
Cela rend le visuel à l’intérieur très sympa.
L’architecture est originale mais aurait pu, voire dû, être mieux pensée pour les tribunes derrière les buts, surtout pour la « Mordelles », aujourd’hui appelée « Ouest-France », qui abrite le kop.
C’est dommage qu’elle ne forme pas un seul bloc comme à Geoffroy-Guichard par exemple.
Cela rendrait l’ambiance meilleure, car je suis persuadé qu’il y aurait plus de monde debout à chanter.
C’est d’ailleurs en ce sens que je pourrais conseiller à quelqu’un de s’y rendre pour la première fois. Pour l’ambiance.
En effet, depuis quelques saisons, le RCK (le kop rennais) s’est étoffé et propose de superbes tifos.
Je conseille d’ailleurs le documentaire « Tu ne seras jamais seul » d’Antoine Biard, qui est parti en immersion dans notre kop la saison dernière.

3) Votre meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

Clément : Mon meilleur souvenir est le match Rennes-Arsenal où l’on gagne 3-1.
C’était super, et dans une très belle ambiance.

Antonin : Me concernant, mon meilleur souvenir avec le club reste la Coupe de France remportée la saison dernière, même si, malheureusement, je n’étais pas au stade ce jour-là.
Sinon, je dirais la qualification en Europa League l’an dernier à Séville, contre le Bétis.
C’est la première fois que le SRFC m’a fait pleurer de joie.
D’autant plus après les désillusions des années précédentes, et les trois finales perdues en cinq ans, ou encore l’égalisation lilloise de Fauvergue en 2007 nous privant du tour préliminaire de la Ligue des Champions.
Puis, mon meilleur souvenir au Roazhon Park c’est également la saison dernière, en Europa League, avec la victoire 3-1 contre Arsenal.
Il y avait un tifo sur l’ensemble des tribunes, une ambiance jamais vue, c’était juste incroyable !
Tout le stade chantait et encourageait, personne n’était là en tant que spectateur, il n’y avait que des supporters.
Cependant, dommage qu’il y ait eu l’élimination la semaine suivante.
Pour autant, malgré cela, le match restera gravé dans la mémoire de tous les supporters pour très longtemps.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

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