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Calendrier de l’Avent – Episode 1 – 01/12 Le Havre AC

En ce 1er décembre, on s’intéressera au Havre AC.

Les Ciel & Marine, aujourd’hui en Ligue 2, ont évolué durant vingt-quatre saisons au premier échelon national. Le dernier passage dans l’élite des normands remonte à 2008/2009, où ils avaient alors fini dernier du championnat.
Néanmoins, le premier club français, pourvu d’un stade flambant neuf depuis 2012, reste une place forte du football français et espère ainsi remonter en Ligue 1 rapidement.

#1 – Le doyen des clubs français

Photo eurosport.fr
Lors du titre de L2 et de la montée en L1 en 2007-2008, avec notamment Guillaume Hoarau, auteur de 28 buts cette saison-là.

A compter de 1872, le club sportif du Havre combine le football et le rugby.
Ce n’est qu’en 1884 que naît le Havre AC, avec le maintien de cette combinaison jusqu’en 1994, année où les deux sports seront séparés.

L’heure de gloire du club a certainement eu lieu en 1959, lors du gain de la Coupe de France en finale contre le FC Sochaux-Montbéliard, alors que le club évoluait en seconde division.
Cependant, le HAC a également remporté à cinq reprises ce championnat de Ligue 2, ce qui constitue un record en France, détenu à égalité avec l’AS Nancy-Lorraine.
Le dernier titre fut remporté lors de la saison 2007-2008, avec Jean-Marc Nobilo comme entraîneur.
Néanmoins, le club seinomarin n’aura pas eu le succès escompté en Ligue 1 avec un retour immédiat en seconde division. En effet, cette descente est intervenue à la suite d’une saison compliquée, notamment due au départ de Guillaume Hoarau au Paris-Saint-Germain, lui qui avait été le grand artisan de la montée l’année qui précédait.
C’est donc en réalité dans les années 1990, où le club est resté neuf années consécutives en Ligue 1, que Le Havre AC aura connu sa belle époque à ce niveau.

Depuis cela, l’espérance d’une remontée au premier échelon national est un leitmotiv pour les supporters, les dirigeants et les joueurs. Cependant, pour le moment ce n’est toujours pas une réussite.
En effet, malgré des bons débuts de championnat habituels, l’automne est souvent fatal pour les havrais. Ainsi, il manque toujours quelques points à la fin de la saison pour monter.
Pire, lors de la saison 2015-2016, c’est pour un but que le HAC a échoué au pied du podium, ce qui profitera au FC Metz à l’époque.

Cette année encore, les supporters espéraient la remontée tant attendue. Ceci, d’autant plus à la suite d’un début de saison en fanfare.
En effet, avec son buteur Tino Kadewere et ses neuf buts lors des six premiers matchs, Le Havre pointait à la première place du classement.
Néanmoins, encore une fois, le bon début de saison des haut-normands fut freiné par un automne catastrophique.
Ainsi, si ce n’est encore pas la bonne année, l’automne leur aura une nouvelle fois était préjudiciable.
En ce sens, de manière tout à fait légitime, les supporters s’impatientent, tout en espérant une belle deuxième partie de saison, leur faisant vivre des émotions et l’espoir de goûter à nouveau à la première division.

#2 – Un stade moderne, paré pour la Ligue 1

Photo francebleu.fr
Le Stade Océane, muni de 25 000 places.

Le Stade Océane fut construit dans le but de remplacer le Stade Jules-Deschaseaux, stade du Havre AC de 1971 à 2012, qui disposait d’une capacité de 16 000 places.
Au vu de sa capacité plutôt réduite pour une ville de 172 000 habitants et de sa vétusté générale, la construction du Stade Océane s’imposera en 2010, juste en face du premier.
Son inauguration a eu lieu, deux ans plus tard, le 12 juillet 2012, lors d’un match amical contre Lille OSC (défaite 1-2).
Sa capacité de 25 000 places en fait le plus grand stade de Normandie, devant le Stade Michel d’Ornano de Caen ou encore le Stade Robert-Diochon, situé au Petit-Quevilly.

Si ce stade a eu la chance d’accueillir un match amical de l’Equipe de France face à l’Uruguay en août 2012 (match nul 0-0) et la Coupe du monde féminine l’été dernier, rares furent les matchs du HAC qui ont amené une grosse affluence.
En effet, le club, cantonné en Ligue 2, peine à remplir son enceinte, qui dépasse très rarement les 10 000 spectateurs.
Seuls les play-offs lors de la saison 2017-2018 ont attiré du monde.
En effet, le match de play-off de Ligue 2 en mai 2018 face au Stade Brestois et une victoire 2-0 reste dans les mémoires des 14 000 supporters havrais présents ce soir-là.
Par voie de conséquence, ce stade, comme ses supporters, sont à la recherche de ces émotions et de ses grands moments que peuvent procurer le football dans un stade.
En ce sens, retrouver la Ligue 1, avec un nouveau stade qui n’attend que cela, permettrait de rendre celui-ci encore plus beau qu’il ne l’est déjà, d’autant plus s’il est rempli comme cela est attendu depuis sa création.

#3 – Interviews de Florian, abonné au Stade Océane depuis son inauguration et membre du bureau de la Fédération des supporters du HAC ; ainsi que de Fabien Farnolle, joueur du Havre AC de 2015 à 2017, ayant disputé 66 matchs avec les Ciel & Marine.

Florian dans le kop havrais lors d’un match au Stade Bollaert-Delelis.

 

Fabien Farnolle sous les couleurs du HAC.

 

1) Bonjour à tous les deux. Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre rapport au club du Havre AC et nous dire en quoi est-il particulier pour vous ?

 

Florian : Tout d’abord, c’est le club de ma ville. Ayant un rapport viscéral avec celle-ci, j’ai également ce rapport avec le HAC.

C’est déjà un club particulier selon moi par sa nature de club doyen.

Personnellement, j’ai été biberonné avec et il me correspond en tout point, d’où sa particularité me concernant.

 

Fabien : Personnellement, j’ai un très bon souvenir dans ce club. J’ai vécu de très belles choses là-bas.

Comme dans chaque club où je suis passé, j’ai tenté de laisser mon empreinte, de prouver par mes performances, et que les havrais gardent une bonne image de moi.

J’ai toujours des amis là-bas, même hors du foot, et je suis toujours en contact avec eux aujourd’hui.

Je suis très heureux d’avoir vécu au Havre durant deux ans, je m’y suis beaucoup plu. Le centre-ville est très sympa.

C’est une ville très accueillante, très chaleureuse, remplie de gens qui sont adorables et sincères.

Si l’on peut penser que la ville est difficile, aigrie par son temps, ceci est largement comblé par la chaleur humaine.

Le club est particulier dans le sens où il a une histoire, où c’est le club doyen du football français.

Ainsi, j’espère vraiment que c’est un club qui accèdera à l’élite le plus rapidement possible car il le mérite.

 

2) Que pensez-vous du stade Océane ? A-t-il des particularités et qu’est-ce qui pourrait donner envie à quelqu’un qui ne s’y est jamais rendu d’aller le découvrir ?

 

Florian : On peut dire qu’on a la chance d’avoir de nombreuses et superbes infrastructures au HAC, et le Stade Océane en est la preuve même. Il est magnifique et, objectivement, c’est l’un des plus beaux de France.

Cependant, il ne lui manque plus qu’une histoire.

Le Stade Jules Deschaseaux en avait une, le Stade Océane n’en a pas encore, même si on y a vécu quelques souvenirs dingues. Par exemple, la montée manquée pour un but à la suite de la victoire contre Bourg-en-Bresse (5-0), ou le match de play-off gagné contre Brest.

C’est donc à nous d’écrire davantage cette belle histoire et de donner une âme au Stade Océane.

 

Fabien : Je conseille vraiment à tous les havrais et aux visiteurs du Havre de se rendre dans ce stade.

Le public y est très chaleureux et c’était un plaisir d’y évoluer !

 

3) Votre meilleur souvenir avec ce club ? Et dans ce stade ?

 

Florian : S’agissant de mon meilleur souvenir avec le club, j’en ai plein. Il y a la montée en 2008, des victoires prestigieuses pendant les grandes années 1990, ou encore un match des U19 à la Cavée Verte qui scellait la première place en championnat, avec les fans qui avaient mis le feu.

Cependant, j’en ai moins au Stade Océane puisqu’il n’a été inauguré qu’en 2012 et est donc relativement récent.

Je pourrais citer le match contre Bourg-en-Bresse dont j’ai déjà parlé avant. En effet, aussi dramatique que ce fût, nous étions déçus mais malgré tout heureux.

Je pourrais également parler de l’hommage pour Samba Diop. C’était tragique car cela dépassait le cadre du football, mais c’était beau malgré tout parce que nous étions unis pour lui.

Néanmoins, je ne choisirais pas ces moments car pour moi le plus beau souvenir, c’est celui que je n’ai pas encore.

 

Fabien : Mon meilleur souvenir avec le club reste incontestablement le dernier match contre Bourg-en-Bresse, où l’on aurait pu accéder à la Ligue 1 avec un but de plus.

Je me souviens de ma tête plongeante à la fin du match lors d’une montée sur corner, où le portier adverse a sorti la balle.

Ainsi, c’est mon pire souvenir avec le club peut-être, mais c’est à la fois de loin mon meilleur car les gens étaient heureux d’avoir vu que nous nous battions de cette façon, qu’on les avait fait espérer.

Par conséquent, finalement, la montée ratée était passée au second plan.

Stade
Ville
Ambiance
Summary

Passionné de football depuis une époque où l’AJ Auxerre de Djibril Cissé jouait la Coupe d’Europe chaque année, j’ai toujours suivi assidûment l’actualité de ce sport universel. Aimant également écrire, à côté de mes études de droit, c’est avec un immense plaisir que je rédige des articles vous donnant envie d’aller vivre des émotions incroyables dans les stades