Menu Fermer

Calendrier de l’Avent – Episode 15 – 15/12 Toulouse FC

En ce 15 décembre, on s’intéressera au Toulouse Football Club.

Les Toulousains, de retour en Ligue 1 depuis 2003, participent à leur trente-deuxième saison dans l’élite.

En effet, les violets parviennent depuis plusieurs années à se maintenir à ce niveau, malgré de nombreuses saisons très moyennes.

De surcroît, avec un début de saison 2019/2020 cauchemardesque, les supporters toulousains s’apprêtent encore à vivre une saison bien compliquée, très loin de celle qui avait amenée le TFC en Ligue des champions, il y a maintenant treize ans.

 

#1 – Le Toulouse FC, un club en grand danger.

Photo onclephil.skyrock.com
Equipe qui avait affronté Liverpool en 2007 pour le premier match de Ligue des champions de l’histoire du club.

 

Un club se nommant le Toulouse FC fut fondé en 1937, puis dissous en 1967 après son absorption par le Red Star FC.

S’il porte le même nom que l’actuel club principal de la ville, les deux clubs ne semblent pas avoir de lien.

Ainsi, la Coupe de France glanée en 1957, et le titre de Champion de D2 remporté en 1953, ne sont en réalité pas des titres qu’il conviendrait d’attribuer au Toulouse FC actuel.

En effet, le véritable ancêtre du TFC est en fait l’Union Sportive Toulouse, fondée en 1970, sous l’impulsion de Lilian Buzzichelli, président d’un club corporatif d’entreprises, et avec l’aide de quelques industriels de la région.

 

Dès sa création, le club peut évoluer en D2 pour la saison 1970/1971.

L’US Toulouse va alors s’établir durablement à ce niveau, en terminant régulièrement en milieu de tableau, si l’on excepte la très belle saison des violets en 1974, où ils ont finit à la troisième position.

Par conséquent, les supporters toulousains espèrent une montée en première division du club, au vu des résultats tout à fait convenables des violets en D2.

Cependant, la saison 1977/1978 est cauchemardesque pour les occitans, qui passent tout proche d’une relégation en troisième division.

En 1979, l’UST adoptera le nom de Toulouse Football Club, et obtiendra, par la même occasion, le statut professionnel.

Soutenu par la mairie, le club détient des finances bien meilleures, ce qui lui permet de recruter des anciens joueurs de D1, en vue d’accéder à la première division.

Après deux saisons prometteuses en haut du classement, le club obtient enfin la première accession en Division 1 de son histoire, en terminant champion de D2 lors de la saison 1981/1982, porté par son attaquant vedette, Robert Pintenat.

 

Pour sa première apparition dans l’élite, le Téfécé se maintient de manière confortable en terminant à une honorable onzième place.

Par la suite, les toulousains enchainent les bonnes saisons, leur permettant de se stabiliser en première division, et de viser éventuellement la Coupe d’Europe.

Ainsi, sous l’impulsion de son entraîneur Jacques Santini, le TFC décroche alors une place qualificative pour la Coupe UEFA, à la suite d’une quatrième position obtenue lors de la saison 1985/1986.

L’année suivante, pour sa première expérience européenne, les violets élimineront le Naples de Diego Maradona avant de chuter, au tour suivant, face au Spartak Moscou.

Néanmoins, la saison 1986/1987 restera surtout dans les mémoires car le Toulouse FC a terminé sur le podium de la D1, et s’est qualifié, à nouveau, par voie de conséquence, pour la Coupe UEFA.

Cela va même attirer Dominique Rocheteau pour la fin de sa carrière, qui fera son dernier match en professionnel en 1989, sous le maillot violet.

 

Cependant, le début des années 1990 est bien plus compliqué pour les toulousains. D’autant plus que le TFC a des difficultés financières.

Par conséquent, le club s’appuie sur son centre de formation, avec notamment Fabien Barthez.
Pour autant, le Toulouse FC ne peut se suffire de cela pour se maintenir en première division.

Ainsi, au terme de la saison 1993/1994, les occitans retrouveront la D2.

Néanmoins, le Téfécé tente de se reconstruire, avec Alain Giresse à la tête de l’équipe.

Cela fonctionne plutôt bien car les violets retrouvent la D1 en 1997, trois ans après leur descente.

Le club ne retrouve pourtant pas sa stabilité en première division. En effet, il fait l’ascenseur entre les deux premiers niveaux du football national jusqu’en 2001, où il est contraint d’aller évoluer en National, à cause d’un déficit financier important.

 

A la suite de cette relégation en troisième division, le Toulouse Football Club est repris par l’homme d’affaire Olivier Sadran.

Grâce notamment à son attaquant Cédric Fauré, le TFC enchaine deux montées consécutives et retrouve la Ligue 1 en 2003.

De surcroît, après avoir obtenu leur maintien à la suite des deux premières saisons suivant leur retour dans l’élite, les toulousains décrochent une place sur le podium de la L1, synonyme de qualification pour le tour préliminaire de Ligue des Champions, en battant leur rival bordelais, lors de la dernière journée au Stadium.

Les violets retrouvent donc l’Europe et affrontent le grand Liverpool FC.

Cependant, la différence de niveau entre les deux équipes est trop importante.

Le TFC est donc reversé en Europa League, mais cela ne sera pas un succès non plus.

Cette saison 2007/2008 est d’autant plus compliquée que le club se maintient in-extremis en Ligue 1.

 

Néanmoins, pour la saison suivante, le Toulouse FC souhaite repartir sur de nouvelles bases.

Ainsi, il donnera sa chance à l’attaquant André-Pierre Gignac, qui va véritablement éclore aux yeux du football français.

De ce fait, le TFC terminera quatrième du championnat et jouera la Ligue Europa lors de la saison 2009/2010, pour finalement échouer de peu en phase de poule de cette compétition.

Puis, lors des cinq saisons qui suivent, le club de « la ville rose » se stabilise dans le ventre mou du championnat.

 

Depuis cela, et lors des cinq dernières saisons, le club a frôlé la relégation à chaque fois.

En effet, toutes les personnes qui suivent la Ligue 1 assidument se souviennent du maintien miraculeux en 2016, acquis lors des dernières minutes à Angers, grâce à une victoire 3-2, sous les ordres de Pascal Dupraz.

Il peut paraître moins miraculeux, mais le maintien du TFC entraîné par Mickaël Debève, en 2018, après une victoire contre Ajaccio en barrage, l’est presque tout autant.

L’an dernier, les violets ont terminé seizième et évité, une nouvelle fois, de très peu, la relégation en Ligue 2.

Cette saison encore, le club est très mal embarqué, et les supporters semblent en avoir assez de cette situation de frayeur, présente chaque année.

Le TFC est donc en grand danger et semble se diriger vers une nouvelle saison remplie de galères.

L’avenir du club est donc entre les pieds des joueurs toulousains, qui ont pour objectif de maintenir le club au plus haut niveau du football français, pour espérer des jours meilleurs à l’avenir, et des maintiens obtenus de manière bien plus confortable lors des prochaines saisons.

 

#2 – Un magnifique stade au taux de remplissage, malheureusement, extrêmement faible.

 

Photo actu.fr
Le Stadium de Toulouse, muni de 33 000 places.

 

Le Stadium de Toulouse, situé sur l’île du Ramier, à proximité immédiate du centre de la ville, a longtemps eu le surnom de « petit Wembley » jusqu’à sa rénovation en 1998.

En effet, construit à compter de 1937 et achevé seulement en 1949, le stade a une allure rappelant celle du mythique stade londonien.

Cependant, une profonde rénovation a eu lieu pour accueillir la Coupe du monde 1998, avec une augmentation de la capacité de l’enceinte.

En 2001, le stade subira d’importants dégâts lors de l’explosion de l’usine AZF, situé juste à côté. Ainsi, le TFC, alors en National, sera délocalisé durant plusieurs mois au Stade Ernest-Wallon, enceinte habituelle du club de rugby.

A la suite des travaux de rénovation, et d’une dernière modernisation en 2016, le Stadium semble représenter l’un des plus beaux stades de l’Hexagone.

En ce sens, il a accueilli la Coupe du Monde 1998, l’Euro 2016, ou encore les Coupes du Monde de rugby 1999 et 2007.

De surcroît, cette enceinte a été présélectionnée par le comité de candidature de Paris pour les Jeux Olympiques 2024, afin d’accueillir les rencontres de football.

 

Cependant, pour les matchs du TFC, le Stadium peine à se remplir.

En effet, le club affiche un taux de remplissage extrêmement faible de 45%, soit le plus faible taux de Ligue 1 !

L’enceinte qui a abrité plusieurs campagnes européennes du club, a du mal aujourd’hui à attirer les foules, alors que le Téfécé joue sa survie dans l’élite chaque saison.

Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ces grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.

En ce sens, si les toulousains végètent dans les profondeurs du classement depuis de trop nombreuses années, nul doute qu’en retrouvant la première partie de tableau dans les saisons à venir, les joueurs arriveront à ce que les supporters garnissent, à nouveau, les travées du Stadium.

En attendant, il semble être l’heure de la survie du club.

De ce fait, les rares supporters toulousains qui se déplacent au stade n’espèrent aujourd’hui qu’un maintien, même arraché dans les dernières minutes de la dernière journée, avant d’espérer entrevoir à nouveau la lumière, pour se souvenir alors des grandes heures du TFC.

 

#3 – Interview de Florian, supporter du Toulouse FC et abonné au Stadium depuis de nombreuses années.

 

Photo lesviolets.com
Tifo du kop toulousain auquel appartient Florian.

 

1) Bonjour Florian. Pour commencer, peux tu nous parler de ton rapport au club du Toulouse FC et nous dire en quoi est-il particulier pour toi ?

 

Florian : Au départ, j’ai une famille de rugbymans, mais le football et le TFC sont entrés rapidement dans ma vie car j’avais un parrain qui suivait le club.

Je me rends aux matchs depuis 1997, mais mes premiers souvenirs datent en réalité de la saison 1999/2000.

Ce club est particulier pour moi car c’est celui de ma ville de naissance.

Je n’ai donc jamais eu envie de supporter une autre équipe que le TFC car Toulouse, c’est ma ville.

 

2) Que penses-tu du Stadium ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

 

Florian : Je pense que notre stade est plutôt attirant.

En effet, il est grand, et il a l’avantage d’avoir été rénové pour accueillir l’Euro 2016.

Cependant, il y a beaucoup d’inconvénients avec ce stade.

Par exemple, l’accès au Stadium est compliqué.

Néanmoins, il a un charme franco-anglais, ce qui est le gros plus de cette enceinte.

 

3) Ton meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

 

Florian : Malheureusement, je n’étais pas présent pour les principaux matchs au Stadium, comme celui de Bordeaux ou de Liverpool en 2007.

Néanmoins, j’ai deux souvenirs principaux.

Le premier, c’est la dernière montée en première division. L’esprit « famille » dans le stade m’avait touché, et le club était très bien géré à l’époque.

Le second, c’est un TFC-Troyes de 2016. En effet, si on gagne ce match, cela nous permet de jouer notre finale du maintien à Angers ensuite.

Ce jour-là, j’avais rarement vu un Stadium aussi soudé et avec une telle ambiance.

C’était vraiment beau de voir cette euphorie communicative !

 

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *